Sunday, July 19, 2020

Music | Top 5 songs (June 2020)

Bonjour, bonsoir à toutes et tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous mon top 5 chansons du mois de Juin.

Pour changer de d'habitude, j'ai décidé de ne partager avec vous que des morceaux datant de la fin des années 2010. J'espère que cette sélection plus contemporaine vous plaira. Sur ce, bonne écoute à toutes et tous!

Cocktail Bomb - Born Idiot ft. Flore Benguigui (2018) : 

Je ne me souviens plus précisément comment j'ai découvert cette chanson (je crois bien que c'est sur Youtube) mais je suis tout de suite tombée sous le charme. 

Born Idiot est un groupe français composé de cinq amis de Rennes, ville française dont la scène musicale est plutôt réputée. À leur actif, un album Afterschool (2017) et un EP Coco Trip (2019). 

Ce que j'aime dans "Cocktail Bomb" c'est son inspiration bossa nova et notamment son côté sucré et délicat apporté par la voix de Flore Benguigui (chanteuse de L'Impératrice). 

C'est un titre parfait à écouter tout au long de l'été!

Le remède - Luidji (2019) : 

Là encore je n'ai pas de souvenirs précis quant à la découverte de cet artiste. Toutefois, je ne me lasse pas d'écouter ce morceau en particulier. 

Je crois que ce que je préfère dans cette chanson c'est le sorte de décalage entre les paroles assez frontales et crues ("je me dis qu'elle se fait déglinguer par un mec au hasard...") et la douceur nonchalante de la voix de Luidji. 

Parmi les influences qu'il cite il y a Whitney Huston, Jacques BrelJames BrownJay-z ou Kanye West : de la soul donc, de la variété française et du rap, un joyeux mélange qui explique la particularité de sa musique et le fait que j'y adhère. 

À suivre!

Guajira - Desta French (2020) :

Moitié italienne, moitié colombienne, Desta French est une jeune chanteuse installée dans le Nord de Londres.

Personnellement, quand j'écoute ce titre j'ai l'impression de replonger dans le meilleur du R&B des années 2000. Cela me fait penser à des artistes comme TLC, Beatriz Luengo ou encore Toni Braxton, que j'écoutais quand j'étais en primaire.

Après avoir sorti un EP de quinze minutes en 2018, elle est revenue, il y a quatre mois avec cette chanson que j'ai découvert sur Youtube.

Si je ne suis pas particulièrement fan du clip, j'adore ce morceau que je trouve enivrant.

Selfish - Little Simz ft. Cleo Sol (2019) :

Dans une ambiance plus rêveuse, il y a cette collaboration entre Little Simz et Cleo Sol que je n'ai cessé d'écouter ces dernières semaines.

Toutes les deux Anglaises, elles grandissent à Londres dans les années 90. Aujourd'hui Little Simz a 26 ans et Cleo Sol 30. Elles tracent chacune de leur côté un chemin florissant et prometteur avec 3 albums et 7 EP pour la première et 1 EP (Winter Songs, 2018) ainsi qu'un premier album sorti en Avril 2020 pour la seconde.

Les deux artistes partagent notamment ce même amour pour la chanteuse Lauryn Hill, dont elles s'inspirent continuellement. 

Évidemment, maintenant je vous invite vivement à écouter leur musique respective et vous faire votre propre avis. 


Just Friends - Max Pope (2020) : 

C'est grâce à Instagram que j'ai fait la découverte de Max Pope. Depuis, je suis à l'affût de toutes ses nouvelles compositions (son dernier morceau en date a été dévoilé le 22 juin dernier et c'est aussi un petit bijou).

Faisant des lives hebdomadairement depuis le confinement sur les réseaux sociaux, le jeune artiste de 24 ans évolue dans un style qui lui est propre. Si sa tête m'énerve (ne me demander pas pourquoi, je ne saurais pas vous répondre), son univers qui s'inspire aussi bien de la soul des années 60-70 que d'artistes contemporains comme Nick Hakim, m'a tout de suite séduite.

Just friends est le genre de titre que j'écoute en boucle jusqu'à me dire "euh là faudrait peut-être passer à autre chose". Même si j'ai conscience que ce n'est pas un chef d'oeuvre absolu, il y a plein d'éléments qui m'obsèdent comme ces quelques accords à la guitare au début suivie de cette batterie toute simple mais efficace qui permettent d'introduire la délicieuse voix du musicien. Ensuite arrive ce refrain qui fait comme partie de moi désormais et ces dernières 40 secondes aussi, avec ce solo de guitare fort plaisant.

Bref, vous l'aurez compris : je suis fan! D'autant plus que c'est un titre qui semble avoir été composé sans efforts et qui, de ce fait, me paraît idéal pour la période estivale.


Voici donc pour ce top 5 des chansons que j'ai le plus écouté en Juin. J'espère, comme toujours, vous avoir fait découvrir de nouveaux artistes et/ou morceaux et vous avoir donné envie d'en découvrir davantage.


PS : Je triche un peu en vous proposant d'aller écouter une reprise du titre Les Mots Bleus par Johan Papaconstantino sur laquelle j'ai adoré faire des cartons. 

Wednesday, July 1, 2020

Cinema | Recommandations cinématographiques #9

Bonjour, bonsoir à toutes et tous, j'espère que vous allez bien! 

Pour ma part je suis en plein déménagement et donc en plein milieu des cartons. J'ai toutefois décidé de m'accorder une petite pause pour pouvoir écrire cet article. 

Au programme : 2 films américains et 3 films français. 

01/05/2020 : Tous nos jours parfaits / All the bright places de Brett Haley (2020). 

Je pense vous l'avoir dit plusieurs fois sur le blog : j'adore Elle Fanning. Depuis 2006, je suis de près sa carrière (elle n'avait alors que 8 ans mais je l'avais déjà remarqué). J'essaye donc de voir tous les films dans lesquels elle joue et c'est pour cette raison que j'ai vu Tous nos jours parfaits.

Je m'attendais à une romance amoureuse adolescente et j'ai été surprise de découvrir une histoire passionnelle certes, néanmoins dramatique et clairement pas comique du tout (même si on rit parfois quand même). 

Si j'étais très heureuse de découvrir Elle Fanning dans ce rôle de lycéenne meurtrie, j'étais notamment ravie de retrouver l'acteur Justice Smith que je connaissais comme ayant le rôle principal de la série The Get Down de Baz Luhrmann et Stephen Adly Guirgis (dont je vous avais parlé en Avril 2019 dans mon premier article consacré aux séries). 

À eux deux ils forment un joli couple et les rôles qu'ils interprètent leur correspondent vraiment bien. Je pense d'ailleurs que la qualité du film repose en grande partie sur leur jeu et leur alchimie.

Maintenant pourquoi j'ai vraiment aimé Tous nos jours parfaits? Assez simplement parce qu'il donne envie de partir à la découverte de nouveaux lieux comme le font Violet et Theodore, parce qu'il donne envie de tomber amoureux, parce qu'il rend presque - bizarrement - nostalgique des années lycée. 

D'autre part, j'ai bien apprécié la direction artistique en général. Les costumes étaient bien choisis (vive la collection de pulls de Violet) et les décors géniaux et originaux. 

En termes de mise-en-scène on reste sur du classique cependant il y a une certaine poésie teintée de philosophie qui apporte un vrai plus à l'ensemble.

Enfin, j'ai été impressionnée par la fin qui ne choisit pas la facilité et embrasse le côté "réel" de la vie de tous les jours plutôt que de se contenter d'une conclusion banale et attendue.

Dans le même genre, je vous conseille notamment Happiness Therapy (The Silver Lining Playbook) de David O.Russell avec Jennifer Lawrence et Bradley Cooper, qui explore lui aussi la romance entre deux personnes qui ont perdu le goût de la vie.

04/05/2020 : She's so lovely de Nick Cassavetes (1997).

Une autre histoire d'amour parce que, pourquoi pas!?

Construit en deux parties assez distinctes, She's so lovely raconte la folle passion entre Maureen et Eddie. Toutefois il ne s'agit pas de suivre les péripéties de leur histoire mois après mois, ni d'exposer de manière banale leur amour. Au contraire, le scénario évince dix ans de leur existence, nous laissant dans le flou quant à ce qu'il s'est passé pendant cette période. 

Dans la première moitié du film on les découvre ainsi en tant que couple et dans la seconde, on assiste à leurs retrouvailles. 

Cette construction est un aspect important du récit puisqu'elle nous laisse imaginer ce qui s'est déroulé ou non et elle apporte notamment davantage d'émotion et de drame à l'ensemble. 

Ce qui m'a tout de suite plu c'est le générique de début : j'ai aimé la typographie utilisée et la chanson qui n'est autre que "It's Oh So Quiet" de Björk, un titre que j'adore et qui m'enchante à chaque fois que je l'écoute.

Ensuite ce sont les personnages hauts en couleurs et évidemment les acteurs qui se sont fondus en eux. Que ce soit Robin Wright ou Sean Penn, ils captent instantanément notre attention et nous troublent par leur charisme. Il n'y a pas de doute, ces deux là crèvent l'écran et leur complicité évidente fascine.

Bien qu'on comprenne rapidement que la passion qu'ils vivent les consument, le lien entre Maureen et Eddie semble impossible à défaire. La force de Wright et Penn est de nous emmener avec eux, ou plutôt leurs personnages, dans leur douce folie et d'apprécier chaque minute du voyage.

Alors que, personnellement, je me serais contentée de ce premier chapitre, on est embarqués dans un second temps à ce qui semble être à des années lumières de ce qu'on a vu précédemment. L'apparition d'un nouveau personnage, Joey (merveilleusement interprété par John Travolta), engendre un bouleversement mais aussi une avancée qui, selon moi, sont très intéressants. 

Qui dit nouveau personnage, dit nouveau point de vue et donc nouvelle facette d'une histoire qu'on croyait avoir déjà bien cernée. Le scénario est donc plus subtil et intelligent qu'il n'y paraît!

Enfin, j'ai adoré le style vestimentaire de Maureen, les nombreux fondus enchainés tous plus beaux les uns des autres, l'ambiance apportée par la pluie, la séquence de danse etc... Bref, tous ces détails qui, selon moi, font du film un bijou à ne pas rater!

Si vous appréciez vous aussi ce type de film, je vous recommande Sailor et Lula de David Lynch et Tueurs nés d'Oliver Stone.

12/05/2020 : Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil (1963).

Sur le site Sens Critique il y a un agenda qui permet de voir les films qui passent à la télévision selon notre liste d'envies. C'est comme ça que j'ai su qu'Arte allait diffuser Mélodie en sous-sol.

Adapté du roman The Big Grab écrit par John Trinian, cette transposition cinématographique est le fruit d'une idée de Michel Audiard à qui l'on doit les dialogues.

Pour tout vous avouer, les films policiers ne sont vraiment pas ma tasse de thé. La raison pour laquelle je désirais voir cette oeuvre était plutôt d'observer Gabin et Delon jouer ensemble.

Cependant, j'ai été surprise de me laisser prendre au jeu et de suivre l'intrigue avec beaucoup plus d'intérêt que prévu. C'est ainsi que je me retrouve à vous en parler présentement. 

Outre le scénario qui est écrit avec brio et dont le suspens est absorbant, le casting est irréprochable, la photographie sublime, la musique admirable. 

Ce qui m'a particulièrement séduite c'est la voix off de Gabin, la séquence dans le train au début, le générique en plusieurs parties entrecoupé de dialogues, le noir et blanc, la symétrie, les reflets dans les miroirs et les recadrages et forcément les répliques qui me font sourire comme : "T'as acheté une télé?" "Bah oui, après le diner ça distrait".

En résumé : c'est à voir, plutôt deux fois qu'une. 


Anecdotes :

1. La Metro-Goldwyn-Mayer, qui finançait en partie Mélodie en sous-sol, refusait d'engager Alain Delon, car Jean Gabin leur suffisait comme tête d'affiche. À l'origine, le choix des producteurs pour le rôle de Francis Verlot s'était porté sur Jean-Louis Trintignant. Mais comme Alain Delon tenait particulièrement au projet, il renonça à son cachet et proposa de jouer dans le film en échange des droits sur le Japon, l'URSS et l'Argentine. Belle inspiration puisque le film fut un succès international et qu'il lui rapporta de quoi largement compenser son manque à gagner initial.

2. Acteur internationalement reconnu, Alain Delon voulait améliorer sa côte de popularité auprès du public français, qui lui préférait à l'époque Jean-Paul Belmondo. La réussite d'Un singe en hiver que son "concurrent" avait tourné l'année précédente avec Jean Gabin et Henri Verneuil fut donc l'une des raisons de sa participation à Mélodie en sous-sol.

3. Alain Delon avait une admiration sans bornes pour Jean Gabin, pour qui il éprouvait une affection quasiment filiale. Tout était bon pour lui plaire. À l'époque de la réalisation du film, pour la partie tournée à Cannes, Delon demandait à être prévenu de l'arrivée de la voiture de production de Gabin, pour l'accueillir dès l'entrée du studio. Les relations entre les deux acteurs, qui rivalisaient d'inventions drolatiques, n'étaient pas toujours dénuées de tensions, d'autant que les répliques écrites par Audiard étaient parfois « vachardes »

4. Durant le tournage, les tensions entre Alain Delon et Henri Verneuil furent à ce point fréquentes que l'assistant-réalisateur Claude Pinoteau devait leur servir parfois d'intermédiaire.

5. Durant le tournage, Jean Gabin et Michel Audiard se brouillèrent au point que le comédien refusa de jouer dans Les Tontons flingueurs (1963). Le vétéran trouvait en effet que son rôle n'avait pas assez d'importance et que Maurice Biraud, ami du dialoguiste, était trop mis en avant dans le film. Les ennuis gastriques du "Vieux" n'allaient pas pour arranger les choses.


17/05/2020 : Buffet froid de Bertrand Blier (1979).

Tout comme Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil, j'ai vu Buffet Froid à la télévision. Cela faisait des années déjà qu'il était sur ma liste et je n'ai pas hésité une seconde à sauter sur l'occasion de le voir alors qu'il passait un dimanche soir sur je ne sais plus quelle chaîne.

Même si ce n'était pas le premier film de Bertrand Blier que je visionnais, j'étais loin de m'attendre à un tel scénario. En effet, il faut savoir que Buffet froid est une histoire surréaliste que le cinéaste a écrit en un seul jet inspirée par la personnalité même de Gérard Depardieu.

Récompensée par le César du meilleur scénario, ce film est, encore à ce jour, original et inspirant.

Dès le début avec cette séquence qui se déroule sur le quai du RER à La Défense, on est plongés comme dans un rêve dont on doute de sortir intact(e).

Des évènements tous plus incongrus que les autres défilent devant nos yeux ébahis, on essaye, forcément, d'y trouver un sens et puis on abandonne, on s'abandonne. 

La direction artistique participe à ce sentiment de doute et d'incompréhension avec des décors plus intrigants les uns des autres et les dialogues vont aussi dans ce sens troublé et troublant qui ne manquent pas de nous faire rire comme de nous inquiéter. 

À tous les curieux et aux passionnés de cinéma, c'est un film qui est incontournable. Ne doutez donc plus et sautez le pas!

Anecdotes : 

1. Pour ce film qu'il considère comme le plus réussi techniquement, Bertrand Blier précise par ailleurs qu'il est celui qu'il a mis le moins de temps à tourner. Affirmant alors se méfier "de plus en plus des sujets qu'(il) comprend trop bien".

2. Avec seulement un peu plus de 777 000 entrées en France à l'hiver 1979, dont à peine 250 000 pour Paris, Buffet froid est un grave échec pour Bertrand Blier, d'autant plus lourd que les rares spectateurs de l'époque à aller voir le film demandent le plus souvent à se faire rembourser comme après une mauvaise pièce. Incompris, l'oeuvre de Blier a heureusement son lot de supporters qui auront tôt fait d'établir sa réputation de film "culte".

21/05/2020 : Lola de Jacques Demy (1961).

À ma plus grande joie, Netflix a ajouté à son catalogue neuf films de Jacques Demy dont Lola que je n'avais encore jamais eu l'occasion de voir. 

Bien qu'il s'agisse du premier long-métrage du réalisateur, on retrouve d'emblée son univers avec tout d'abord la ville de Nantes, les marins aussi, et puis la manière dont les personnages se parlent etc... Cet univers auquel j'adhère complètement m'a charmée une fois de plus et j'ai pris un réel plaisir à le retrouver. 

D'autre part, il y a des phrases que j'ai noté comme "Je t'embrasse je suis trop contente", "Ce matin j'ai trouvé que les gens étaient beaux" ou encore " J'ai comme une grande peine de vous quitter" qui illustrent tout à fait cet esprit qu'on pourrait qualifier de naïf néanmoins qui me charme totalement. 

N'oublions pas de parler d'Anouk Aimée qui est absolument fantastique et qui participe grandement à la réussite du film. Sa grâce, son élégance, son phrasé m'ont donné envie de la découvrir dans d'autres rôles et par conséquent, de voir tous les films dans lesquels elle a joué. 

Lola m'a notamment captivée par sa liberté de ton, la musique de Michel Legrand (évidemment) et cette manière dont les différents intrigues s'entrecroisent. Cela m'a beaucoup rappelé Les demoiselles de Rochefort qui sortira 6 ans plus tard.

Pour l'anecdote : ma maman avait envisagé de m'appeler Lola sauf que ma grand-mère (sa mère) lui a dit que c'était un nom de prostituée et qu'il était hors de question que je sois ainsi nommée. Sa référence c'était, entre autres, ce film de Jacques Demy. C'est fou non? Comme quoi le cinéma peut avoir une vraie influence sur la vie des gens! 


Autres anecdotes autour du film : 

1. À l'origine, le film s'intitulait Un billet pour Johannesburg. Il devait être une comédie musicale tournée en cinemaScope et en couleurs mais Demy ne trouve pas de producteur qui lui fasse confiance, hormis Georges de Beauregard qui accepte de faire le film au moindre coût. Demy abandonne l'idée de comédie musicale et accepte de travailler en noir et blanc.

2. Jacques Demy a intégré dans son film un clin d’œil à Jean-Luc Godard et ce, en évoquant un certain Michel Poiccard qui n'est autre que le personnage interprété par Jean-Paul Belmondo dans À bout de souffle (1960). Il est intéressant de noter que Godard avait sorti son film pendant le tournage de Lola.



Voici la liste de tous les autres films que j'ai vu du 1er au 21 mai : La ligne droite de Régis Wargnier (2011), Bêtes de scène de Christopher Guest (2000), En avant de Dan Scanlon (2020), Pauvre Georges ! de Claire Devers (2019), Un mauvais fils de Claude Sautet (1980), Les confins du monde de Guillaume Nicloux (2018), Gambit de Michael Hoffman (2013), The Wife de Bjorn Runge (2018), Ce que veulent les femmes de Nancy Meyers (2000), Mr. Turner de Mike Leigh (2014), Haut les flingues ! de Richard Benjamin (1984), Do the right thing de Spike Lee (1989), Plein soleil de René Clément (1960), L'honneur des Prizzi de John Huston (1985), Les femmes de ses rêves de Peter et Bobby Farrelly (2007), Baisers volés de François Truffaut (1968).


J'espère que ce nouvel article dédié à mes derniers coups de coeur cinématographiques vous a plu! Je vous retrouve dimanche avec un article musique; en attendant, je vous souhaite à tous une bonne soirée/journée.

Sunday, June 14, 2020

Music | Top 5 songs (May 2020)


Bonjour, bonsoir à toutes et tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous mon top 5 chansons du mois de Mai.

Bonne écoute à toutes et tous!

October 33 - Black Pumas (2019) : 

Je commence cette sélection par ce live publié sur Youtube le 25 mars dernier.

Si je connaissais déjà le groupe Black Pumas depuis octobre 2019, période à laquelle j'avais découvert leur titre Colors, je n'avais pas écouter d'autres de leurs morceaux. C'est désormais chose faite et c'est pour cette raison que j'ai décidé de partager avec vous cette chanson.

Black Pumas est un duo américain composé d'Eric Burton (le chanteur) et Adrian Quesada (le guitariste et producteur), connu pour avoir travaillé avec le grand Prince - rien que ça! -. 

Formé en 2017, ils sortent leur premier album en 2019 le jour de la fête de la musique et reçoivent en 2020 leur premier Grammy. 

Ce que j'adore c'est évidemment leur côté rétro. On retrouve notamment de la soul et du R&B, deux genres que j'apprécie énormément. 

October 33 est un morceau que j'ai beaucoup écouté ce dernier mois. J'aime cette introduction à la guitare, simple mais efficace, qui me plonge directement dans une ambiance particulière, intemporelle, à la fois chaleureuse et mystérieuse. 

Et puis il y a la voix douce et charismatique de Burton, suivie de la batterie et des cordes qui donnent à la chanson encore plus d'ampleur. Bref, je suis fan et je vous conseille vivement d'écouter le reste.

Sun for someone - Oscar Jerome (2020) :

Je vous en avais déjà parlé dans mon article musique du mois de Mars : je me suis mise à écouter des podcasts dont Are We Live? qui est animé par Barney Artist, Tom Misch, Jordan Rakei et Alpha Mist (quatre artistes que j'adore). Chaque semaine pendant le confinement, ils ont partagé un morceau chacun et c'est comme cela que j'ai découvert "Sun for someone" d'Oscar Jerome.

Ce que je préfère dans cette chanson c'est le rythme que je trouve absolument fascinant. La basse, constante, apporte une certaine profondeur sur laquelle repose tout le reste de l'instrumentalisation.

L'autre aspect remarquable c'est la voix d'Oscar Jerome (aussi guitariste chez les Korokoko dont je vous conseille d'écouter la musique) qui, bien qu'elle ne soit pas la plus belle ou la plus marquante, est loin d'être inintéressante.

Il y a ce mélange de chant presque parlé, saccadé et de chant plus harmonieux et lisse et je trouve que l'association fonctionne vraiment bien.

Ensuite, pour le refrain arrive ce choeur aux influences afraicaines qui, personnellement, m'emmène dans des contrées lointaines, désertiques. Et pour finir, ce solo de guitare électrique qui fait plutôt plaisir également.

Encore un jeune londonien plein de talent dont je vais suivre la carrière de près!


Don't Fade - JGrrey (2017) :

On reste à Londres avec cette chanteuse de 26 ans à la voix enchanteresse. 

Soutenue par Lily Allen et Billie Eilish (dont elle a fait les premières parties), JGrrey a sorti son premier EP en octobre dernier.

Pourquoi JGrrey? Parce que son prénom est Jennifer et que sa couleur préférée est le gris tout simplement. 

"Don't Fade" est un morceau qui combine à merveille un côté hip-hop et néo-soul. Interprétée avec une certaine mélancolie et embellie par le bel accent britannique de l'artiste, cette chanson me fait rêver à yeux ouverts et me donne envie de faire des grands gestes avec mes bras comme pour prendre mon envol et survoler la ville. 

Un vrai petit coup de coeur!

Attitude - Lewis Ofman (2020) :

Habituellement, j'essaye au maximum de partager avec vous des titres qui ne sont pas forcément très connus ou populaires mais là j'avoue, je me devais de déroger à la règle parce que j'adore ce titre et que j'avais envie de mettre en avant un artiste français dont j'admire la carrière : Lewis Ofman.

Jeune prodige de la musique électronique, il est aussi bien reconnu chez nous qu'à l'autre côté de l'Océan Atlantique. 20 ans seulement et il a déjà collaboré avec de nombreux artistes internationaux comme Lana Del Rey, Fakear, Rejjie Snow ou Vendredi Sur Mer. 

Le 19 janvier dernier, il a sorti son deuxième EP et a encore une fois, comblé ses fans de la première heure et séduit de nouveaux admirateurs. Personnellement je l'ai connu en 2017 et son clip pour le titre Flash m'a même servi de référence pour celui que j'ai réalisé pour mon amie BRÖ

Cela fait maintenant quelque temps que je le suis sur Instagram et, pour tout vous avouer, il m'énerve autant qu'il me fascine hahaha. Je pense que c'est son côté cool mais en même temps premier de la classe qui me le rend énigmatique et donc difficile à cerner. 

Par curiosité j'ai alors regardé quelques interviews de lui  (dont celle-ci) et je dois dire que j'approuve totalement ses goûts musicaux - ce qui explique sûrement mon attirance pour ce qu'il produit -.

À cet instant-même où j'écris, je suis en train d'écouter en boucle "Attitude" et je n'ai pas envie d'arrêter.  Je pense par contre que mes voisins vont devenir fous mais il n'est pas encore minuit donc je ne me prive pas.

Hold Tight - Change (1981) :

Bon là on retourne quelques années en arrière, avant même que je sois née, pour bouger son popotin sur ce morceau disco que j'ai découvert lors de mes pérégrinations nocturnes sur Youtube.

Single sorti en 81, "Hold Tight" est resté numéro un pendant cinq semaines aux États-Unis. 30 ans après, je trouve qu'il s'écoute toujours aussi bien et je ne me lasse pas de l'écouter le plus fort possible, évidemment.

Encore une fois, bien sûr, je suis charmée par cette basse funky qui fait toute la différence. Peut-être que ce n'est pas incroyable pour vous, pour moi c'est magique et indémodable.

Sinon pour parler un peu de Change, il faut savoir que c'est un groupe italo-américain (qui l'eut cru?). Formé en 1979 à Bologne, il s'inscrit d'abord dans le développement du son italo-disco. En sommeil après 1987, le groupe est réactivé en 1990, sous le nom de X-Change, mais l'album prévu ne peut être publié. Enfin, en 2018, Change se reforme.


J'ai écouté ce qu'ils ont fait de plus récent et c'est toujours très années 80 disons, mais en un peu moins bien. Je vous conseille donc plutôt de vous concentrer sur leurs débuts. 


Voici donc pour mon top 5 des morceaux que j'ai le plus écoute au mois de Mai. J'espère, comme toujours, que cette sélection vous a plu et vous souhaite à tous une merveilleuse soirée/journée.


Wednesday, June 3, 2020

Cinema | Recommandations cinématographiques #8

Bonjour, bonsoir à toutes et tous, j'espère que vous allez bien! Pour ma part, je passe ma dernière semaine à la campagne avant de rentrer sur Paris dimanche soir (le 7 juin). Je profite donc au maximum du calme et de l'espace avant de retrouver la ville que j'ai quitté mi-mars, juste avant le confinement.

Aujourd'hui c'est mercredi ce qui signifie que je vous parle de cinéma! 

Au programme :  2 films français, 1 film italien, 1 film américain et 1 film franco-belge.

17/04/2020 : Une femme est une femme de Jean-Luc Godard (1961).

Si je ne me trompe pas, je ne vous ai encore jamais parlé de Godard sur le blog. Et pourtant, si je suis loin d'avoir vu toute sa filmographie, j'ai déjà vu plusieurs de ses films. 

Une femme est une femme est son troisième long-métrage réalisé seul. De tous les films de Godard que j'ai vu, ce dernier est celui que j'ai le plus apprécié.

La majorité du temps quand je regarde un film depuis chez moi, je prends des notes sur un cahier pour y marquer tout ce qui me plait et que je trouve intéressant de retenir. Pour Une femme est une femme j'ai écrit trois pages entières (normalement j'en écris une en moyenne). 

Les notes que j'ai prises concernent surtout les dialogues que j'ai trouvé tous brillamment écrits. En effet, ils reflètent à la fois la personnalité des protagonistes mais notamment l'esprit du cinéaste, son humour et une certaine légèreté qui manque aujourd'hui aux films à l'affiche. 

Parmi les dialogues que j'ai relevé il y a par exemple "Tu es toujours en colère?" "Non" "Alors tu m'aimes?" "Oui" ou encore "Vous voulez que je reste?" "Oui" "Vous voulez que je parte?" "Oui" "Vous dites oui à tout c'est idiot" "Oui".

Afin de jouer ses dialogues il y a le trio Karina, Belmondo, Brialy qui fonctionne à merveille et dont on aime suivre le quotidien des personnages qu'ils interprètent. 

D'autre part il y a aussi la direction artistique qui ravira tous les amateurs de comédies musicales ou de couleurs vives tout simplement. Entre le jaune, le rouge, le bleu, on se balade dans des décors aux teintes dignes d'un tableau de Mondrian. Ces couleurs se retrouvent aussi sur les costumes et en particulier sur les tenues d'Anna Karina qui m'ont évidemment fait rêvé (en particulier sa tenue de marin).

Et puis il y a la mise-en-scène et le mixage sonore qui ne cesse de déconcerter par leur modernité et leur insolence. La musique se fait alors parfois trop entendre, est coupée brutalement néanmoins cela  provoque une sensation nouvelle, inédite et participe indéniablement au charme de l'oeuvre.

Enfin, il y a tous ces moments qui débordent de vitalité et de poésie comme la séquence de la dispute à la brosse à dent ou la querelle à travers des titres de livres.

Ce tout donne en somme une comédie pleine de bonnes idées, à la fois pétillante et décalée, fine et bon enfant qui ne peut que vous faire passer un agréable moment. 

Sur ces mots je termine cette critique avec la phrase prononcée par Anna Karina juste avant la fin du film "Je ne suis pas infâme, je suis une femme".

19/04/2020 : Le Zèbre de Jean Poiret (1992).

Le Zèbre est une adaptation du roman éponyme d'Alexandre Jardin. Magistralement interprété par un Thierry Lhermitte plus charmant, tendre et drôle que jamais, il s'agit d'une comédie pas comme les autres aux accents quelque peu tragiques.

Effectivement, bien qu'on est davantage tendance à rire qu'à pleurer, Le Zèbre est une histoire qui m'a émue à un niveau auquel j'étais loin d'imaginer. 

D'un romantisme infini et éperdu, c'est une histoire qui fait tout autant rêver que réfléchir. Le ton est doux-amer par l'intensité des sentiments et des émotions procurées. On passe de l'hilarant au dramatique d'une minute à l'autre par des dialogues d'une qualité impressionnante. 

Ainsi c'est un film qui développe de nombreux sujets imprégnés de philosophie comme la vie à deux  et son entretien perpétuel mais aussi la vie de famille et la recherche de l'amour absolu et éternel qui est au coeur de l'intrigue.

J'ai été particulièrement marquée par le côté loufoque et excentrique du personnage principal et la musique composée par Alain Souchon qui vient souligner le lyrisme du film. 

Comme un bonbon acidulé, Le Zèbre ne séduira peut-être pas à l'unanimité. Pour moi c'est un vrai coup de coeur en tout cas et je ne peux que vous le recommander.



25/04/2020 : Respiro de Emanuele Crialese (2002).

Second long-métrage réalisé par Emanuele Crialese, Respiro a reçu le Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes en 2002, ainsi que le Prix du Public.

Je le découvre donc 18 ans après avec, je l'imagine, le même plaisir que les personnes l'ayant vu à sa sortie. Un plaisir à la fois émotionnel et intellectuel puisqu'il m'a rappelé tous mes étés passés en Italie chez mes grands-parents et qu'il m'a replongée au coeur de cette culture que je connais depuis petite, aussi bien par la langue et par la mentalité de ses habitants.

Respiro dresse simultanément le portrait d'une population de bord de mer composée essentiellement de pêcheurs mais aussi et surtout celui de cette femme interprétée à la perfection par Valeria Golino.

Épouse et mère de deux enfants, qui tente tant bien que mal de "rentrer dans le moule" mais qui échoue par son comportement instable considéré dérangeant et menaçant pour l'équilibre de la communauté de l'île Lampedusa, Grazia détonne malgré ses efforts. 

Dès sa première apparition à l'écran, sa présence et sa sensualité naturelle attire et inquiète. Instinctivement on cherche à l'analyser et déchiffrer ses actions, rapidement on comprend son besoin de liberté. 

On n'oubliera pas non plus de mentionner Vincenzo Amato qui interprète le mari dévoué et jaloux, Francesco Casisa qui joue le frère ainé avec une implication et un sérieux impressionnants et enfin Filippo Pucillo qui apporte un peu d'humour par son air malicieux. 

En dépit d'une mise-en-scène qui reste assez sobre, plusieurs séquences sont remarquables comme cette image si belle de Valeria Golino flottant dans la mer qui résume à elle seule l'ensemble du film.

Enfin, c'est notamment par la musique composée par Andrea Guerra et John Surman, en adéquation totale avec l'esprit du film, qu'on parvient à apprécier à sa juste valeur, les paysages et la mer Méditerranée, véritable personnage au sein du récit.

Respiro est un film sublime sur l'émancipation des femmes, sur ce sentiment de l'été, sur le couple, sur la maternité et sur la vie tout simplement. J'ai adoré!

27/04/2020 : Four rooms de Allison Anders, Alexandre Rockwell, Robert Rodriguez et Quentin Tarantino (1995).

Sans le faire exprès, Four rooms est un autre film où apparait Valeria Golino (que vous pouvez voir sur l'affiche juste au dessus, le bras autour d'Antonio Banderas). Enregistré dans ma liste d'envies sur OCS depuis un moment déjà, j'ai décidé d'enfin le voir. 

Divisée en quatre courts-métrages réalisés par un cinéaste différent à chaque fois, cette comédie déjantée bouscule encore 25 ans après sa sortie. 

L'idée de base était de créer plusieurs mini-histoires avec un point commun : le personnage du groom Ted. Ainsi on le retrouve à plusieurs moments différents durant la même nuit de la Saint-Sylvestre, dans quatre chambres diverses.

Le ton est tout de suite donné par le début et son générique animé humoristique (qui m'a fait pensé à ceux de la Panthère Rose). En effet, ce qu'il faut savoir avec ce film c'est qu'il est à prendre au second degré si ce n'est même au millième degré sinon on risque de passer totalement à côté.

On ne va pas se mentir, le jeu sur-maniéré de Tim Roth m'a d'abord choquée cependant j'ai fini par accepter ce parti pris et m'en amuser. 

De tous les sketchs je pense que celui que j'ai le moins aimé est le premier et celui que j'ai préféré est le troisième (celui réalisé par Rodriguez). 

En résumé c'est un film atypique, que je suis heureuse d'avoir enfin vu. 


Anecdote : Bruce Willis n'est pas crédité au générique car il a tourné sans être payé afin d'éviter un procès de la Screen Actors Guild. 

29/04/2020 : De toutes nos forces de Nils Tavernier (2014).

Je vous l'avais déjà dit dans un article cinéma du mois de Novembre 2019, j'ai toujours adoré Jacques Gamblin. 

Quel plaisir donc de le retrouver dans ce rôle de père inspiré par Dick Hoyt, un ancien lieutenant-colonel de la Garde nationale aérienne des Etats-Unis qui courent des marathons et des triathlons avec son fils Rick, gravement infirme moteur cérébral.

Moi qui ne suis pourtant pas une sportive (hahaha), je suis totalement entrée dans cette histoire et je me suis étonnée de m'émouvoir autant (je n'ai fait que pleurer clairement). 

J'admire les personnes qui font, les personnes qui créent. Ce film prouve que quand on veut on peut et que le seul obstacle qui peut se dresser devant nous c'est nous-même (j'ai l'impression d'écrire une dissertation sur la volonté).

C'est une oeuvre pleine d'humanité, de solidarité, inspirante et déboussolante, à voir dans les moments de doute ou pour se donner du courage aussi.

Merci Nils Tavernier!

Anecdotes :

1. Pour recruter l’enfant qui jouerait Julien, le cinéaste a sillonné les routes de France pour dénicher un enfant handicapé plein de vitalité. Une personne différente mais qui éblouirait son entourage par sa force de vivre et son sourire. Après avoir fréquenté 170 établissements médicaux, et visionné des vidéos des candidats pour le rôle pendant cinq mois, le réalisateur a mis la main sur le jeune acteur Fabien Héraud.

2. La compétition sportive de Nice à laquelle Paul (Jacques Gamblin) et son fils paraplégique Julien (Fabien Héraudparticipent, est appelée triathlon "Ironman" en référence au super-héros Marvel et à son armure 2.0 qui le fait voler jusqu'aux cieux. Pour cette épreuve, les concurrents sont amenés à parcourir 3,8 km à la nage, 180 km à vélo et 42,195 km en course à pied. Durant la compétition, les deux acteurs se sont retrouvés en compagnie de 2 700 participants.



Sinon, voici la liste de tous les autres films que j'ai vu entre le 15 et le 19 avril : Quelqu'un de bien de Patrick Timsit (2002), Les Sous-doués en vacances de Claude Zidi (1982), 9 mois ferme d'Albert Dupontel (2013), The Invitation de Karyn Kusama (2016), Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander de Woody Allen (1972), O'Brother de Joel et Ethan Coen (2000), Noce blanche de Jean-Claude Brisseau (1989), Les Cerfs volants de Kaboul de Marc Forster (2007), Un prophète de Jacques Audiard (2009), Samba d'Olivier Nakache et Eric Toledano (2014), Un été magique de Rob Reiner (2012), Avec ou sans hommes d'Herbert Ross (1995), Mais qui a tué Pamela Rose? d'Éric Lartigau (2003), Ma femme s'appelle Maurice de Jean-Marie Poiré (2002), Le renard et l'enfant de Luc Jacquet (2007) et On voulait tout casser de Philippe Guillard (2015).