vendredi 27 novembre 2020

Cinema | Recommandations cinématographiques #16

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je suis heureuse de partager avec vous cinq nouveaux coups de coeur cinématographiques. Parmi eux, deux films que j'ai vu chez moi et trois, au cinéma.

Au programme : 1 film australien, 2 films français, 1 film britannique et 1 film américain.

10/09/2020 : Picnic à Hanging Rock de Peter Weir (1998).

Il me semble que c'est tout d'abord par divers posts sur Tumblr que j'ai pris connaissance de ce film pour la première fois (donc entre 2011 et 2013). Puis, dans un second temps, c'est via Louise Ebel (Miss Pandora) que j'en ai entendu parlé à nouveau.

Au mois d'août je suis tombée sur le dvd de ce film alors que j'étais en Italie et je n'ai pas longtemps hésité avant de me le procurer. C'est en rentrant en France que je l'ai regardé avec ma mère. 

Je crois que nous étions loin d'être prêtes à vivre une telle expérience. Parce que oui, voir ce film c'est participer à une véritable expérience sensorielle. 

Tourné en trois semaines seulement, le film mêle deux types de prises de vues soit en décors naturels dans la réserve d'Hanging Rock et dans des décors en studio pour les séquences se déroulant en intérieur. Le point commun de ces séquences : cette ambiance si particulière, comme hors du temps. 

La musique de Bruce Smeaton participe évidemment beaucoup à cette atmosphère mystérieuse et planante. Avec une flûte de pan qui rappelle les compositions d'Ennio Morricone, on plonge dans une sorte d'univers cosmique, onirique. J'ai d'ailleurs trouvé que, par moments, la musique était peut-être trop envahissante et ne permettait pas de souffler et de laisser porter uniquement par les images. 

Enfin, la part de surnaturel se fait ressentir tout au long du film et au fur et à mesure qu'il avance, on a de plus en plus de doutes quant aux évènements et leur déroulement. 

Si vous aimez les histoires énigmatiques dans des lieux reculés, Picnic à Hanging Rock est à voir assurément.

Anecdotes : 
1. Alors que son premier long-métrage (Les voitures qui ont mangé Paris, 1974) avait mal fonctionné en salles, le deuxième long-métrage de Peter Weir, Picnic à Hanging Rock, a reçu un accueil favorable aussi bien par la presse que par le public. 
2. Pique-nique à Hanging Rock fut tourné dans la région d'Adélaïde, en Australie. Coïncidence troublante, l'équipe du film arriva sur les lieux un 14 février, jour de la Saint Valentin : c'est précisément ce jour là, le 14 février 1900, que se déroula les événements, et c'est à cette date que la nouvelle de Joan Lindsay commence.
3. Exception faite de Anne-Louise Lambert, qui débuta sa carrière dans les séries TV en 1972, aucune des jeunes filles peuplant le casting n'avait d'expérience cinématographique. La plupart d'entre elle furent trouvées au Sud de l'Australie, à la "campagne", souvent très loin des agglomérations. Peter Weir souhaitait privilégier des jeunes filles qui étaient peu en contact avec les villes, car il les pensait plus proches de l'esprit de la fin du XIXe siècle, nettement moins urbaines.

11/09/2020 : Jane B. par Agnès V. d'Agnès Varda (1988).

Je n'ai jamais vraiment écouté la musique de Jane Birkin si ce n'est les chansons de Serge Gainsbourg. Je n'ai pas vu non plus beaucoup de films avec elle (La piscine de Jacques Deray, La moutarde me monte au nez de Claude Zidi et On connaît la chanson d'Alain Resnais). Toutefois, le personnage me fascine et après avoir vu un ou deux documentaires sur elle, j'avais hâte de découvrir celui qu'Agnès Varda lui a dédié.

Encore une fois, Agnès m'a séduite par sa créativité et sa générosité. Il n'y a pas une minute où l'on s'ennuie en regardant ce film et je pense que même si on ne connait pas Jane Birkin, on peut totalement adhérer à cette oeuvre qui la met en scène. 

Elles qui voulaient faire un film comme une ballade, c'est réussi! On se promène dans les souvenirs et le présent de la chanteuse/actrice tout en découvrant ses habitudes, son intimité, son histoire.

En 1H37 on en prend plein la vue et plein les oreilles. Bref, Jane B. par Agnès V. est un véritable bijou. Je ne peux que vous recommander de le voir!

14/09/2020 : Rocks de Sarah Gavron (2020).

Si je n'étais pas tombée sur sa bande-annonce, je pense que je serais passé à côté de Rocks

La volonté de la cinéaste était de faire un film collaboratif. Ainsi, le premier traitement du scénario écrit par Theresa Ikoko et Claire Wilson offrait un espace de liberté aux actrices pour échanger et improviser. C'est à travers des ateliers avec toutes les jeunes filles et des travailleurs sociaux que l'univers du film a émergé et que les personnages se sont affinés. Le casting a donc tenu une place centrale dans le processus de fabrication du film et cela se sent, dans le bon sens du terme.

Que ce soit dans les dialogues, dans leur manière de se mouvoir, il n'y a pas une fausse note. Tout paraît à sa place, cohérent. On est avec ses adolescentes de long en large et on vit avec elle un bout de leurs vies. 

Ici il est question de parler d'émancipation, d'identité et bien sûr ce que c'est d'être une femme. C'est déchirant de voir ce personnage principal se battre comme elle peut pour rester digne face à la situation qu'elle traverse. 

D'autre part, le binôme que l'héroïne forme avec son petit-frère est absolument fantastique. Leur complicité, l'amour qu'ils se portent, ne peuvent que nous émouvoir et renforcer notre empathie à leur égard. 

Rocks c'est aussi un récit sur l'amitié entre filles à un âge où l'on se cherche. Sarah Gavron nous montre avec brio qu'il en existe plusieurs sortes : l'amitié de longue date, l'amitié récente, l'amitié décomplexée. Tous ces rapports sociaux ont leur importance à un moment donné du récit et c'est par eux que l'action se fait. 

L'authenticité qui éclate dans ce film et l'omniprésence de la jeunesse nous fait vibrer et nous envahit d'un sentiment d'espoir. Un espoir pour les futures générations qui continueront de vivre après nous et passer elles aussi, par les différentes étapes qui mènent à l'âge adulte. C'est un cercle sans fin qu'ici, nous est montré comme positif plutôt que nauséabond. 

Si l'histoire m'a particulièrement plu et que le casting m'a ébloui, j'ai notamment apprécié la photographie d'Hélène Louvart qui a tourné sur plus de 50 films et a collaboré entre autres avec Agnès Varda et Alice Rohrwacher.

Enfin, pour toutes les personnes qui, comme moi, adorent Londres et l'accent londonien, vous serez servi(e)s! 

15/09/2020 : Poissonsexe d'Olivier Babinet (2020).

Déjà il y a le titre qui, tout de suite, m'a interpellée. Puis, il y a les têtes d'affiche soit India Hair et Gustave Kervern que j'aime tous les deux énormément. Forcément avec ces deux éléments, je ne pouvais pas ne pas voir ce film. Je n'ai donc pas hésité une minute avant de prendre mon billet et ce, sans même regarder la bande-annonce. 

Je m'attendais à être surprise et je l'ai été. Ça déjà c'est un bon point! Je m'attendais aussi à ce que le duo fonctionne à merveille et là encore, c'était le cas. 

Mais Poissonsexe c'est quoi au juste? Et bien, c'est l'histoire de la dernière baleine au monde d'une part et  d'une autre part c'est l'histoire de Daniel, un physicien obstiné qui cherche à redonner aux poissons l'envie de copuler. Abracadabrant ça l'est, imaginatif ça l'est aussi et qu'est-ce que ça fait du bien! 

Ce genre de cinéma mi-loufoque mi-perché est non seulement attachant, il est revigorant. Personnellement c'est tout à fait le genre d'histoire dont j'aimerais avoir l'idée et c'est tout à fait le genre de film que j'aimerais réaliser dans le futur. 

C'est quand je vois des films français de ce type que je me dis que rien n'est perdu et qu'il reste encore tant de choses à faire. 

Anecdote : Quand Olivier Babinet a commencé à écrire le scénario de Poissonsexe, il voulait lui-même avoir un troisième enfant. Cependant il s'est posé la question "comment concilier ce désir avec l’état du monde, les nouvelles effrayantes de la planète qui nous bombardent sans cesse ?". N'ayant plus plus 25 ans et étant entouré de gens qui avaient du mal à avoir des enfants, il redoutait d'avoir peut-être passé l'âge. Puis, il s'est renseigné sur la qualité du sperme et a découvert qu’il avait baissé de 40% en dix ans à Paris. De fil en aiguille le cinéaste s'est intéressé aux rejets médicamenteux dans l’eau, à leurs effets sur les poissons et ai tombé sur une vidéo de poisson-robot. Il s'est alors interrogé sur qui étaient ces gens qui pilotent ces poissons et c'est à partir de ce métier qu'il a construit son personnage principal.

15/09/2020 : Light of my life de Casey Affleck (2020).

Dès que j'ai su qu'un film de Casey Affleck allait sortir, je n'avais qu'une hâte, le voir sur grand écran. Cette excitation ne reposait que pour mon admiration envers l'acteur puisque j'ignorais alors qu'il avait déjà réalisé précédemment. 

Light of my life est donc son deuxième long-métrage et je dois dire que j'ai été impressionnée par sa maitrise à la fois de choix de mise-en-scène et également de direction d'acteurs. 

Il faut savoir que les origines de ce film remontent aux alentours de l'année 2009 et se trouvent dans l'un des rituels propres à tout parent : les histoires qu'ils racontent à leurs enfants au moment du coucher. L'acteur-réalisateur voulait s'intéresser aux thèmes de la parentalité et de la tradition orale. C'est de sa propre expérience qu'il s'est inspiré et c'est d'ailleurs suite à son divorce que l'histoire a pris sa forme définitive.

Du réel, Casey Affleck a décidé d'apporter une dose d'imaginaire. En effet, Light of my life est un film d'anticipation. Quand le récit commence, on comprend rapidement que la situation n'est pas "normale", que ce père et sa fille, vivent dans un monde différent du nôtre et que les règles ne sont plus les mêmes.

Se déroulant essentiellement dans des environnements ruraux, le cinéaste et son directeur de la photographie Adam Arkapaw ont opté pour une caméra fixe plutôt qu'à l'épaule. Personnellement, je trouve que c'est un choix pertinent puisqu'il nous permet d'être concentré(e)s sur les personnages et notamment parce qu'il fonctionne par rapport au monde dans lequel ils vivent, soit un monde qui semble figé dans le temps.

Comme Leave no trace de Debra Granik (2018) dont je vous avais parlé dans un article cinéma du mois de septembre 2018, j'ai été profondément émue par la relation père-fille dépeinte dans ce film. Je me suis imaginée dans la même situation avec mon propre père et cela m'a bouleversée. 

Le titre ("lumière de ma vie" si on le traduit littéralement en français), est représentatif de l'amour que les deux héros se portent chacun. À la fois contraints de rester ensemble pour leur survie et restreints de ne partager leurs existences uniquement l'un avec l'autre, ils sont, en effet, leur propre lumière, leur raison de continuer à vivre.

Enfin, ce que j'ai aimé c'est qu'il s'agit d'une histoire qui met en valeur l'humanité tout comme elle en montre les pires défauts. 

Light of my life est magnifique, sublime, grandiose par son intelligence et par sa dévotion. J'ai adoré!


Voici donc pour mes cinq dernières recommandations cinématographiques. J'espère que ce nouvel article vous aura plu et vous aura permis de découvrir de nouveaux films. 

Sur ces mots, je vous souhaite à toutes et tous un merveilleux week-end et vous retrouve très vite!



mardi 24 novembre 2020

Fashion | Rise No More


Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Hier j'ai commencé ma troisième semaine de sport consécutive et je dois avouer que je suis assez fière de ma persévérance. Même si mon objectif est loin d'être atteint, je ne suis pas prête de lâcher. 

À part ma nouvelle routine sportive de fin de matinée, j'avance petit à petit sur mes projets personnels. Les journées sont bien remplies et avec le soleil qui se couche de plus en plus tôt j'ai l'impression de ne pas réussir à accomplir autant de tâches que je voudrais. 

Aujourd'hui je prends le temps pour partager avec vous un nouveau look cependant. En espérant qu'il vous plaise!










Je me souviens très bien de quand j'ai acheté cette robe. C'était en 2018, et plus précisément à la fin du mois d'avril juste avant mon anniversaire le 5 mai. 

Je ne sais plus si je l'ai déjà mentionné sur le blog ou non (j'ai l'impression que oui) mais chaque année depuis à peu près toujours, je choisis / achète une robe pour mon anniversaire. Cette robe que j'ai trouvé au Kiloshop près d'Hotel-de-Ville à Paris, faisait partie de ma pré-sélection. Au final, je ne l'ai pas porté le jour J, préférant opté pour une robe blanche aux broderies fleuries, toutefois je l'ai porté le jour d'après et j'avais d'ailleurs déjà partagé avec vous quelques photos de moi la portant (ici).

Si pour me déplacer je porte généralement des chaussures plates, je ne peux m'empêcher de prendre en photos mes looks avec des talons hauts. Ces sandales en velours rose poudré viennent de chez Primark. Je les avais trouvé à Londres, lors d'un court séjour au mois de juillet 2017

Pour revenir à la robe, j'ai évidemment été attirée par le motif fleuri mais j'ai surtout craqué pour ce magnifique col blanc qui, je trouve, est la pièce maitresse de cette robe. 

Ce que j'adore notamment c'est cette longueur et le fait qu'elle soit assez ample pour que je puisse me mouvoir sans être gênée. J'ai d'ailleurs porté plusieurs fois cette robe pendant le confinement alors que j'étais chez moi toute la journée, sur le canapé à regarder un film ou à travailler sur mon ordinateur hahaha. 

Pour finir, j'ai mis une de mes paires de boucles d'oreilles préférées, achetées en Israël dans un Topshop d'un centre commercial, il y a des années et des années (en 2015 peut-être?) et cet élastique-ruban violet au motif vichy, offert par ma cousine Eva pour mon anniversaire de cette année.

J'ai conscience que c'est une tenue plutôt nunuche néanmoins c'est aussi une part de ma personnalité j'ai envie de dire et j'assume totalement ressembler à une petite fille sage et romantique. C'est comme si je sortais tout droit d'un livre britannique et que je me rendais à un salon de thé pour aller bavasser avec une amie - soit quelque chose que je n'ai pas fait depuis longtemps -.

Bon je termine mon bavardage en vous souhaitant à tous une merveilleuse soirée. Je vais, pour ma part, aller rêver d'un prochain voyage à Londres. 




lundi 23 novembre 2020

TV Shows | Latest Series Seen #9

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Cela fait précisément neuf mois que je ne vous ai pas parlé séries tv sur le blog. Dans mon dernier article publié le 23 février 2020, je vous avais parlé d'une série britannique, de trois séries américaines et d'une série norvégienne.

Aujourd'hui je partage donc avec vous le neuvième article de la catégorie Séries

Big Mouth de Jennifer Flackett, Mark Levin et Andrew Goldberg.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie et animation.
Format : 26min.
Saison(s) :  4 (en cours).
Nombre d'épisodes : 41.
Date 1er épisode : 29 septembre 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 

La série suit les aventures d’élèves de 5e d’un collège de la côte Est près de New York confrontés aux affres de la puberté et de leurs premiers pas vers la vie d’adultes. Les épisodes se focalisent aussi sur les évolutions entre leurs amitiés sans ignorer leurs éveils mutuels à la sexualité.

Mon avis : 

Après avoir fini de voir BoJack Horseman - dont je vous avais parlé dans un article séries précédent - et j'avais envie de voir une autre série d'animation divertissante et intelligente. C'est mon ami Léo (le spécialiste des séries tv) qui m'a conseillé de voir cette série. 

Je dois dire que cela a été un véritable coup de coeur! En effet, alors qu'on pourrait croire qu'il s'agit d'une série pour les enfants et de ce fait, immature, Big Mouth est, au contraire, écrite avec sagesse, connaissance et maitrise des sujets qu'elle explore.

Chaque épisode est centré sur une question d’ordre sentimental ou sexuel, sans véritable tabou. La sexualité féminine est autant représentée que celle des garçons. Sont ainsi abordées les questions des premières règles, de la masturbation pour les deux sexes, de l’homosexualité réelle ou supposée, ainsi que du viol et de l’infidélité. Tout cela avec beaucoup d'humour mais aussi de la finesse et de l'esprit.

Tous les personnages sont attachants, que ce soit les adolescents comme les adultes. C'est frais, ça détend et ça pose des questions enrichissantes en s'adressant à un large public. 

Je conseille fortement!

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En analyse de Rodrigo Garcia.

Nationalité : Américaine.
Genre : Drame.
Format : 25min.
Saison(s) :  3 (terminée).
Nombre d'épisodes : 106.
Date 1er épisode : 28 janvier 2008.
Distributeur : HBO.


De quoi ça parle? 

À Baltimore, Paul Weston est un psychologue, psychanalyste et psychothérapeute, reçoit des patients en semaine. En général, à chaque séance, il suit un patient qui lui fait part de ses problèmes et autres sujets. Paul suit quatre patients et le vendredi il se rend chez sa propre thérapeute, Gina.


Mon avis :
Adaptée d'une série israélienne, En analyse est une série qui a été adapté dans une dizaine de pays différent (bientôt c'est d'ailleurs la version française qui sera disponible sur nos écrans). 

Je l'ai vu assez tardivement parce que je n'avais jamais trouvé l'occasion de me poser pour la regarder attentivement. Au final, c'est lors de mes petits-déjeuners que j'ai pensé judicieux de suivre les aventures de Paul Weston et de ses patients.

C'est ma mère qui m'a recommandé cette série et elle m'avait conseillé de voir 5 épisodes par 5 épisodes (ce qui correspond à une semaine de travail pour le personnage principal). Toutefois, je n'ai pas vraiment suivi cette directive et j'ai regardé les épisodes en fonction du temps que j'avais devant moi. 

La première saison reste ma favorite parce qu'elle met en scène une de mes actrices préférées : Mia Wasikowska (qui n'avait alors que 19 ans mais en paraissait 5 de moins). Au niveau des patients aussi, j'ai trouvé que leurs histoires étaient plus passionnantes. 

Ce qui est fascinant dans cette série c'est qu'elle ne repose que sur des champs contre-champs. Il n'y a donc pas des effets de mise-en-scène ahurissants, simplement un dialogue entre deux personnes. 

Le génie d'En analyse c'est donc la psychologie des personnages, la manière qu'ils ont de s'exprimer ou non, de se déplacer, de se tenir, de réagir face aux questions qu'on leur pose.

J'ignore ce que les psychologues pensent de cette série néanmoins je trouve qu'elle est réaliste et donne envie de s'intéresser à cette discipline intrigante. 

D'autre part, ce qui est attrayant c'est la diversité des sujets abordés. Chaque patient a un problème différent à régler et même si on ne peut pas s'identifier à tous, il y a toujours un élément auquel on peut se rattacher. 

Enfin, même si on a un préférence qui nous est propre, tous les personnages sont intéressants et tous les acteurs qui les interprètes sont impressionnants. 

À voir!

I am not okay with this de Jonathan Entwistle et Christy Hall.

Nationalité : Américaine.
Genre : Drame, aventure et comédie.
Format : 23min.
Saison(s) : 1 (terminée).
Nombre d'épisodes : 7.
Date 1er épisode : 26 février 2020.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
On suit les tribulations d'une adolescente qui doit faire face à ses relations avec ses camarades de lycée. Elle doit composer aussi avec sa famille quelque peu étrange et appréhender la découverte de sa sexualité. Parallèlement, elle découvre des pouvoirs résidant au plus profond d'elle.

Mon avis :

Dans le même genre que The end of the f***ing world de Charlie Covell (dont je vous avais parlé dans mon deuxième article séries), cette série au titre à rallonge tourne autour de personnages adolescents. 

C'est d'ailleurs le même réalisateur qui s'est chargé de la mise-en-scène de ces deux séries et c'est pour cette raison que j'ai voulu voir I am not okay with this.

Bien que j'ai passé un agréable moment en visionnant les sept épisodes, je dois dire que la comparaison avec The end of the f***ing world est inévitable et, personnellement, j'ai préféré la série britannique à l'américaine.

Cependant, ce que j'ai beaucoup aimé c'est quelques détails par-ci par-là, comme le regard des adolescents sur leurs corps, leurs évolutions. Il y a un passage par exemple où le personnage principal montre qu'elle a des boutons sur les cuisses (cela paraît peu attrayant comme ça mais j'ai trouvé ce côté authentique charmant). 

Ce que j'ai apprécié notamment c'est le regard porté sur cette période ingrate par laquelle nous passons toutes et tous. Ici il n'est pas question de montrer les adolescents d'aujourd'hui mais plutôt ceux d'un passé qu'on ne pourrait pas définir précisément. On évite alors les clichés des nouvelles générations obsédées par leurs téléphones portables et les réseaux sociaux et ça, c'est un soulagement.

C'est donc la carte de la nostalgie qui est jouée ici et toutes les personnes qui aiment des séries comme Stranger Things (dont les producteurs sont les mêmes que pour I am not okay with this) seront ravis.

The Affair de Hagai Levi et Sarah Treem.

Nationalité : Américaine.
Genre : Drame.
Format : 50min.
Saison(s) : 5 (terminée).
Nombre d'épisodes : 53.
Date 1er épisode : 12 octobre 2014.
Distributeur : Showtime.


De quoi ça parle? 
La série explore les conséquences d'une relation extraconjugale entre Noah Solloway, professeur, et Alison Lockhart, serveuse, après leur rencontre à Montauk dans les Hamptons sur la côte est des États-Unis.

Mon avis :
Nous avons commencé à regarder cette série avec ma mère lors de sa diffusion en 2014 et puis, nous n'avons jamais continué malgré notre engouement pour cette dernière.

C'est cette année seulement et grâce à la disponibilité de la série complète sur Canal + que nous avons enfin pu la voir dans son intégralité. 

Malgré notre enthousiasme à l'idée de reprendre la vision de cette série qui nous avais tant marquée, nous étions perplexes à l'idée qu'elle s'étale sur 5 saisons. Parce qu'en effet, rappelons-le, il s'agit d'une "simple" histoire de tromperie.

C'était sans imaginer l'ampleur qu'allait prendre The Affair. Parce qu'en effet, cette série est pleine de rebondissements et ne cesse pas de surprendre jusqu'au dernier épisode. 

Pour ma part c'est un vrai coup de coeur et c'est tout à fait le genre d'oeuvre que je pourrais revoir dans un futur proche pour sa richesse complexe et sa diversité.

Bon par contre il faut être patients parce que 53 épisodes de 50 minutes cela représente un nombre d'heures assez important mais honnêtement, ça en vaut la peine!


Anne with an e de Moira Walley-Beckett.

Nationalité : Canadienne.
Genre : Drame.
Format : 45min.
Saison(s) : 3 (terminée).
Nombre d'épisodes : 27.
Date 1er épisode : 19 mars 2017.
Distributeur : CBC.


De quoi ça parle? 
À la fin du xixe siècle, les frères et sœur Matthew et Marilla Cuthbert décident de prendre en charge un garçon orphelin pour aider au travail de la ferme familiale, Green Gables, à la périphérie de la ville d'Avonlea, sur l'île-du-Prince-Édouard. Quand Matthew va chercher l'enfant à la gare, il ne trouve pas un garçon, mais une fillette fougueuse et bavarde, Anne Shirley. Au début, les Cuthbert sont enclins à la renvoyer, en particulier après la disparition de la broche de Marilla, que cette dernière soupçonne Anne d'avoir prise. Il la renvoient donc à l'orphelinat. Pendant le trajet de la petite, Marilla retrouve la broche, Matthew part donc à la recherche d'Anne et la ramène à la maison. Réconfortée et installée dans sa nouvelle maison et école, Anne affiche une fois de plus un enthousiasme débordant qui tourne néanmoins facilement au désespoir quand les choses vont mal.

Mon avis :
Je ne sais pas comment j'ai pu vivre jusqu'à maintenant sans avoir vu cette série! Cela paraît peut-être un peu exagéré mais franchement quel bonheur! 

La raison pour laquelle j'ai été attirée par cette série est bête et simple : la couleur de cheveux du personnage principal soit un roux étincelant. 

Évidemment ce n'est pas en cette spécificité que réside ma joie irrépressible de vous parler de cette série.

Anne with an e c'est l'équivalent d'un moment passé près d'un superbe feu de cheminée auprès duquel on sirote un bon thé chaud avec de délicieux biscuits. Anne with an e c'est la joie d'admirer la nature environnante, les animaux qui y résident. Anne with an e c'est un univers imaginaire dans lequel on rêve de vivre pour l'éternité.

Je n'ai pas assez de mots pour décrire la satisfaction avec laquelle j'ai regardé cette série. Absolument tout m'a fait battre mon coeur, éclairé mes pupilles, enchantée mes oreilles. 

Tous les personnages sont plus attachants les uns des autres, tous les épisodes partagent la même qualité et plus cela avance plus on redoute la fin. 

Là aussi c'est une série que je reverrai sûrement plusieurs fois pour son côté délicat et reconfortant.

Un ÉNORME coup de coeur!


Voici donc un nouvel article sur les séries tv que j'ai vu récemment. J'espère que cela vous a plu et intéressé! Je vous retrouve demain avec un article mode.


lundi 16 novembre 2020

Fashion | Hit Lerele

♫ Now listening to :  Hit Lerele - Beatriz Luengo

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Comme je vous le disais dans mon article mode précédent, j'ai commencé le sport voilà une semaine maintenant. 

Après deux jours de pause (samedi et dimanche), j'ai repris ce matin avec courage et détermination. Pour l'instant je n'ai pas de courbatures (j'en ai eu toute la semaine dernière), j'espère que ça va continuer.

Aujourd'hui je vous propose un look d'inspiration espagnole avec un haut typique des danseuses de flamenco et avec des espadrilles à talons.













Quand j'ai vu cette blouse rouge et noire aux manches ballon dans une friperie à Berlin au mois de mai 2019, je me suis immédiatement empressée de l'amener dans une cabine du magasin pour pouvoir l'essayer. Miracle : elle m'allait comme un gant! 

Malgré cela, j'avais des doutes quant à son futur dans ma garde-robe parce que oui, certes c'est une pièce magnifique dans laquelle je me sentais bien mais allais-je la porter plus d'une fois? 

Il s'avère que pendant mon séjour berlinois, je n'ai pas résisté longtemps avant de me pavaner avec. J'avais d'ailleurs oser une association assez osée avec un bermuda en plaid. Le choc des cultures (Espagne et Royaume-Uni) était bien présent. Si cela vous intéresse, voici une photo ici.

C'est ma mère qui m'a suggéré de l'associer à cette jupe noire plissée achetée chez Zara il y a quelques années déjà. Je n'y avais pas pensé et je dois dire que je suis absolument conquise par ce mix. 

Pour les accessoires, j'ai tout de suite pensé à ces boucles d'oreilles rouges (Topshop) et ces espadrilles (Asos) qui sont hyper confortables grâce ce large talon en liège. 

Bien que j'ai dû faire réparer chez un cordonnier une des lanières qui s'était cassée (j'avais marché trop de kilomètres à Paris haha), je suis vraiment heureuse de cet achat que j'avais fait en ligne. 

Personnellement, il n'a pas toujours été évident de trouver des chaussures. Premièrement parce que je fais du 41, deuxièmement parce que mes pieds sont très plats, troisièmement parce qu'ils sont larges comme des palmes. Alors quand je trouve une paire dans laquelle je ne suis pas en souffrance totale, je peux vous dire que j'ai envie de les garder le plus longtemps possible.

Bon sinon, je crois bien que c'est l'une des premières fois que je porte un vêtement noir sur le blog non? Fait très rare pour être identifié à mon humble avis. En effet, le noir est quasi absent de mon dressing. Je n'ai jamais été vraiment attirée par autre chose que les couleurs vives et les fleurs je dois dire néanmoins, qu'ici, avec cette blouse rouge, je trouve que c'est vraiment beau et pas terne du tout. 

Qu'en pensez-vous?

Bon sinon, je n'ai pas pu m'empêcher de choisir une chanson de Beatriz Luengo pour illustrer cet article (les fans de la série Un, Dos, Tres levez le doigt!). Ne me jugez pas, c'est un tube et surtout un souvenir génial pour ma mère et moi qui l'écoutions à fond dans notre voiture en 2006.

Sur cette parenthèse nostalgie, je vous souhaite à tous une merveilleuse semaine!