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vendredi 30 août 2019

Cinema | Movies I've seen #34 (July 2019) Part 3

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la troisième et dernière partie des films que j'ai vu au mois de juillet.

Au programme : 2 films américains, 1 film britannique, 1 film allemand, 1 film  et 1 film français.

17/07/19 : Le roi lion de Jon Favreau

Je crois que je n'ai jamais autant redouté de voir un film. Pourquoi? Tout simplement parce que le Roi Lion est sûrement le film d'animation que j'ai le plus vu quand j'étais petite. J'étais tellement obsédée par cette histoire que je demandais même à mes parents de me lire le livre après avoir vu le film. 

Trépignant d'impatience je suis allée le voir le jour même de sa sortie avec mon ami Léo. Nous sommes allés au UGC des Champs-Élysées - la dernière fois que j'avais mis les pieds dans cette salle c'était pour le premier chapitre de la saga Twilight (les souvenirs) -. 

J'ai eu quelques frissons au début avec tous les animaux, la musique, j'ai été comme projetée dans le passé, dans mon salon devant ma télé et cela m'a rappelé plein de joyeux souvenirs.

À partir du moment où les animaux se sont mis à parler, je suis totalement sortie du film. Impossible de passer outre, je n'arrivais pas à ne pas trouver cela bizarre. En fait les effets spéciaux sont tellement bien faits qu'on a l'impression de regarder un documentaire sauf que c'est trop "beau", trop "propre". 

Aussi, je n'ai pas réussi à trouver un véritable intérêt à ce remake si ce n'est la prouesse technique (et peut-être le doublage de Seth Rogen qui interprète le rôle de Pumba). À part cela, je trouve que la version animée de 1994 se suffit à elle-même. 

Bref, vous l'aurez compris : je n'ai pas aimé.

18/07/19 : Avril enchanté de Mike Newell (1992).

C'est ma mère qui m'a conseillé de voir ce film qu'elle avait acheté en DVD. Je me suis donc laissée tenter alors que j'étais seule chez moi. 

Quand cela a commencé j'ai eu un peu peur parce qu'en termes d'images c'est un peu vieillot et puis rapidement, je me suis attachée aux personnages et j'ai totalement accrochée à l'histoire. 

Adapté d'un roman éponyme de Elisabeth von Arnim publié en 1922, Avril enchanté parle d'un groupe d'Anglaises qui décident de quitter leur vie londonienne pluvieuse et barbante des années 20 pour l'Italie ensoleillée et paisible. Pendant un mois, elles profitent d'une villa paradisiaque où elles vaquent chacune à leurs occupations. 

Comme le dit l'affiche, si vous aimez les films typiquement anglais (britanniques) vous tomberez sûrement sous le charme et il vous donnera sûrement envie de tout laisser tomber et d'aller en Italie haha.  

19/07/19 : L'oeuvre sans auteur, parties 1 et 2 de Florian Henckel Von Donnersmarck.

L'oeuvre sans auteur est un film d'un peu plus de trois heures (n'ayez pas peur) s'inspirant du peintre Gerhard Richter qui concevait ses peintures à partir de photographies. 

Le titre se réfère à une formule ("oeuvre sans auteur") qu'un critique aurait utilisée pour parler du travail de Richter, travail qu'il considérait sans point de vue. 

J'ai trouvé l'ensemble très intéressant pour la réflexion faite sur l'art. En effet, l'idée est de chercher à comprendre comment naît la créativité humaine et pourquoi une oeuvre va émouvoir une personne et pas une autre. 

Nommé à l'Oscar du meilleur film étranger et à celui de la meilleure photographie, il fait partie des rares films allemands contemporains à être sorti en France où il a été distribué en deux parties (ce que je trouve d'ailleurs ridicule et plutôt aberrant). 

Outre le questionnement sur l'art, ce long-métrage est intéressant parce qu'il se déroule sur plusieurs décennies et nous montre un pan important de l'histoire allemande. 

Je recommande vivement! 

19/07/19 :  Joel, une enfance en Patagonie de Carlos Sorín. 

Ce film raconte une histoire d'adoption peu commune, celle d'un enfant de 9 ans qui va chamboulé la vie de ses parents mais notamment des habitants de la ville où ils vivent. 

Le réalisateur a décidé de se concentrer sur la mère en particulier et de son portrait qu'il s'agit plutôt que celui du fils. 

D'autre part, le film s'interroge sur le rôle de l'école et du corps enseignant : comment ils participent à l'éducation d'un enfant. 

Ce qui m'avait attirée c'était la thématique de l'adoption. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et je n'ai, au final, ni été déçue, ni été entièrement conquise. 

Joel est un long-métrage que je ne regrette pas d'avoir vu néanmoins il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour le rendre passionnant. 


Résultat de recherche d'images pour "princes et princesses"
23/07/19 : Princes et princesses de Michel Ocelot (2000).

Je ne fais pas partie de ces enfants qui ont grandi avec Princes et princesses. J'en avais entendu parler maintes et maintes fois et pourtant je n'avais encore jamais vu ce film qui est culte pour certaines personnes.

Michel Ocelot pour ceux qui l'ignorent (comme moi avant d'écrire cet article) c'est l'inventeur de Kirikou!

Princes et princesses c'est un film qui se divise en 6 contes qui ont tous pour personnages principaux un prince et/ou une princesse. 

Si j'ai bien aimé l'animation en ombres et silhouettes, j'ai eu plus de mal avec les histoires que j'ai trouvé parfois simplettes et en particulier la manière de les raconter. Ce qui m'a le plus dérangé c'est le ton un peu condescendant avec lequel les doubleurs s'expriment. Certes, le film s'adresse aux enfants néanmoins cela ne veut pas dire qu'il faut leur parler comme à des ignorants. 

Peut-être que découvrir ce film à 24 ans n'était pas la meilleure idée. Meh...

25/07/19 : Erin Brockovich de Steven Soderbergh (2000).

Cela faisait un moment déjà que je voulais voir ce film. C'est par un après-midi de canicule où il était impossible de respirer dehors que j'ai décidé d'enfin le découvrir. 

Inspiré d'une histoire vraie, Erin Brockovich fait le portrait d'une femme célibataire, mère de trois enfants, qui s'est battue contre l'injustice. 

Julia Roberts est absolument fabuleuse dans ce rôle et on s'attache tout de suite à son personnage (elle a d'ailleurs obtenu l'Oscar de la meilleure actrice). 

À la fois touchant et drôle, c'est un film que j'ai trouvé efficace et bien mené. Parfait à regarder chez soi le soir comme le week-end. 


Voici donc pour cette troisième et ultime partie des films que j'ai vu au mois de juillet. J'espère que cela vous a intéressé. 

Je vous souhaite à tous un bon week-end et vous retrouve dimanche avec un article musique.


mercredi 28 août 2019

Cinema | Movies I've seen #34 (July 2019) Part 2

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la seconde partie des films que j'ai vu au mois de juillet.

Au programme : 4 films américains, 1 film canadien, 1 film français et 1 film britannico-irlandais.

08/07/19 : The Mountain de Rick Alverson

Si mon amie Fany ne m'avait pas proposé d'aller voir ce film je n'en aurais sûrement pas entendu parler et pourtant on ne peut pas dire que les acteurs à l'affiche ne soient pas connus (coucou Jeff Goldblum)!

Ce film, librement inspiré de la vie du neurologue américain Walter Freeman connu pour ses lobotomies controversées, est une véritable expérience cinématographique comme il est rare d'en vivre au cinéma de nos jours. En effet, la vision de The Mountain est un moment plutôt inoubliable tant ce qui nous est montré est intrigant et perturbant à la fois. 

Comme l'indique le sous-titre du film "une odyssée américaine", The Mountain est construit comme un récit utopique qui suit deux hommes au cours d'un road trip à travers les Etats-Unis des années 50 en passant par divers hôpitaux. 

Tout comme eux, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages secondaires. La croisée de toutes ces personnes n'est évidemment pas un hasard et si, pendant la majeure partie du film on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe, on finit par trouver quelques réponses. 

Rick Alverson s'intéresse justement à la réception de ses films par le public et considère la lobotomie comme une métaphore de la passivité observée chez la plupart des spectateurs. Très vite on se rend compte qu'il ne faut pas s'attendre à ce qu'on nous aide à démêler les noeuds de l'histoire et qu'il faudra être patients afin de ne pas décrocher. "Je veux que le public prenne conscience de l’artificialité du film pour qu’il s’interroge sur la forme. La croyance dans le récit est alors interrompue et le spectateur est poussé à devenir critique. À part à la fin de mon film, on ne voit jamais les personnages sortir du cadre. Les personnages étant des avatars de nous-mêmes, nous ne pouvons pas non plus en sortir et nous libérer. Nous sommes des sujets à l’intérieur du film. Par rapport aux costumes beiges, j’aime les voir comme des éléments qui obstruent le cadre. L’espace où évoluent mes personnages est un monde monotone, neutre et sans couleurs.

On sort donc de la salle avec cette impression de vide et à la fois de plein haha. Personnellement, c'est comme si toute mon énergie avait été aspirée et que mon cerveau avait été rempli puis nettoyé. 

Ce que j'ai apprécié dans The Mountain, c'est l'ambiance générale en particulier. Les teintes ternes, les cadres et les mouvements de caméra précis, l'utilisation presque systématique des plans larges, la musique, les décors, les costumes etc... 

Je tire mon chapeau notamment à Jeff Goldblum dans ce rôle inhabituel et Tye Sheridan, quasi mutique et pourtant bel et bien présent. 

D'autre part, j'aime qu'un film provoque en moi des sensations que je n'arrive pas forcément à expliquer et ce fut le cas avec celui-là.

09/07/19 : La femme de mon frère de Monia Chokri.

J'avais plutôt hâte de voir ce film parce que la bande-annonce promettait de me faire passer un bon moment. Heureusement pour moi, je n'ai pas été déçue par cette comédie dramatique canadienne, au contraire!

La femme de mon frère est le premier long-métrage pour l'actrice-réalisatrice Monia Chokri. Pour écrire le scénario, elle s'est inspirée de sa propre relation, plutôt fusionnelle, avec son frère dans la vraie vie. 

Le résultat : un film pétillant, personnel, plein d'humour et à la fois plein d'émotions et de sentiments moins enjoués comme la jalousie qui est je trouve, un sujet extrêmement bien abordé ici. 

Le casting est composé d'acteurs absolument géniaux et parfaits dans leurs rôles. Evidement il y a Anne-Elisabeth Bossé qui endosse le rôle principal avec énergie et face à elle Patrick Hivon divinement charmeur et joli garçon (#expressiondegrandmère). 

J'ai adoré le soucis du détail qu'on retrouve, selon moi, plus souvent dans la mise-en-scène féminine. En effet, tout dans La femme de mon frère est harmonieux. Les couleurs des décors et des costumes, les accessoires, les objets forment un tout agréable à l'oeil et nous permettent d'entrer dans l'univers qui nous ai proposé, choses auxquelles je suis particulièrement sensible.

Enfin, je suis sortie avec l'envie de voir plus de films canadiens et surtout de m'intéresser de plus près à la carrière des deux acteurs principaux. 

09/07/19 : Quincy de Rashida Jones et Alan Hicks (2018).

J'avais entendu beaucoup de bien par rapport à ce documentaire, j'ai donc décidé de le regarder. 

Quincy Jones, pour ceux qui ne le savent pas, est l'un de ces génies de la musique qui sont encore vivants et actifs. Quincy Jones c'est l'homme qui a produit - entre autres - Off the wall, le premier album sans fautes de Michael Jackson ainsi que Thriller et Bad et qui a composé la musique de nombreux films à succès comme The Wiz réalisé par Sydney Lumet (que je vous recommande absolument de voir) ou encore La couleur pourpre de Steven Spielberg (que je vous conseille aussi).

Si j'étais familière de son travail, j'ignorais absolument tout de sa vie. Ce documentaire m'a donc permis de mieux connaître ce Dieu vivant. 

Parmi toutes les informations sur lui, j'ai été surprise d'apprendre qu'il est le père de sept enfants (qu'il a eu avec cinq femmes différentes), qu'il n'a pas le permis et qu'il a survécu à un anévrisme qui aurait pu lui ôter la vie.

Autre petite anecdote que j'ai lu et que je trouve incroyable : le compositeur japonais Joe Hisaishi (de son vrai nom Mamoru Fujisawa), compositeur des films de Hayao Miyazaki et de Takeshi Kitano a choisi son pseudonyme en hommage à Quincy Jones. En effet, Le kanji pour « Hisaishi » pourrait être lu comme « Kuishi », qui est proche de la prononciation japonaise de « Quincy », et « Joe » vient naturellement de « Jones ».

Le documentaire est très bien construit et rend curieux. Personnellement j'ai passé un agréable moment et cela m'a donné envie d'écouter absolument tout ce qu'il a composé (ce qui me prendrait sûrement des années haha).

11/07/19 : Spider-man : Far from home de Jon Watts.

Commençant par un diaporama de photos avec en accompagnement le célebrissime titre I will always love you de Whitney Houston  : je crois que je n’ai jamais autant ri en début de film.

Suite à ce fou rire, l’enthousiasme est assez vite redescendu. En effet, ayant rapidement compris ce qui allait se passer, j’ai été un peu blasée devant cet énième épisode de l’homme araignée (et pourtant c'est l'un de mes héros Marvel préférés).


Heureusement Tom Holland n'est pas désagréable à regarder parce que le scénario n’aide pas vraiment à rester concentré(e) et intéressé(e). 

En résumé : ça se regarde mais aussitôt sortie de la salle, j'avais presque oublié ce que j'avais vu...

14/07/19 : Anna de Luc Besson.

Luc Besson fait partie des réalisateurs dont les oeuvres m'ont marquées alors que j'étais encore très jeune. Le Grand Bleu, Léon et Le Cinquième Élément sont des films avec lesquels j'ai grandi et ils resteront pour toujours des chefs d'oeuvre à mes yeux. (J'avoue qu'à l'époque j'avais bien aimé la saga Arthur et les Minimoys mais ça c'est encore autre chose haha).

Plus tard, j'ai aussi découvert Le Dernier combat (son premier long), Subway (mythique) ainsi que Nikita et le charme a de nouveau fonctionné (pour Nikita un peu moins je l’avoue).

Enfin, comme tout le monde le sait, Besson s’est lancé dans la production de films aux coûts excessifs et connaît depuis une longue descente aux enfers.

Tout ça pour dire que je n’arrive pas à comprendre comment il peut être l’auteur de monuments français et de bouses telles que ce Anna

Non seulement le scénario enchaîne cliché sur cliché, la mise en scène n’apporte rien si ce n’est l’envie de vomir par les yeux. 


Je n’en revenais pas de ce que je voyais pendant toute la durée du film : c’était d’un ennui déprimant et ça m'a presque rendue triste.

J'espère vraiment que Luc Besson va se ressaisir et revenir à ses sources soit un cinéma français ambitieux et touchant et non pas faussement américain et caricatural.

15/07/19 : À la recherche du bonheur de Gabriele Muccino (2006).

Habitué des projets aux budgets conséquents que ce soit des comédies américaines aux films d’action, Will Smith a été pendant longtemps au top.

Parmi les plus grands succès dans la carrière de l’acteur, À la recherche du bonheur se différencie par son genre et sa production. En effet, il s'agit du premier film américain mis en scène par Gabriele Muccino, réalisateur italien que Will Smith a choisi personnellement après avoir vu Juste un baiser, le troisième long-métrage de Muccino. Leur collaboration fonctionnera d'ailleurs tellement bien, qu'ils feront par la suite Sept vies, sorti en 2009.

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais je vous avais déjà parlé de ce metteur en scène sur le blog. Une première fois en août 2017 pour vous donner mon avis sur Summertime et une seconde avec Une famille italienne (2018).

En préparant cet article j’ai lu plusieurs critiques différentes et j’ai été surprise de lire que beaucoup de gens avaient trouvé le message de 
À la recherche du bonheur négatif, affirmant qu’il s’agissait d’une œuvre favorisant la réussite d’une vie par l’argent. Personnellement ce n’est pas du tout ce que j’ai retenu de ce long-métrage.

Basé sur des faits réels, le film narre l’histoire d’un homme (Chris Gardner) qui tente de s’en sortir par tous les moyens possibles. Après d'énormes difficultés, cet homme décide de tout miser sur lui, son potentiel et finit par décrocher un travail décent de courtier. 

Cela m'a rappelé Le voleur de bicyclette de Vittorio de Sica (1948) qui retrace notamment l'histoire d'un père de famille pauvre, cherchant à survivre avec son fils. Un film sublime, que je vous recommande et dont je ne doute pas que le réalisateur s'est inspiré. 

Pour les deux films, préparez vos mouchoirs!

16/07/19 : Vita & Virginia de Chanya Button.

Quand j’ai appris l’existence de ce film, j’ai immédiatement eu envie de le voir. Attirée aussi bien par le casting que par l’histoire, je redoublais de curiosité.

Le premier quart d’heure j’ai été surprise dans le mauvais sens du terme par ce à quoi j’étais en train d’assister soit une association ratée de film d'époque sur de la musique contemporaine éléctro-pop comme je l'avais déjà vu/entendu avec le film Curiosa de Lou Jeunet (et qui ne m'avais alors pas convaincue non plus). 

Puis, j'ai vite oublié et je suis entrée dans cette histoire d'amour sulfureux grâce à l'interprétation des deux actrices : Gemma Arterton dont j'ai vu la plupart des films et Elisabeth Debicki que j'avais découvert en 2013 dans le Gatsby le magnifique de Baz Luhrmann. 

Ce qui est dommage avec ce film c'est l'inconstance dans le rythme auquel se déroule le récit. Il y a aussi quelques maladresses au niveau de la mise en scène comme ces plans face caméra presque entièrement flous où Vita et Virginia récitent les lettres qu'elles s'adressent l'une à l'autre. 

En tout cas, cela m'a donné vraiment envie de lire aussi bien les romans de Virginia Woolf que ceux de Vita Sackville-West ce qui est plutôt positif à mon avis!


Voici donc pour cette deuxième partie des films que j'ai vu au mois de juillet. J'ai mis beaucoup de temps à écrire cet article je ne sais trop pour quelle raison (sûrement le fait qu'on soit au mois d'août et qu'il fait chaud et que j'ai du mal à me concentrer haha). 

Je suis donc plutôt heureuse de pouvoir enfin le partager avec vous et espère, comme toujours, que vous le trouverez intéressant.

Sur ces mots, je vous embrasse et vais continuer dans ma lancée d'écriture d'articles pour le blog. 

mercredi 7 août 2019

Cinema | Movies I've seen #34 (July 2019) Part 1

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! À l'heure actuelle, je suis à Londres (ma ville de rêve) où je vais rester jusqu'au 13 août chez mon amie Marion qui a la gentillesse de m'accueillir. Demain nous irons à Brighton pour la journée et il me tarde de découvrir une ville anglaise autre que la capitale et de voir la mer notamment (en croisant les doigts pour qu'il ne pleuve pas).

J'ai donc écrit cet article en avance et l'ai programmé pour ne pas oublier de le poster. J'en suis assez contente parce que la plupart des films qui y figurent m'ont plu. 

Au programme : 1 film britannique, 1 film français, 1 film israélien, 1 film argentin, 1 film australien, 1 film britannique et 1 film américain.

03/07/19 : Tolkien de Dome Karukoski.

Je n'ai jamais lu Tolkien mais je connais comme beaucoup l'adaptation cinématographique de son oeuvre la plus connue : Le Seigneur des Anneaux.

Quand j'ai vu qu'un film lui avait été consacré et que sa personne était incarnée par Nicholas Hoult, j'ai tout de suite été curieuse d'autant plus que je ne savais rien de la vie de l'écrivain. 

Dome Karukoski qui est un réalisateur finlandais né à Chypre, met en scène son huitième long-métrage avec ce biopic. Son souhait : que le public le voie comme une escapade à l'intérieur de l'esprit inventif du jeune Tolkien - dont il est fan depuis ses 12 ans.

Quand on lit la biographie de l'auteur on comprend très vite pourquoi son histoire a pu intéresser les gens du cinéma. En effet, entre drames familiaux, amitié, amour et guerre, la vie de JRR Tolkien ne manque pas de rebondissements et d'intérêt.

Si l'auteur parlait très peu de sa vie personnelle, on perçoit facilement le lien entre son oeuvre et son passé. Ainsi, le film tente de mêler les deux et il nous est donné d'apercevoir des fantasmes/hallucinations de Tolkien comme lors d'une séquence pendant la bataille de la Somme où l'on voit des dragons crachant des flammes.

J'ai été assez impressionnée par les décors (j'avais déjà envie d'aller à Oxford avant de voir le film mais il m'a donné encore plus envie) et les costumes (la costumière a fait le choix de travailler avec la palette de couleurs utilisée par Tolkien pour ses dessins). Quant à la photographie et la mise en scène qui restent assez classique, j'ai apprécié l'ambiance générale qui se dégageait de ce biopic. 

La vision de ce film était donc plutôt très appréciable et m'a permis de découvrir une partie de la vie de Tolkien dont j'ignorais tout. Enfin, elle m'a donné envie de le lire et d'en savoir plus sur le restant de son histoire.

03/07/19 : Être vivant et le savoir d'Alain Cavalier.

Si j'ai étudié furtivement Alain Cavalier à mon école de cinéma, je n'avais encore jamais vu l'un de ses longs-métrages. Forcément, quand j'ai vu qu'un nouveau film de lui était à l'affiche, je me suis dis que c'était l'occasion.

Je vous en parlais il n'y a pas longtemps dans un article précédent : aller voir des documentaires en salles peut être parfois rébarbatif, l'envie n'est donc pas toujours au rendez-vous et pourtant! Le réalisateur français de 87 ans nous prouve que le documentaire est un genre sous-évalué. 

Être vivant et le savoir est un film comme je n'en avais jamais vu jusqu'alors. Avec son caméscope qu'il amène partout avec lui (il en a d'ailleurs plusieurs), Alain Cavalier filme ce qu'il voit, le pose à des endroits comme son bureau et parle, à des personnes qui sont avec lui, à d'autres au téléphone, à lui-même, à nous. Il commente, conte, nous berce de sa voix douce et rassurante.

Il n'y a pas le moindre artifice cinématographique dans ce cinéma néanmoins, par le montage et par sa sagesse, la magie Cavalière opère, l'émotion s'empare des spectateurs et c'est bouleversant.

Il faut savoir, en plus, que le résultat final n'était pas du tout celui imaginé de base. En effet, le projet initial était de mettre en scène le livre autobiographique Tout s'est bien passé d'Emmanuèle Bernheim, amie de longue date du metteur en scène. Il devait jouer son père et elle, son propre rôle. Cependant, la vie en a décidé autrement et décidera d'ôter la vie de la romancière réduisant à néant le film prévu.

De ce documentaire, j'ai retenu bien évidemment la grâce, la délicatesse et la subtilité de Cavalier. Être vivant et le savoir est notamment teinté d'humour et j'ai le souvenir de cette phrase prononcée par le réalisateur qui restera à jamais mythique pour moi "Vive la République et les pommes de terre frites" qui, à mon avis, résume bien son univers et son esprit. 

Rien que pour cela, c'est à voir!

04/07/19 : Un havre de paix de Yona Rozenkier.

J'ai été assez surprise par Un havre de paix puisque j'y suis allée en ayant seulement vu l'affiche et en sachant que c'était un film israélien. 

De cette affiche colorée, je m'attendais à une histoire sur le ton plutôt comique. Au final il ne s'agit pas d'un drame mais ce n'est pas non plus la grande joie. Il faut préciser qu'il s'agit des retrouvailles de trois frères pour les funérailles de leur père donc en effet, pas forcément un évènement qui prête à rire. Enfin...

Ce qui intéressant avec ce premier long-métrage c'est l'intérêt porté à la masculinité, la virilité : ce que c'est d'être un homme, un frère, un fils, un ami, un soldat, un mentor.

Il m'a manqué cependant d'un peu de légèreté et d'un je-ne-sais-quoi qui aurait permis à l'ensemble de se démarquer...
04/07/19 : Les nouveaux sauvages de Damian Szifron (2014).

Je me souviens très bien que lorsque ce film était en salles, tout le monde était aller le voir. Moi non. Je le découvre donc enfin, avec 5 ans de retard. 

Maintenant que je l'ai vu, je comprends pourquoi il a eu un tel succès puisqu'en effet, qu'on soit réceptif ou non à l'humour particulier de ce film, il marque les esprits. 

Pour ma part, j'ai vraiment bien aimé et j'ai été impressionnée par la maitrise de l'écriture. Nommé à l'Oscar du meilleur film étranger, Les nouveaux sauvages a remis au goût du jour le "film à sketches", particulièrement populaire dans les années 60 en Italie (pour n'en citer qu'un, en passant comme ça, je vous recommande Les Monstres de Dino Risi). 

Le point commun de tous les sketches : le pétage de plomb. Autant vous dire que les situations auxquelles les personnages font face sont mémorables et tragiquement drôles. 

À voir!

05/07/19 : Sleeping Beauty de Julia Leigh (2011).

Cela faisait un moment que je voulais voir ce film et quand j'ai vu qu'il était sur Netflix, je me suis dit qu'il était peut-être temps. Je me souviens très bien que c'est par Tumblr que j'avais découvert l'existence de Sleeping Beauty et j'avais été intriguée par les quelques images que j'en avais vu.

Interdit au moins de 16 ans parce que jugé par la commission comme une oeuvre qui poussait à la prostitution, ce premier long-métrage de Julia Leigh est dérangeant et plutôt inclassable.

Dérangeant parce que le récit repose sur le fait d'être observé(e). Le spectateur se retrouve donc dans la peau du complice, du voyeur. Inclassable parce que l'histoire est étrange, le rythme très spécial aussi.

Petite anecdote : À l'origine, c'est Mia Wasikowska (que j'adore) qui devait tenir le premier rôle mais elle a préféré se consacrer au tournage de Jane Eyre de Cary Fukunaga. C'est donc à Emily Browning qu'est revenu le rôle (que personnellement je connaissais du film Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Brad Silberling).

Personnellement, je n'ai pas réussi à être véritablement emballée par ce film et même si l'idée n'est pas inintéressante j'ai trouvé l'ensemble assez moyen... 

Cela manque cruellement de sens, il y a beaucoup de questions sans réponses et scénaristiquement ce n'est pas très riche.

Décevant...

06/07/19 : Yesterday de Danny Boyle.

En mai dernier je voyais le biopic sur Steve Jobs réalisé par Danny Boyle et vous en parlais dans l'un de mes articles cinéma mensuel. Quelques mois plus tard, j'ai le plaisir de découvrir le dernier long-métrage du metteur en scène anglais en salles.

J'ai eu envie de voir ce film dès que j'ai vu la bande-annonce et pourtant je suis loin d'être une adepte des Beatles (ne me faite pas de mal s'il-vous-plait). 

Choisir un acteur inconnu du bataillon pour chanter le répertoire des Fab Four : c'était osé et pourtant il l'a fait. Rien que pour cette raison, je trouve que c'est une oeuvre digne d'intérêt.

Qu'on les aime ou non, leurs chansons sont des tubes et personnellement, ce film m'a donné envie de m'intéresser davantage à leur musique (ce qui est non négligeable).

J'ai beaucoup ri, j'ai été émue aussi bref c'était joli et j'ai passé un très bon moment devant. En conclusion, si vous voulez voir un feel good movieYesterday est le choix parfait.

Je vous invite à aller regarder une vidéo réalisée par Konbini où Danny Boyle et Richard Curtis (scénariste de Yesterday) parlent de leurs films préférés.

07/07/19 : Mystery train de Jim Jarmusch (1989).

Jim Jarmusch est l'un de mes réalisateurs favoris. Je vous le disais déjà en janvier 2017 puis deux autres fois en juin de cette année (ici et ).

À ma plus grande joie, certains cinémas indépendants de Paris dont le Max Linder Panorama (qui est ma salle préférée) ont décidé de consacrer un cycle au réalisateur. Parmi eux, Mystery train que je n'avais encore jamais vu.

Une fois de plus, il a réussi à me conquérir par son cinéma si particulier, si singulier. Parce que oui, l'univers Jarmusch se distingue clairement de ce qu'on a l'habitude de voir en provenance des Etats-Unis. 

Rien de surprenant donc avec ce long-métrage qui, une fois de plus, met en scène des acteurs du monde entier et les fait se balader, se parler, se rencontrer dans des lieux et situations insolites. 

Le voir sur grand écran était pour moi une expérience incroyable et je suis heureuse d'avoir fait l'effort de me déplacer malgré le fait que j'avais le DVD chez moi et que la séance était un dimanche soir à 21h30. 



Voici donc pour ce premier article sur les films que j'ai vu au mois de juillet. J'espère qu'il vous aura plu et intéressé.

dimanche 4 août 2019

Music | Top 5 songs (July 2019)

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui, comme tous les premiers dimanche du mois, je partage avec vous mon top 5 des chansons que j'ai le plus écouté le mois précédent.

La sélection d'aujourd'hui combine trois morceaux de 2019, un de 76 et un autre de 1993. Leur point commun c'est qu'ils sont tous infusés de soul et sont parfaits à écouter tout l'été. 

Shine (Breakfast in Bed) de Stan Taylor (2019) : On commence cette mini-playlist avec ce titre tout doux à écouter le matin au réveil et/ou pendant votre petit-déjeuner par exemple, pour bien commencer la journée. Pour ma part je l'écoute à n'importe quelle heure tant il m'apaise et à la fois m'ambiance et me donne le sourire. 

Agé de 27 ans, Stan Taylor est un artiste californien qui a remporté une émission de télé diffusée par ABC/Disney. Parmi ses influences il y a Al Green, Billy Paul, Frankie Valli, Bill Withers et Stevie Wonder : soit une liste de chanteurs que j'admire énormément, pas étonnant donc que son travail me parle.


Eggplant de Michael Franks (1976) : Ma plus grande découverte du mois de juillet c'est Michael Franks. Lui aussi originaire de Californie, il infuse dans sa musique ce sentiment cool et détendu des américains de la côte ouest.

Bien qu'aucun membre de sa famille ne fût musicien, ses parents aimaient écouter les airs de Peggy LeeNat King ColeIra GershwinIrving Berlin et Johnny Mercer. Il achète sa première guitare à l'âge de 14 ans, une Marco Polo de fabrication japonaise, pour moins de trente dollars et six leçons incluses : ce sont les seules leçons de musique qu'il a reçues. 

Depuis, il a fait du chemin et ses chansons ont été reprises par de nombreux autres artistes tels Diana Krall, Ringo Starr, Shirley Bassey, Peggy Lee, Carmen McRae...

Ce que j'adore dans sa musique c'est l'influence brésilienne qu'on retrouve aussi bien dan la mélodie que l'instrumentalisation. 

J'ai choisi le titre Eggplant pour le titre mais je vous conseille de tout écouter - si cela vous plait - parce que tout est absolument divin!!

Come Home d'Anderson .Paak featuring André 3000 (2019) 

Cela fait quelques années que je connais Anderson .Paak et qu'il ne cesse de me surprendre par son audace. Je me souviens très bien l'avoir découvert une nuit alors que je regardais l'émission Tracks sur Arte (émission que je vous recommande en passant). 

La première expérience musicale de .Paak se passe dans l'église où se rend sa famille où il joue de la batterie. Avant sa carrière musicale, il travaille dans une ferme de marijuana à Santa Barbara. Il se retrouvera un temps sans domicile avec sa femme et son fils.

C'est en 2011 qu'il parvient à s'intégrer peu à peu sur la scène musicale de Los Angeles. Son premier album sort courant 2012.

Le titre Come Home en collaboration avec André 3000 (fondateur du groupe OutKast et ancien compagnon d'Erykah Badu avec qui il a eu un fils) possède toutes les qualités que je recherche dans une chanson. 

Pour vous familiariser davantage avec son univers, je vous conseille notamment d'écouter le live d'Anderson .Paak pour NPR Music et évidemment le morceau Dang! de Mac Miller auquel il a participé.

Deep Waters d'Incognito (1993) : Comme pour Anderson .Paak, Incognito est un groupe que je connais depuis un moment déjà et dont je découvre souvent des merveilles comme ce titre.

Deep Waters est la parfaite représentation du style de musique que produit le groupe britannique qui, depuis 1991, a enregistré pas moins de 20 albums (pas étonnant que je connais pas tout).

Je ne sais pas vraiment quoi dire à part que c'est du TRÈS bon son à mon avis. Il y a ce choeur, ces cuivres, ce rythme génial, ce clavier jazzy... Bref, la combinaison parfaite!


Nudes de Claire Laffut featuring Yseult (2019) : J'ai décidé de finir par ce morceau parce que c'est celui que j'ai le plus écouté au mois de juillet et surtout celui que j'ai écouté en boucle, en boucle, en boucle.

Si je n'ai pas encore décidé si j'aimais bien ou non Claire Laffut, je dois avouer que c'est une jeune femme pleine de ressources et pas dénuée de talents. En effet, la première fois que je l'ai découverte c'était sur les photos de Charlotte Abrabow. Parce que oui, avant de se mettre sérieusement à la chanson, Claire posait pour les photographes. Elle est aussi peintre à ses heures perdues et s'amuse à recouvrir ses tenues de concert avec des dessins de toutes les couleurs.

Quant à Yseult je l'ai découverte grâce à l'émission Nouvelle Star à laquelle elle a participé en 2013. Dès son audition, j'avais été charmée par son timbre et sa personnalité. Depuis je la suis sur Instagram et je suis très heureuse qu'elle commence enfin à se faire connaître.

Toutes les deux nées en 1994, elles partagent cet amour pour la pop tintée de différentes influences comme l'électro ou le R&B.

Le titre Nudes est le résultat d'une collaboration qu'elles ont voulu fun et estivale. Personnellement je trouve que c'est une vraie réussite! 



Voici donc pour ce top 5 des morceaux que j'ai le plus écouté au mois de juillet. Le hasard a fait que trois des artistes figurant dans cette playlist sont californiens (peut-être parce que le soleil est omniprésent dans cette région?). 

J'espère que ces chansons vous auront plu. N'hésitez pas à me partager vos titres de l'été! 

Sur ce, je vous embrasse et vous souhaite un superbe dimanche. 

vendredi 2 août 2019

Cinema | Movies I've seen #33 (June 2019) Part 5

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! L'article d'aujourd'hui est plus court que ceux de d'habitude puisque je ne vous parle que de cinq films (normalement j'en commente 7 ou 8). 

Au programme : 3 films français et 2 films américains.

26/06/19 : Yves de Benoit Forgeard.

J'ai immédiatement été intriguée par cette histoire de frigo parlant multi-fonctions. En même temps avec un pitch pareil, il y avait de quoi! Et puis, il y a Philippe Katerine à l'affiche et vu que je l'aime bien, ça pousse toujours à se déplacer en salles.

J'y suis donc allée un mercredi vers 16h sans attentes particulières. Au début je suis aux aguets, intéressée et puis très vite je me lasse et je me demande comment ça va se finir. 

Je crois que je n'ai jamais aussi peu ri devant une comédie. Au contraire, j'étais outrée par cet humour totalement mal placé et adolescent retardé. 

Alors que l'idée de base était originale et contemporaine, le scénario a été bâclé et on tombe la majorité du temps dans des clichés nauséabonds et lourds. La mise en scène est insignifiante et je ne veux même pas m'étendre sur la laideur de la photographie. 

William Lebghil que j'ai toujours bien aimé m'a énervée et face à lui Doria Tillier est franchement vulgaire et leur couple ne fonctionne pas du tout à mon avis. 

Les personnages sont totalement déshumanisés ce qui fait qu'il est impossible pour le spectateur de s'identifier ou d'avoir de l'empathie. Sans parler de la misogynie omniprésente qui réduit les femmes à des objets (le frigo est presque plus humain). 

Le défaut majeur reste la durée du film qui est beaucoup trop long pour une idée au final pas si riche que ça. Je pense que cela aurait eu beaucoup plus d'impact sur un format plus court...

Enfin bref, vous l'aurez compris : j'ai détesté.

Dans le même genre satirique et caricatural mais réussi, je vous conseille plutôt les films de Quentin Dupieux et en particulier son dernier : Le Daim, dont je vous parlais dans un précédent article.

Il y a notamment Her de Spike Jonze (2013) qui lui aussi s'intéresse à l'intelligence artificielle et l'impact produit sur l'humain et/ou la série Black Mirror.

27/06/19 : Teen Spirit de Max Minghella.

Je vous l'ai sûrement déjà dit sur le blog, je suis fan d'Elle Fanning depuis ses débuts. À 8 ans déjà elle jouait dans Babel d'Alejandro González Iñárritu et elle crevait l'écran. Depuis elle a travaillé avec de nombreux grands noms comme Fincher, les Coppola (le père et la fille), J.J. Abrams, Refn...

Ainsi, dès qu'elle est à l'affiche d'un film, je n'hésite pas longtemps avant d'aller le voir (le preuve en est : je suis allée voir Teen Spirit le lendemain de sa sortie).

Il s'agit d'une première réalisation pour l'acteur Max Minghella connu pour son rôle de chauffeur dans la série The handmaid's tale (dont je suis en train de regarder la dernière saison d'ailleurs et dont je vous parlerai bientôt). Si je salue sa prise de risque - faire un film musical - le résultat est malheureusement très en dessous de ce à quoi je m'attendais.

Le scénario n'est pas transcendant et plutôt déjà vu, le rythme est effréné et donc presque suffocant, la photographie pop va dans le sens du récit néanmoins reste assez banale.

Bon sinon je n'ai rien à dire quant à l'interprétation d'Elle Fanning qui est comme d'habitude au top : elle chante (vraiment bien), elle danse (un peu moins bien), elle adopte l'accent anglais et elle parle même polonais à plusieurs reprises dans le film.

Malgré cette performance ahurissante, l'actrice ne sauve pas l'ensemble et je suis sortie de la salle plutôt blasée de ce manque de nouveautés et de prises de risque. Ainsi tout est prévisible, rien ne surprend et toutes les idées manquent cruellement d'intérêt.

Dommage...

27/06/19 : Toy Story 4 de Josh Cooley

J'ai découvert la saga Toy Story déjà adulte et j'étais incontestablement tombée sous le charme - à ma plus grande surprise -. En effet, je ne sais pas pourquoi mais j'étais persuadée jusqu'à ce que je vois le premier, que je n'aimerais pas.

Après le troisième volet, que tout le monde pensait être le dernier, j'avais du mal à imaginer une suite digne de ce nom. C'était sous-évaluer l'intelligence et la maîtrise des studios Pixar!

Parce que oui, Toy Story 4 est une pure merveille. Je suis allée le voir juste après Teen Spirit en quête de me réconcilier avec le cinéma (après deux déceptions cinématographiques j'avais besoin d'un remontant). 

Ce dont je me suis rendue compte une fois installée dans mon siège c'est que le film était en VF. Comme je n'avais pas envie de bouger et que j'avais vraiment besoin de me changer les idées, j'ai décidé de rester (surtout qu'en général le doublage des films d'animation est toujours remarquable).

Verdict : j'ai adoré! Non seulement l'histoire est géniale et pleine de belles idées, tout le développement autour des personnages est passionnant : j'ai tout particulièrement apprécié l'importance donnée à la bergère Bo Peep, majestueusement doublée par Audrey Fleurot.

L'arrivée de nouveaux jouets est ainsi totalement réussie avec un Fourchette doublé par Pierre Niney en français qui m'a fait mourir de rire, Gaby Gaby (doublée par Angèle) et ses sbires inquiétants et Duke Caboom avec son accent canadien hallucinant.

D'autre part, les décors sont absolument fantastiques. Il y a d'une part cette fête foraine qui parait immense et nous fait retomber en enfance et cette boutique d'antiquité qui éveille notre curiosité et nous angoisse en même temps.

Enfin, on applaudit Josh Cooley qui prend la relève après le départ du grand John Lasseter et signe un premier long-métrage impressionnant en osant renouveler les codes.

Toy Story 4 n'est donc pas l'épisode de trop (il est même sûrement l'un des plus drôles) et on s'amuse toujours autant à suivre les aventures de nos jouets préférés!

28/06/19 : Guy d'Alex Lutz (2018). 

Je l'avais lamentablement raté au cinéma et quand j'ai vu qu'il était sur Canal + je n'ai pas hésité une seconde à le découvrir enfin.

Après Le talent de mes amis sorti en 2015, Guy est le deuxième long-métrage d'Alex Lutz. Basé sur un chanteur vieillissant qui n'existe pas et a été inventé de toute pièce, ce film est comme un faux-documentaire sur Guy Jamet.

Pour entrer dans sa peau, l'acteur-réalisateur passait 4 à 5 heures à se faire maquiller chaque jour. Il en profitait pour dormir, envoyer des mails ou parlait à ses assistants. 

Récompensé par un César du meilleur acteur amplement mérité, Alex Lutz arrive une fois de plus à nous surprendre dans un rôle complexe. Je m'attendais à ce que le film soit bien parce que j'admire depuis longtemps son travail mais j'avoue que je n'imaginais pas être bluffée à ce point. 

Je pense honnêtement que si l'on fait croire à quelqu'un que Guy Jamet est une personne qui existe réellement, cette personne penserait voir un documentaire sur lui. 

Rien ne manque à ce documentaire imaginé de toutes pièces, tout a été travaillé, pensé dans un seul but : celui de nous faire croire à la vie de ce chanteur. 

Des photos, aux clips, en passant par les plateaux télé, les coulisses de la scène et les séquences plus intimes : on est persuadés d'assister au quotidien de Guy Jamet, personnage qu'on a à la fois du mal à saisir et qu'on a l'impression de connaître depuis toujours.

Ce portrait inventé est l'un des plus beaux hommages rendus au cinéma documentaire, à la musique et au public notamment : ces fans qui veulent tout savoir sur leur idole.

De nombreux questionnements infusent le film : le vieillissement, la gloire, la routine etc... que des sujets poignants qui ne manquent pas de nous émouvoir.

Pour finir, j'ai été éblouie par les chansons (Guy a notamment reçu le César de la meilleure musique de film) qui font toutes références aux tubes français que toutes les générations connaissent. On pense à Claude François bien sûr, à Michel Sardou aussi. Qu'on les aime ou non, ils font partie du patrimoine et c'est avec une grande subtilité et humilité qu'Alex Lutz s'en inspire pour son héros.

C'est un véritable coup de coeur et c'est la confirmation du talent non pas de ses amis (cf. le titre de son premier film) mais de lui (Alex Lutz).

29/06/19 : Indochine de Régis Wargnier (1992).

Indochine c'est ce film dont ma mère m'a parlé maintes et maintes fois, c'est ce DVD qui était presque caché dans notre collection qui déborde, celui que j'ai déterré pour pouvoir enfin le voir. 

Comme le titre l'indique, il s'agit de l'histoire d'une famille française coloniale en Indochine sur trente ans (des années 1920 à 1950). On suit trois personnages principaux : Éliane (Catherine Deneuve), Jean-Baptiste (Vincent Pérez) et Camille, la fille adoptive d'Éliane (Linh Dan Pham). 

Troisième long-métrage de Régis Wargnier, Indochine a plu aussi bien au public qu'à la critique. En effet, il a remporté 5 César (meilleure actrice, meilleure actrice dans un second rôle, meilleure photo, meilleur son, meilleur décor) et l'Oscar du meilleur film étranger. Catherine Deneuve avait même été nommée à l'Oscar de la meilleure actrice qui a été remportée par Emma Thompson pour son rôle dans Retour à Howards End.

La durée du film est importante puisqu'il s'étend sur 2h40 et je dois avouer que par moments, je me suis demandée comment cela allait se finir. Il y a une sorte d'ambiance très lourde (par ce qui se passe aussi bien que par le temps humide) et je n'ai pas réussi à m'identifier aux personnages. 

Catherine Deneuve est remarquable dans son rôle de femme de pouvoir autoritaire. J'ai été moins impressionnée par la prestation de Linh Dan Pham et Vincent Pérez mais cela est sûrement dû aux rôles qu'ils interprètent tous les deux, rôles auxquels je n'ai pas réussi à avoir beaucoup d'empathie.

C'est justement ça le petit "problème" que j'ai eu avec ce film : je n'ai pas réussi à éprouver de l'affection pour les personnages et par conséquent n'ai pas eu de véritables réactions/émotions vis-à-vis de ce qui leur arrivait...

Ce que j'ai apprécié cependant, c'est que les personnages féminins sont plutôt indépendants et suivent leurs envies, leurs idées, leurs convictions. 

Sinon les décors et les costumes sont impressionnants et nous plonge totalement dans l'univers du récit. Pour la petite anecdote c'est la couturière italienne Gabriella Pescucci qui, à la demande de Catherine Deneuve, a dessiné ses propres robes pour le film.

En résumé, Indochine est intéressant par ce qu'il veut raconter néanmoins il est peut-être trop ambitieux et souffre de quelques maladresses.


Voici donc pour la cinquième et dernière partie des films que j'ai vu au mois de juin. J'espère que cet article vous a plu et vous souhaite à tous une merveilleuse fin de semaine!