mardi 2 mars 2021

Fashion | Blue In Green

♫ Now listening to : Blue in green - Miles Davis

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Si le 13 février dernier je vous avais partagé un article où j'étais habillée toute en rose dans mon hamac, je n'ai pas publié d'article consacré à un nouveau look depuis le 17 décembre 2020. Je remédie donc à cela aujourd'hui avec une tenue shootée hier dans ma chambre, toute seule. 

En février j'ai commencé à partager des IGTV tous les jours sur mon compte Instagram de mon entrainement sportif (je vais sûrement écrire un article prochainement sur le sujet).

En mars, j'ai décidé de me mettre aux Reels, ces vidéos courtes très populaires. L'objectif c'est de partager plus régulièrement mes looks avec vous. 

Comme je me filme, j'en profite aussi pour immortaliser en photos mes tenues évidemment. Voici donc le premier article d'une série qui, je l'espère, vous plaira.

Je vous invite à me suivre sur mon compte @thenew_newgirl où je poste tous mes Reels.












Pour ce premier look de 2021, j'ai absolument voulu mettre cette robe en valeur. Trouvée il y a quelques années dans une friperie Hippy Market à Paris (si mon souvenir est bon), elle fait partie des pièces que je chéris. Si je tenais à vous la présenter aujourd'hui c'est parce que 1. je l'adore 2. je ne l'avais pas portée depuis presque deux ans car je ne rentrais tout simplement plus dedans.

Evidemment il y a le motif fleuri par lequel j'ai été immédiatement attirée mais il y aussi cette coupe seventies (je dirais?) que j'aime beaucoup. 

Comme nous sommes encore en hiver, je me suis dis que cela serait bien que j'inclus un manteau ou plutôt un imperméable dans ce cas. 

Si vous me suivez depuis un moment, vous avez d'ailleurs sûrement déjà vu ce super imper vert que j'ai porté à plusieurs reprises pendant mon voyage en Irlande en 2015. Il fait lui aussi partie de ces pièces dont je ne me séparerai jamais. Le détail qui fait toute la différence : les poches en forme de gouttes d'eau! 

Les chaussures sont aussi une trouvaille magique que j'ai faite à Londres en 2011 dans la boutique Office. Pour une fan de comédies musicales comme moi, ce modèle de chaussures à petits talons et noeud est un trésor inestimable. Le jour où je deviens riche, je me les fais faire en toutes les couleurs hahaha! Bon par contre, je dois l'avouer, même si les talons ne sont pas hauts, cela me fait super mal de marcher avec. 

Sinon pour les accessoires j'ai opté pour ce chapeau vert anis que j'avais acheté il y a des années chez Topshop et ces collants si particuliers qu'il me semble avoir dégotés sur Internet (Asos peut-être?).

Enfin, comme je vous le disais plus haut, j'ai pris ces photos seule et j'ai, pour la première fois testé l'option de télécommande à distance avec mon téléphone plutôt que d'utiliser le retardateur. Comme il s'agit d'une première tentative je n'ai pas su ne pas montrer mon portable (j'ai trouvé la solution entre temps). Il m'a semblé toutefois que c'était assez rigolo de faire une série avec cet objet du quotidien. Certains y verront une dénonciation de l'addiction aux écrans, certains penseront que je veux faire de la pub pour l'Iphone (d'ailleurs la coque vient de chez Urban Outfitters en passant).

Sur ces mots, je vous souhaite à toutes et tous une merveilleuse soirée. Pour ma part, je vais sûrement aller me faire un thé avec une poire. 

PS : J'ai fait une série de gros plans pour vous montrer mon maquillage et mes boucles d'oreilles et en fait on ne voit pas grand chose... (Laurielle je t'en supplie ne m'en veux pas).


samedi 20 février 2021

Cinema | Recommandations cinématographiques #19

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Je ne saurais vous expliquer vraiment pourquoi mais j'ai eu un mal insensé à écrire ou plutôt à terminer d'écrire cet article. À chaque fois que j'ouvrais le brouillon, je le fixais, relisais ce que j'avais déjà rédigé et je le refermais comme si de rien n'était. J'ai repoussé, j'ai repoussé et encore repoussé et le mois de janvier 2021 s'est terminé sans que j'ai partagé avec vous un seul article cinéma : évènement qui n'était pas arrivé depuis au moins 3 ans je dirais.

En regardant un ancien épisode de l'émission Le cercle sur Canal +, cela m'a donné le courage et l'envie d'écrire à nouveau des critiques sur les films que je vois, courage et envie que j'avais perdus depuis plus d'un mois...

Aujourd'hui je suis donc très heureuse de partager avec vous cinq nouveaux coups de coeur cinématographiques. Parmi les cinq films, deux que j'ai pu voir au cinéma juste avant le deuxième confinement.

Au programme : 3 films français, 1 film finlandais et 1 film suédois.

21/10/2020 : Adieu les cons d'Albert Dupontel (2020).

Après Au revoir là-haut qui avait reçu deux César en 2018, Albert Dupontel revient avec un scénario original écrit par ses soins.

J'étais impatiente à l'idée de découvrir ce nouveau film pour la simple et bonne raison que je suis une grande admiratrice de Virginie Efira. Aussi, la bande-annonce m'intriguait beaucoup et j'avais hâte de pouvoir mieux comprendre de quoi il s'agissait précisément.

Véritable tragi-comédie burlesque, Adieu les cons, raconte la cavale d'un trio improbable qu'on suit à travers une aventure inattendue et poétique. 

On retrouve indéniablement (et avec un certain plaisir) la signature Dupontel qui s'exprime à travers son ton satyrique et son regard critique et acerbe sur notre société actuelle. Le réalisateur-acteur s'amuse à jouer sur les paradoxes en choisissant de mettre en scène trois personnages qui sont des combles ambulants ancrés dans le réel. Ainsi, l'archiviste est aveugle, l'informaticien est compétent mais doit être remplacé parce que considéré pas assez jeune et la femme débordante de vie est atteinte d'une maladie incurable.

Par le biais d'une histoire qui raconte la détresse d'une femme face à une administration indifférente et numérisée jaillissent les thèmes de la filiation et de la maternité, thèmes que le réalisateur avait déjà abordés précédemment dans sa filmographie comme par exemple dans 9 mois ferme (2013).

Ce qui est assez surprenant de la part du cinéaste c'est la part octroyée au sentimentalisme, omniprésent, revendiqué et assumé. Il y a une simplicité émotionnelle qui déborde de ce film et vous enlace comme les bras d'une mère qui n'a pas vu son enfant depuis longtemps.

Au service du scénario, un visuel singulier qui traduit parfaitement l'état d'esprit des protagonistes et les émotions qui les traversent. Le propos est grave néanmoins il y a une véritable envie de faire voyager le public et de lui donner un spectacle hors du commun.

Ce spectacle nous est offert par la mise-en-scène rigoureuse et inventive. En faisant le choix d'un tournage en studio, cela a permis à Albert Dupontel et son équipe de réinventer la vie quotidienne. Pour cela je dis chapeau puisque cette version imaginaire du monde a pour effet de nous plonger directement dans une autre galaxie, galaxie qui semble être plongée dans le secret et le mystère de la nuit. L'urbanisme perd alors son côté sinistre et devient toile de fond d'un conte enchanté.

Inspiré par Charlie Chapin, Terry Gilliam ou bien encore Ken Loach, Dupontel honore ces grands hommes en usant de leur perspicacité et leur vision avant-gardiste. Adieu les cons est un hommage appuyé à Brazil de Terry Gilliam sorti en 1985 (que je vous conseille de voir impérativement). Terry Gilliam fait d'ailleurs un caméo dans le film.

Enfin, on n'oubliera pas de mentionner la prouesse des acteurs qui nous livrent une performance digne des plus grand prix. Avec en première ligne Virginie Efira qui dégage une tendresse et une humanité expansive et Nicolas Marié qui est à lui tout seul vecteur de poésie : on ne peut que succomber aux larmes et aux rires en les regardant se mouvoir et s'exprimer.

Ce fût un grand moment de cinéma!


Anecdotes : 
1. Lorsque Albert Dupontel a envoyé son scénario a Terry Gilliam ce dernier lui a répondu "Ton film est aussi improbable que la réalité, je viens".
2. Le film est dédicacé à Terry Jones, un des Monty Python, décédé en janvier 2020.


28/10/2020 : ADN de Maïwenn (2020).

Alors qu'elle écrivait depuis 2016 un long-métrage compliqué à financer sur Madame du Barry qui était la maîtresse de Louis XV, Maïwenn se voit proposer par son producteur Pascal Caucheteux en 2019 de s'atteler à un autre film, moins coûteux, en attendant de pouvoir réaliser son projet initial. C'est à partir de notes qu'elle avait depuis quelques années qu'ADN a vu le jour.

Co-écrit avec Mathieu Demy, ADN est un projet que la cinéaste a proposé à son ami suite à la perte de sa mère, Agnès Varda. Si elle avait déjà écrit une première version seule, Demy l'a enrichi de ses réflexions. Le scénario écrit n’avait d'ailleurs pas une forme classique : il s’agissait en effet de scènes résumées avec des fragments de dialogues. Chaque comédien pouvait ainsi s’approprier le texte et improviser. 

Dans cette même optique de spontanéité, Maïwenn a obtenu l'option de tourner le film dans l'ordre chronologique ce qui lui a permis, à elle et ses acteurs, d'avancer ensemble dans la même direction et au même rythme. 

La première partie s'attarde sur le sujet de la perte et nous expose la mort dans ce qu'il y a de plus concret. On assiste ainsi à des scènes très réalistes qui nous font constater, tout comme les personnages, de la banalité et de la violence ressentie face à une situation comme se retrouver nez-à-nez avec un corps sans vie, les affaires du défunt (qu'en faire?) ou encore choisir un cercueil. Ces actions qui peuvent sembler triviales sont pourtant vectrices d'une émotion hors du commun. En effet, toute personne ayant déjà été confrontée à la mort de quelqu'un sait ce que cela signifie d'avoir à gérer l'après. Ces séquences ne peuvent que rappeler la difficulté, l'épreuve que cela représente de perdre un être aimé de manière concrète et sans filtres.

On oscille alors entre comédie et drame et la force de la réalisatrice est de savoir parfaitement doser les deux états émotionnels. La séquence du choix du cercueil devient un moment drôle même si cela ne devrait pas avoir lieu d'être. Toutes les fêlures de cette famille sont mises à nu lorsque son pilier, le grand-père, décède. La prouesse de Maïwenn est de montrer et développer les conséquences de cette disparition. 

Par ailleurs, désireuse de parler de transmission avant tout, la cinéaste poursuit notamment la quête d'identité avec ce cinquième film où il est question de chercher d'où l'on vient (cf. le titre). La deuxième partie se concentre justement sur cet aspect et se ressert sur le personnage de Neige qui part à la recherche de ses origines.

La réalisatrice-actrice ne se refuse rien, elle est dans l'excès, ose, pousse, repousse, va à la limite. De bout en bout, son énergie est folle, débordante jusqu'à l'épuisement. On ressent et on épouse son regard qui est triple. Triple parce qu'elle développe plusieurs points de vue : celui de la personne endeuillée, de la personne en quête de réponses, de la personne opprimée par des parents qui l'ont toujours empêchée d'être ce qu'elle voulait.

Enfin, ADN est l'occasion, une fois de plus, d'attester du talent de directrice d'acteurs que possède la réalisatrice. Parmi tout le casting, chacun bénéficie de son heure de gloire et réussit à montrer une palette de jeu impressionnante. La séquence la plus marquante est sûrement celle de la confrontation mère-fille entre Maïwenn et Fany Ardant, déchirante par sa dureté.

ADN est le dernier film que j'ai vu au cinéma. Autant vous dire qu'il restera gravé en moi pour toujours.



09/11/2020 : L'homme sans passé d'Aki Kaurismäki (2002).

Présenté en compétition officielle à Cannes en 2002, L'Homme sans passé a remporté le prix d'interprétation féminine, décerné à Kati Outinen, ainsi que le Grand Prix du jury.

J'avais déjà entendu parlé de ce cinéaste finlandais mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de voir l'une de ses oeuvres. Grâce à Arte qui propose plusieurs de ses films sur sa plateforme depuis quelques mois déjà, j'ai pu, finalement, découvrir le cinéma d'Aki Kaurismäki.

C'est par un après-midi ordinaire et routinier, que ma mère et moi avons décidé de nous plonger dans L'homme sans passé. Nous ne savions ni l'une ni l'autre à quoi nous attendre et je dois dire que la surprise a été d'autant plus agréable!

Il m'est difficile de parler de ce film et surtout de retranscrire avec précision ce que j'ai ressenti en le voyant toutefois je vais essayer de vous faire part de mon impression.

D'abord, je dirais que, d'emblée, j'ai accroché. Que ce soit la lumière, le découpage, les acteurs ou encore l'ambiance générale : tout m'a charmée pour sa singularité. Ensuite, il y a ce plaisir coupable de rire de la langue finlandaise dont les sonorités sont étonnantes pour une française comme moi. Enfin, il y a ce côté intemporel qui m'a beaucoup plu.

L'homme sans passé m'a définitivement donné envie de continuer à explorer la filmographie de Kaurismäki. Je vous tiendrai donc au courant de mon avancée dans le futur. En attendant, je vous conseille vivement de vous intéresser à son cinéma et profiter de la disponibilité de plusieurs de ses films sur Arte.

12/11/2020 : Le coeur régulier de Vanja D'Alcantara (2016).

En rédigeant mon dernier article lecture je me suis rendue compte que je ne vous avais jamais parlé du livre Les Rêveurs écrit par Isabelle Carré que j'ai lu et adoré en 2019 (je vais donc remédier à cela rapidement).

Je suis loin d'avoir vu tous les films dans lesquels elle a joué cependant je l'ai toujours énormément apprécié pour son apparente douceur. Alors quand je suis tombée sur Le coeur régulier disponible sur Amazon Prime, je n'ai pas hésité une minute avant d'appuyer sur lecture.

Adapté du roman éponyme d'Olivier Adam, ce film est le second long-métrage de la réalisatrice belge. On sent un savoir-faire aussi bien en termes de direction d'acteurs que de direction artistique. Cette maitrise est sûrement due à la préparation du tournage qui a demandé un long travail de recherches.

En effet, avant de tourner, Vania D'Alcantara s'est rendue au Japon à plusieurs reprises. Cela lui a permis de mieux connaître la mentalité japonaise. Ces séjours lui ont notamment été utiles pour ne pas rester en surface et l'aider à savoir comment elle allait présenter le pays. Lorsqu'elle a découvert les îles d'Oki situées en pleine mer, la magie des lieux s'est révélée avec évidence, comme s'ils avaient été conçus pour accueillir le film.

Justement, j'ai été particulièrement sensible aux décors et à l'ambiance générale dans laquelle se déroule l'histoire. Le coeur régulier possède cette qualité d'être épuré alors qu'il traite de sujets complexes comme le suicide et le deuil.

Si la première partie se déroule en France, la seconde est transposée au Japon et plus précisément dans un village hors du temps qui se nomme Tojinbo. Cet endroit est connu pour ses hautes falaises et ses paysages somptueux. Mais ces précipices sont également tristement célèbres pour être le théâtre de nombreux suicides de personnes venant se jeter du haut de ces ravins. Toutefois, un homme veille et tente d'empêcher ces suicides en parlant et en écoutant les âmes en peine. Il se nomme Yukio Shige, policier à la retraite et c'est de cet homme qu'est inspiré Daisuke, interprété par Jun KunimuraVanja D'Alcantara a d'ailleurs rencontré le vrai Shige pour les besoins du film : "contre toute attente, c’est un homme plutôt rustre. Rien à voir avec l’image du moine bouddhiste que l’on pourrait se faire. Au contraire, c’est un type pragmatique qui fait ce qu’il a à faire, par utilité et par devoir".

Enfin, ce que j'ai beaucoup aimé c'est à la fois cette invitation au voyage et le rapport au silence. Il y a plusieurs séquences marquantes où la parole est mise de côté pour laisser place aux regards, aux gestes.

Anecdotes :
1. Isabelle Carré a un rapport particulier avec le Japon étant donné que  son père, designer, partait souvent travailler au Japon : "Petit à petit, ma maison d'enfance s'est japonisée. Les portes étaient couvertes de tissu, on mangeait dans des bols en raku, le garde manger était suspendu par des câbles comme dans les temples, on s'habillait en kimono… Ça a rendu le Japon traditionnel mythique à mes yeux".
2. Le chef-opérateur du film est Ruben Impens, le technicien fétiche de Félix Van Groeningen avec lequel il a fait Alabama Monroe (film que j'ai adoré et que je vous recommande vivement).
3. Jun Kunimura est notamment connu pour avoir prêté ses traits à Boss Tanaka dans Kill Bill de Quentin Tarantino.  L'acteur japonais a également tourné sous la direction de  Hirokazu Kore-Eda pour Tel père, tel fils (film absolument somptueux, à voir absolument).


14/11/2020 : My skinny sister de Sanna Lenken (2015).

Lorsqu'elle n'était encore qu'une adolescente, Sanna Lenken, la réalisatrice, souffrait d'anorexie. Sa petite soeur avait peur de la perdre à cause de ce trouble du comportement alimentaire. Elle s'est donc inspirée de sa propre histoire pour My Skinny Sister.

Afin de construire l'histoire, la cinéaste a rencontré de nombreuses jeunes filles souffrant de cette maladie et a longuement parlé avec elles ainsi qu'avec leurs proches. Elle les a d'ailleurs impliquées dans son projet.

Dans My skinny sister, elle a voulu montrer l'anorexie selon le point de vue des parents et surtout de la petite soeur Stella et non à travers les yeux de Katja. Pour la réalisatrice, les personnes souffrant de ce trouble ne sont pas toujours les victimes car leurs proches sont aussi impliqués dans cette épreuve et c'est justement pour cela que ce film se démarque et qu'il m'a beaucoup plu.

Le plus impressionnant reste tout de même le jeu des acteurs. Que ce soit les soeurs, leurs parents ou les rôles secondaires, tout le casting est investi dans le récit et nous propose une palette d'émotions exceptionnelle. Ce qui est fantastique c'est notamment la complicité entre les deux jeunes actrices qui semblent être réellement de la même famille dans leur manière de communiquer et de se comporter.

Pour finir, j'ai trouvé la photographie (que l'on doit à Moritz Schultheiss) très belle et surtout, au service du scénario. Bref, vous l'aurez compris, c'est un film réussi!

Anecdotes : 
1. Amy Deasismont (qui interprète le rôle principal) est une chanteuse célèbre en Suède. Elle est aussi connue pour être une bonne patineuse. Lors du casting, Sanna Lenken était réticente à l'idée que sa reconnaissance prenne le dessus sur le personnage de Katja. Au final, elle a tout de même obtenu le rôle.
2. Avant de réaliser ce premier long-métrage, Sanna Lenken avait mis-en-scène le court-métrage Eating Lunch qui a aussi pour sujet l'anorexie.


Voici donc pour ce nouvel article cinéma. J'espère que cela vous aura intéressé et donné envie de voir ces films à votre tour, si ce n'est pas déjà fait! Sur ces mots, je vous dis à très vite et vais aller me préparer un thé.


mardi 16 février 2021

Culture | Mes lectures #4 (Février - Décembre 2020)

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Voilà un an et demi à peu près, que je n'ai pas partagé avec vous mon avis sur les derniers livres que j'avais lu. Le dernier article lecture date en effet de juillet 2019, une époque qui parait lointaine, une époque où la pandémie n'existait pas encore...

À chaque fois que j'écris un article lecture, je me justifie de ne pas l'avoir fait depuis longtemps. Aujourd'hui, je ne dérobe pas à cette (mauvaise) habitude. Je me sens pourtant obligée de m'excuser parce qu'au fond, je m'en veux énormément de ne pas être une plus grande lectrice.

Je ne perds pas espoir en tout cas et si je vous parle ici des ouvrages que j'ai lu en 2020, j'espère bientôt vous parler disons des cinq premiers que j'aurais lu en 2021 (j'en suis déjà à deux donc je suis toujours dans une cadence respectable). 

Au programme : de la littérature américaine, chinoise, japonaise, française, italienne et autrichienne!

Dimanche chez les Minton et autres nouvelles de Sylvia Plath (2013).

Pour démarrer l'année 2020, j'ai choisi un livre de nouvelles pour ne pas m'imposer une lecture trop complexe qui me découragerait à persévérer. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire du Sylvia Plath, cet ouvrage m'a permis, à travers diverses nouvelles, de découvrir son univers. 

Mise-à-part l'avant-dernière des nouvelles qui a pour titre Superman et la nouvelle tenue de Paula Brown, il me semble que j'ai apprécié tout ce que j'ai lu. J'ai même pris certaines notes sur un cahier destiné à mes diverses lectures. 

Ce que j'ai aimé en particulier c'est le style d'écriture et surtout l'importance accordée aux détails de la vie quotidienne, le tout agrémenté d'une certaine fantaisie et de quelques notes d'humour plus ou moins noir par-ci par-là.

C'est une lecture simple qui fait réfléchir sur le monde qui nous entoure, les règles auxquelles on peut être soumis quand on vit en société et les concessions qu'il faut apprendre à faire pour ne pas souffrir de jalousie ou d'envie.

Bon à savoir : En 1982, Sylvia Plath a été la première poète de l'histoire à se voir accorder le prix Pulitzer en poésie, à titre posthume (pour une anthologie de ses œuvres, The Collected Poems).


Le Discours de Fabrice Caro (2018).

Recommandé par mon amie Eva qui est éditrice de formation, Le Discours a été, là encore, l'opportunité de "faire connaissance" avec un auteur dont je n'avais encore jamais rien lu.

J'étais très excitée à l'idée de le lire parce que 1. le résumé me faisait vraiment envie 2. je savais qu'une adaptation au cinéma allait sortir en décembre 2020 avec un de mes acteurs français préférés soit Benjamin Lavernhe.

À cause de la situation sanitaire je n'ai pas pu voir le fameux film, toutefois, cela ne m'a pas empêché d'imaginer ce que cela donnerait sur grand écran. Je ne sais pas vous, mais j'aime bien pouvoir mettre un visage sur des personnages de fiction alors le fait de connaître le casting de l'adaptation m'a beaucoup "aidé" à la lecture. 

Ce qui m'arrive quasi systématiquement quand j'adore un livre, c'est que je n'ai pas envie de le finir (ce qui explique peut-être le pourquoi du comment je ne lis pas davantage). Ainsi, j'ai mis des mois à finir Le Discours parce que je ne voulais pas connaître la fin et être, potentiellement déçue. Ce ne fût pas le cas heureusement et rien que de vous en parler en ce moment-même me donne envie de le relire ou du moins, en feuilleter quelques pages. 

Le souvenir que j'ai de cet ouvrage est à la fois doux et joyeux. D'une part parce que je l'ai lu avec facilité et plaisir et d'une autre parce qu'il me rappelle un moment avec mon père et plus précisément notre retour d'Italie en France. En effet, alors que je lisais, j'étais tellement enthousiaste et ravie que je n'ai pu m'empêcher de lire plusieurs passages à voix haute pour en faire profiter mon père. 

La lecture c'est aussi le partage. Le Discours est définitivement une histoire de partage dans mon cas puisque c'est sur un conseil que j'ai décidé de l'acheter et parce que j'ai choisi d'en faire part à mon père puis à vous à travers cet article.

Je vous conseille comme moi, de vous y plonger sans réfléchir, et de profiter de chaque phrase, chaque mot, chaque ponctuation.

La femme à la veste verte de P'ou Song-ling (2015).

Un autre recueil de nouvelles mais qui nous vient cette fois-ci de Chine. La femme à la veste verte est un ouvrage qui propose sept contes différents datants du 17ème siècle.

Honnêtement j'ai eu plutôt du mal à lire ces nouvelles. Je ne sais pas si c'est à cause des différents noms chinois des personnages et des villes (que je n'arrivais ni à prononcer, ni à situer) ou si c'est à cause de l'omniprésence du surnaturel (fantômes et humains qui prennent l'apparence d'animaux) que je n'ai pas réussi à accrocher plus que ça à cet auteur.

J'ai eu l'impression de lire un peu toujours la même chose et comme je n'arrivais pas non plus à m'identifier, je me perdais souvent dans mes pensées sans savoir réellement ce que j'étais en train de lire. 

Je n'ai donc qu'un vague souvenir de cette lecture et ne saurait vous en vanter les mérites...

La danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata (1926).

J'ai décidé de persévérer dans ma découverte de la littérature asiatique avec cet énième recueil de cinq nouvelles (si encore maintenant vous n'avez pas compris que j'aime les formats courts, je ne sais pas quoi ajouter de plus). 

Cela ne commençait pas vraiment bien puisque la lecture de la première nouvelle - qui donne son nom à l'ouvrage (La danseuse d'Izu) - ne m'a pas du tout enchanté. Le reste cependant a été beaucoup plus sympathique et plaisant. 

Bien que la culture française soit très différente de la japonaise, il ne m'a pas semblé que cela soit aussi complexe pour moi de trouver de l'intérêt à ces diverses histoires qu'il me l'a été pour La femme à la veste verte.

Effectivement, j'ai été touchée par la description du Japon à plusieurs époques différentes et j'ai été émerveillée par la subtilité utilisée pour dépeindre les relations humaines.

Il se dégage une ambiance vraiment particulière de l'écriture de Kawabata, une certaine poésie qui ne m'a pas laissée de marbre.

La comtesse de Ricotta de Milena Agus (2009).

Voilà un livre assez surprenant! Ce qui m'a le plus marquée c'est sûrement le style d'écriture de Milena Agus, aussi bien poétique que cru.

Il y a notamment cette manière assez visuelle et précise de plonger le lecteur directement dans l'histoire en dépeignant des personnages comme des décors ou encore des objets (la vaisselle dans ce cas là).

Autre aspect plaisant de cette lecture : le fait que l'histoire se déroule en Italie, mon second pays, celui que je porte dans mon coeur. Même si je n'ai pas lu énormément de littérature italienne, ce que traduit Milena Agus dans son roman est une certaine loufoquerie, un décalage qu'on aurait tendance à associer aux Anglais plus qu'aux Italiens. J'ai donc trouvé que pour une fois, c'était très intéressant d'avoir un point de vue autre sur cette culture méditerranéenne qu'on aime tant stéréotyper. 

Charmant et dépaysant à souhait, ce livre m'a apporté beaucoup de chaleur et m'a fait sourire à plusieurs reprises.

La confusion des sentiments de Stefan Sweig (1927).

Sans faire de mauvais jeu de mots, je suis assez confuse vis-à-vis de ce livre. 

J'avais déjà lu Lettre d'une inconnue (1922) de Stefan Sweig il y a quelques années de cela et j'avais eu un vrai coup de coeur (cela me fait penser d'ailleurs que je n'ai toujours pas vu le film).

C'est donc sans aucune appréhension que j'ai commencé à lire cet autre roman de cet auteur dont j'étais déjà familière. D'autant plus que le résumé me donnait plutôt envie et que le titre m'avait tout de suite interpellée (un titre c'est très important vous ne trouvez pas?).

Confuse je le suis pour plusieurs raisons. Premièrement parce que j'ai trouvé l'ensemble un peu trainant et répétitif, deuxièmement parce que j'ai eu beaucoup de mal à apprécier le caractère des personnages principaux.

Par ailleurs, j'ai été impressionnée par la minutie avec laquelle Sweig retranscris les sentiments humains et j'ai été fascinée par ce que ressens cet élève pour son professeur. 

C'est assez troublant de se retrouver face à une oeuvre à laquelle on trouve presque autant de défauts que de qualités. D'un côté j'ai trouvé qu'il y avait de la subtilité et de l'autre des lourdeurs qui me ralentissait dans l'avancement de ma lecture.Peut-être que, tout simplement, le sujet de La confusion des sentiments ne me correspondait pas... 

La réussite de ce roman aura tout de même été de provoquer en moi des émotions diamétralement opposées et c'est justement cette contradiction qui me fera me souvenir de cette lecture déconcertante.



Voilà pour ce nouvel article lecture qui, je l'espère, vous aura plu et donner envie de lire à votre tour! Sur ces mots, je vous laisse et vais aller me détendre devant une série.

samedi 13 février 2021

Fashion & Lifestyle | Getting a mini-holiday without travelling

♫ Now listening to :

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je vous propose un article un peu différent et inédit qui, je le souhaite vous fera vous évader le temps d'un thé bien chaud.








Il y a un mois j'ai été contacté par la marque Tropilex pour une collaboration. Tropilex est, vous l'aurez sûrement compris, une marque de hamacs et de chaises suspendues. 

Tous leurs produits sont tissés à la main par des tisserands traditionnels en Colombie, au Brésil et en Inde. En tant que membre de 1% For The Planet, Tropilex fait don d'au moins 1% de ses ventes annuelles pour soutenir les organisations environnementales à but non lucratif.

Si j'ai d'abord été surprise par l'idée de faire des photos d'un objet qu'on utilise plutôt en été, j'ai accepté le challenge original de me servir de mon hamac en plein mois de février. J'ai aussi sauté sur l'occasion parce que j'ai toujours voulu avoir un hamac.

Je rêvais qu'il fasse assez froid pour qu'il neige et que la neige tienne pour pouvoir la capturer. Mercredi dernier (le 10), je me suis réveillée avec le magnifique spectacle d'un paysage tout blanc à travers ma fenêtre. Je me suis dit que c'était LE jour pour prendre les photos et que je ne pouvais pas passer à côté de cette rare occasion. 

Je me suis donc habillée chaudement pour ne pas attraper froid en posant à -8 degrés. J'ai opté pour une tenue entièrement rose poudré parce que je trouvais que cela s'accordait bien avec le rouge du hamac.

Pour ce qui est de l'expérience : je dois dire que c'était TRÈS agréable! Il faut dire que je ne suis pas frileuse et que ce genre de journée froide et ensoleillée est ce que je préfère en termes de météo. Je pense que cela se voit à mon grand sourire et mes poses détendues. 

Voici donc pour cet article qui mêle art de vivre et mode. J'espère que cela vous aura plu et que cela vous aura donné envie de peut-être tester le hamac en hiver. Sur ces mots, je vous souhaite à toutes et tous un bon week-end et vous retrouve bientôt pour de nouvelles aventures!


Merci à Nathalie et Philippe qui m'ont aidé à prendre les photos et à réaliser cette idée atypique.