Wednesday, June 12, 2019

Cinema | Movies I've seen #32 (May 2019) Part 3

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la troisième partie des films que j'ai vu au mois de mai, une sélection qui s'avère être "très française" sans le vouloir. De plus, deux films de cet article faisaient partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2019 et les deux ont d'ailleurs été récompensés.

Au programme :  1 film américain, 5 films français, 1 film franco-belge-luxembourgeois et 1 film espagnol. 


18/05/19 : Ghost dog, la voie du samouraï de Jim Jarmusch

Depuis que j'ai vu Stranger than paradise (qui est le premier film que j'ai vu de Jim Jarmusch), je suis fan, fan, fan! C'est après être allée découvrir en salles The Dead Don't Die, dont je vous parlais dans mon article de la semaine dernière, que j'ai eu envie de voir un autre film du réalisateur. 

Mon choix s'est porté sur Ghost dog puisqu'il faisait partie du peu de films qu'il me reste à voir de Jarmusch (désormais il me manque seulement Mystery Train et The Limits of Control). 

Classé par les Cahiers du Cinéma au 9ème rang de leur liste des meilleurs films de 1999, Ghost Dog fait partie de ces films qui ont marqué aussi bien le public que la critique. Il s'inspire notamment de nombreux genres (film noir, comédie, western) et fait surtout plusieurs références au film Le Samouraï de Jean-Pierre Melville sorti en 1967 ainsi que Rashomon d'Akira Kurosawa sorti en 1950. Enfin, plusieurs extraits de dessins-animés sont utilisés dans le film comme Betty BoopWoody Woodpecker, Itchy et Scratchy ou encore Félix le chat.

De ses films, je crois que c'est l'un des plus vu et à mon avis c'est, d'une part parce qu'il est un peu moins jarmuschien que les autres et d'une autre part parce qu'il est ancré dans la culture hip hop grâce à sa musique originale composée par RZA, membre du Wu Tang Clan.

Malgré cette popularité, je me suis sentie moins concernée, moins intéressée par ce film de Jim Jarmusch et pour absolument tout vous avouer, je me suis même endormie en le visionnant et j'en ai donc raté la moitié... Il est donc difficile pour moi de donner un avis concret, non biaisé.

De ce fait, j'ai hésité à inclure ce film à mon article étant donné que je considère ne pas l'avoir vu convenablement. Toutefois, sachant qu'il va y avoir une rétrospective début juillet consacrée au réalisateur au  cinéma Max Linder, je me suis dit que j'allais sûrement allée le revoir au cinéma et que je vous en reparlerai peut-être à ce moment-là où je ferai une mise à jour à cet article.

En tout cas, de ce que j'ai vu, je peux tout de même vous dire que j'ai été légèrement déçue par la mise en scène et la photographie qui m'ont semblé un peu datées et pas franchement impressionnantes (contrairement à d'autres de ses films comme Dead Man).

Enfin (et c'est aussi pour cette anecdote que j'ai décidé de vous parler de ce film) j'ai, par pur hasard et improbabilité, regardé ce film pour ses 20 ans d'anniversaire sans le faire exprès : le film est sorti le 18 mai 1999 et je l'ai vu le 18 mai 2019. 



19/05/19 : Je vais bien ne t'en fais pas de Philippe Lioret (2006).

J'avais beaucoup entendu parler de ce film en bien alors quand j'ai vu qu'il était sur Netflix j'en ai profité pour le regarder. 

Adapté d'un roman du même nom d'Olivier Adam, le film de Philippe Lioret serait beaucoup moins noir que le livre selon les dires du réalisateur. 

Je ne saurais vous dire à quoi je m'attendais exactement avant de voir ce film mais en tout cas je n'imaginais pas du tout cette histoire de frère jumeau disparu. J'ai donc été assez surprise du sujet et même si je ne m'attendais pas à voir une comédie (cf. le titre) je ne me doutais pas qu'il s'agissait d'une oeuvre si négative, désolante (sachant que je l'ai vu un dimanche soir, je ne vous raconte pas la déprime). 

Alors oui j'ai été émue parfois par des petits détails et par la prestation tout en humilité et justesse de Kad Merad (vraie grande "joie" et apport du film) néanmoins je dois avouer que l'ensemble ne m'a pas vraiment convaincue. J'ai trouvé l'histoire tirée par les cheveux et j'ai eu beaucoup de mal avec la façon dont était traitée les évènements (l'anorexie, l'histoire d'amour avec l'ex de la meilleure amie...).

Assez rapidement j'ai compris le dénouement et j'ai donc été plus soulagée que ravie quand le générique de fin a commencé (ce qui n'est jamais un bon présage). 

Pour ma part, je vous conseille plutôt le film que Philippe Lioret a fait après celui-là qui est Welcome avec Vincent Lindon (2009) qui m'avait marqué quand je l'avais vu et dont je garde un très bon souvenir.

Pour la petite anecdote : la chanson du film est le titre U-turn (Lili dans le film comme le prénom du personnage principal) d'Aaron, morceau qui a été spécialement composé pour Je vais bien ne t'en fais pas et que je connaissais personnellement pour son succès populaire et son clip que j'avais l'habitude de voir sur MTV (#souvenirsdecollège) qui, je m'en rends compte maintenant, utilise des extraits du film. 

20/05/19 : Ernest et Célestine de Benjamin RennerVincent Patar et Stéphane Aubier (2012).

Cela faisait un moment déjà que je voulais voir ce film et étant d'une humeur particulièrement paresseuse ce jour-là je me suis dit qu'un film d'animation allait peut-être réussir à m'apporter de la motivation.

Dès les premières minutes, je suis totalement tombée sous le charme aussi bien d'Ernest que de Célestine, du dessin et de l'histoire, simple pourtant bien écrite. 

Il y a cette atmosphère de douceur qui vous enlace comme le font les bras d'une mère ou d'une grand-mère, une douceur apportée par l'aquarelle et ces couleurs pastel si bien choisies mais aussi par l'habillage sonore, les bruitages comme la musique. 

Le doublage est notamment une grande réussite avec un Lambert Wilson tout à fait crédible en ours gourmand, grognon et quelque peu indiscipliné face à la petite voix fluette de Pauline Brunner.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le scénario est aussi bien adapté aux enfants qu'aux adultes et le tout est plein de malice et de messages très intéressants comme l'ouverture à l'inconnu et le courage face à l'adversité. 

Enfin, c'est surtout le récit d'une très belle amitié qui met fin à des préjugés et notamment à cette peur qu'on peut ressentir face à l'autre, celui qui est différent de nous. 

20/05/19 : Didier d'Alain Chabat (1997).

De tous les films qu'Alain Chabat a réalisé, Didier était le seul que je n'avais encore jamais vu et il s'avère que c'est son tout premier long-métrage (pour lequel il a d'ailleurs reçu le César de la meilleure première oeuvre et le César du meilleur acteur).

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai adoré! Certains diront que je ne suis peut-être pas objective parce que je suis fan de Chabat néanmoins je vous exprime mon ressenti et ce dernier est enthousiaste. 

Les raisons pour lesquelles j'ai aimé sont simples : tout d'abord il y a cet humour si spécifique qui me fait hurler de rire, puis il y a ces deux acteurs principaux (Jean-Pierre Bacri fidèle à lui même, Alain Chabat génialissime en chien d'apparence humaine) qui forme un duo atypique toutefois inoubliable.

Alors oui la transformation chien-humain est carrément mal faite (les effets spéciaux datent aussi c'est normal) mais c'est un détail minime et franchement superficiel par rapport au reste du film qui, selon moi, est toujours d'actualité.

Cependant, c'est vrai que si on n'adhère pas à ce genre d'humour, le film peut sembler lourd ou tout simplement pas drôle. Personnellement, j'y suis totalement sensible et j'ai donc passé un agréable moment.

À voir absolument pour tous les fans des Nuls et/ou de Chabat!

20/05/19 : La femme d'à côté de François Truffaut (1981).

Rare fait : j'ai regardé ce film à la télévision sur France 5, un lundi soir. Aussi, j'ignorais avant de voir son nom au générique que La femme d'à côté avait été réalisé par François Truffaut (à savoir qu'il s'agit de son avant-dernier long-métrage) et que Fanny Ardant était sa dernière compagne avant sa mort en 1984 soit trois ans plus tard : comme quoi on en apprend tous les jours haha!

Après avoir tourné Le Dernier métro qui est un film sur l'occupation allemande (un chef d'oeuvre selon moi que je vous recommande de voir au plus vite), Truffaut désirait revenir à une histoire plus intimiste et moins complexe. Ainsi, le tournage s'est fait entièrement en décors réels (à Grenoble précisément) et se concentre sur deux personnages principaux.

Forcément après un film de l'ampleur du Dernier métro, la comparaison est plutôt fatale et même si Gérard et Fanny sont bien dirigés et justes dans leurs rôles (c'est après les avoir vu assis côte-à-côte à la cérémonie des César de 1981 que le réalisateur a décidé d'écrire son scénario) La femme d'à côté n'a pas aussi bien vieilli que son prédécesseur et s'essouffle sur la longueur.  

Le film a beau parler d'un amour absolu, d'une attirance insoutenable qui vient chambouler le quotidien et met en péril l'équilibre la vie ordinaire, raisonnable, sans remous des deux personnages, je n'ai pas ressenti autant d'émotions que ça...

À mon humble avis, c'est parce que Truffant a décidé d'adopter une mise en scène distante et quelque peu austère qui a pour effet de créer un décalage, certes pas inintéressant, mais pas complètement convaincant.

Cette passion amoureuse ainsi que les tourments apportés par cette dernière sont donc comme amoindris et c'est là que réside la faille du film selon moi. Ainsi il règne une sorte de fausse tension qui nous mène succinctement à comprendre ce qui va suivre. Le dénouement final m'a alors paru presque caricatural et ne m'a pas étonnée même s'il est fort et osé.

D'autre part, j'ai trouvé le traitement des personnages secondaires très élémentaire. Ils sont tellement effacés et non incarnés qu'on a presque du mal à comprendre leur présence. Leurs réactions ou plutôt leur non-réactions aux comportements de leurs conjoints semblent invraisemblable et décrédibilise le tout.

Si je n'ai pas non plus été entièrement convaincue par les dialogues, j'ai apprécié la finesse avec laquelle les deux comédiens interprètent le trouble provoqué l'un par l'autre dans l'histoire. Le croisement de leurs regards, leurs gestes qui les trahis : tout nous signifie leur ressenti et exprime ce qu'ils sont en train de vivre intérieurement (soit le désir de l'autre).

Enfin, pour la petite anecdote, c'est à La femme d'à côté qu'on doit une des répliques cultes du cinéma français soit "Ni avec toi, ni sans toi", phrase qui clôt le film et que je connaissais d'ailleurs avant de l'avoir vu.

21/05/19 : Douleur et gloire de Pedro Almodovar.

Je vous l'ai déjà dit par le passé sur le blog, Pedro Almodovar est un de mes réalisateurs préférés. C'est ma mère qui me l'a fait découvrir assez jeune avec Talons aiguilles (1991) et depuis, mon amour pour son cinéma n'a cessé de s'épanouir. J'étais donc, comme vous pouvez l'imaginer, assez impatiente de découvrir son nouveau film!

Si je n'avais pas été très emballée par son oeuvre précédente (Julieta sorti en 2016), Douleur et gloire m'a rappelé le génie du grand réalisateur espagnol et le pourquoi je suis si sensible à son univers si singulier. 

Ce nouveau long-métrage est d'une fluidité, d'une clarté, d'une transparence impressionnantes et on ressent comme un apaisement, une tranquillité après l'avoir vu. Comme un soulagement ou l'impression d'avoir été pris par la main par Almodovar lui-même, le film enlace, rassure, tranquillise.

Douleur et gloire peut sembler dans un premier temps retenu, moins passionné et surtout plus tragique que les autres films qu'on connait du metteur en scène. Cependant, au fur et à mesure que les minutes s'écoulent, cette contenance se révèle être intense et bouleversante. 

Almodovar nous plonge dans des souvenirs d'enfance comme il aime nous les raconter. Sauf que cette fois-ci, c'est une véritable introspection où le passé et le présent se mêlent et où chaque souvenir produit son effet sur la narration. On est dans l'intime du personnage principal (magnifiquement interprété par Antonio Banderas), dans sa vulnérabilité, dans son for intérieur. 

Bien qu'on soit dans la douleur (cf. le titre) aussi bien physique que morale, le regard du cinéaste est doux, lumineux et coloré. Après la douleur, c'est la sortie de la dépression et la réconciliation avec la vie (donc la gloire, mais non celle du succès économique, la gloire sur les sentiments, celle de l'acceptation de soi).

Enfin, c'est l'un des plus beaux films que j'ai vu sur l'éveil des sensations, du désir charnel et rien que pour cela, il mérite d'être vu. 

Chapeau Pedro!

24/05/19 : La vie d'une autre de Sylvie Testud (2012).

Adapté d'un roman éponyme de Frédérique Deghelt écrit en 2007, La vie d'une autre raconte l'histoire de Marie, 40 ans qui se réveille en pensant qu'elle en a 25. Par conséquent, elle agit comme si elle découvrait sa vie et qu'elle avait fait un saut de 15 ans dans le futur en ayant simplement fermer les yeux et s'étant réveillée après une banale nuit de sommeil. Pitch plutôt intriguant, d'autant plus qu'il s'agit d'un film français ai-je pensé en le lisant sur l'interface Netflix.

Je ne vais pas m'attarder longuement sur le commentaire de ce film et je dirais juste que c'était très normal, plutôt moyen. En effet, contrairement à Camille Redouble de Noémie Lvovsky sorti en 2012 notamment, le film de Sylvie Testud (elle aussi actrice-réalisatrice) n'est pas aussi réussi et touchant. 

Moi qui m'attendais à une comédie romantique, j'ai trouvé l'ensemble très froid, déprimant et manquant cruellement d'émotion...

Il faut savoir que Juliette Binoche, pas entièrement convaincue par le scénario, avait d'abord déclinée l'offre de Sylvie Testud (qui l'a d'ailleurs gardé un peu en travers puisqu'elle avait spécifiquement écrit et construit le personnage autour d'elle). Au final, l'actrice reviendra sur sa décision et acceptera quelques mois plus tard le rôle. 

J'ignore comment s'est déroulé le tournage et l'entente entre les deux femmes néanmoins j'ai trouvé que Juliette Binoche en faisait parfois trop et cela m'a un peu dérangée (moi qui l'adore depuis toujours, elle ne m'a malheureusement pas entièrement convaincue dans ce rôle là). Quant à Mathieu Kassovitz, il est tout à fait banal et pas non plus transcendant dans son rôle de mari dessinateur trahi. 

Pour un premier long-métrage ce n'est donc pas un échec cuisant mais ce n'est pas non plus un chef-d'oeuvre...



27/05/19 : Le jeune Ahmed de Jean-Pierre et Luc Dardenne.

Des frères Dardenne je n'avais vu que Rosetta (1999) qui avait gagné la Palme d'Or au Festival de Cannes et j'en gardais un malheureux souvenir. Je n'étais donc pas totalement enthousiaste à l'idée de voir ce film. Toutefois Le jeune Ahmed ayant remporté le Prix de la mise en scène à Cannes au mois de mai, cela a attisé ma curiosité.

Comme je m'en doutais, la mise en scène du duo de réalisateurs ne méritait clairement pas le prix qu'il a reçu. Il n'y a rien de nouveau à leur manière de filmer, rien qui vous transporte, rien qui vous bouscule. C'est plat, c'est facile et pas profondément recherché.

Ce qui est intelligent par contre c'est le choix de ce jeune acteur (Idir Ben Addi) avec son visage encore enfantin, ses lunettes et ses bouclettes qui nous permettent d'avoir de l'empathie pour son personnage. Cependant, assez rapidement le "charme" s'évanouit et on comprend très bien où se dirige l'histoire tant l'enchainement des évènements est prévisible.

En conclusion, le thème abordé est digne d'intérêt et l'initiative de vouloir le traiter au cinéma était bonne toutefois le film n'est pas révolutionnaire et n'apporte pas de grandes nouveautés.



Voici donc pour cette troisième partie sur les films que j'ai vu au mois de mai. J'espère que cela vous a plu et donné envie de découvrir un ou plusieurs des oeuvres dont je parle. En attendant la suite, je vous souhaite à tous une merveilleuse soirée!

Et sur ces mots, je vais aller me préparer à diner.

Sunday, June 9, 2019

Music | Top 5 songs (May 2019)

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Le mois dernier, je partageais avec vous une sélection 100% britannique et depuis, ma quête d'artistes anglais ne s'est pas arrêtée, bien au contraire...

Aujourd'hui je partage donc avec vous trois autres chanteurs qui nous viennent tout droit du Royaume-Uni, un rappeur américain et un brésilien aussi, pour changer! 



One in the same de Jordan Mackampa (2018) : Congolais d'origine, anglais d'adoption, Jordan Mackampa est un auteur-compositeur aux nombreuses inspirations musicales. Ainsi, il parle de son vécu dans ses chansons avec poésie et délicatesse. Comme je ne savais pas quel morceau choisir de lui, j'ai décidé de partager avec vous la seule chanson qui a un clip. 

C'est en écoutant sa reprise du mythique titre Walk on the wild side Lou Reed que j'ai d'abord découvert cet artiste et j'ai tout de suite été charmée par sa voix, et sa ré-interprétation tout en douceur. 

Puis j'ai commencé à écouter sa musique et j'ai adoré tout ce que j'ai découvert. Il est de ceux qui m'apaise et me donne envie de monter dans une voiture et de rouler des kilomètres pour voir du paysage. One in the same est justement le morceau parfait à écouter en roulant selon moi!

Son dernier morceau Under sorti le 23 mai est une pépite à écouter tout l'été.


So Lost d'Ady Suleiman (2015) : Si j'ai découvert ce morceau c'est parce qu'il en existe un remix de Rebel Kleff avec en featuring Isaac Danquah qui est absolument génial (et que personnellement je préfère à la version originale). 

Pour tout vous raconter, je me suis mise à écouter ce que faisais Rebel Kleff tout simplement parce qu'il a collaboré plusieurs fois avec Loyle Carner et Tom Misch (dont je vous parlais dans mon article musique précédent). De fil en aiguille, je suis tombée sur le remix et c'est comme ça qu'Ady Suleiman est entré dans ma vie (quand j'écris ça j'ai l'impression d'être un personnage de publicité qui a découvert un nouveau médicament révolutionnaire ou un yaourt bio haha).

Plus sérieusement, Ady Suleiman a 26 ans, il est fils de DJ, moitié Anglais, moitié Tanzanien. En mars 2018, il sort son premier album Memories, conçu en totale indépendance après avoir claqué la porte deux ans plus tôt à Sony Music. Décision qui ne fût pas simple à prendre mais qui lui a permis de créer son propre label et de profiter d'une liberté totale. Après acharnement et travail, il a donc réussi à faire ce qu'il désirait et aujourd'hui il est considéré comme un petit génie de la soul. 

Breakdown Cover de Barney Artist : Vous allez vous dire que je ne parle que d'eux dernièrement mais c'est grâce à Tom Misch et Loyle Carner que j'ai découvert Barney Artist. En effet, ce dernier fait une apparition dans le dernier clip des deux amis et c'est ainsi que je m'y suis intéressée (j'étais curieuse de savoir qui il était pour tout vous avouer et c'est en faisant une petite recherche que j'ai appris son nom et donc découvert sa musique). 

Comme ils sont tous potes, ils font des morceaux ensemble et pour une fille comme moi qui est en continuelle recherche de nouvelles chansons c'est plutôt génial! À la production c'est donc le super Tom Misch  dont on reconnait immédiatement son style avec cette guitare rythmée, simple et efficace (On peut le voir dans le clip aussi : c'est le blondinet avec un t-shirt jaune clair qui hoche de la tête). 

Tout comme Ady Suleiman, il est anglais, il a 26 ans et il est incroyablement doué. En plus de ça, il est hyper drôle et me fait rire quotidiennement dans ses stories instagram où il raconte des bribes de sa vie avec humour (parce qu'il faut savoir que la musique n'est pas encore son gagne pain et qu'il a un travail en parallèle de sa vie d'artiste). 

À écouter notamment : le titre Apologies qui m'a tout de suite fait penser à Mac Miller et en particulier  à son morceau Stay (que j'avais d'ailleurs partagé avec vous dans mon article musique du mois de  novembre 2018) avec ce saxophone et ce flow nonchalant pour lesquels j'ai un énorme faible.


Don't cry de J Dilla (2006) : Né d'un père bassiste jazz et d'une mère chanteuse d'opéra, J Dilla était destiné à se mettre à la musique. Très tôt, il commence donc une collection de vinyles et se passionne pour les battles de rap. 

En 1988, il forme le groupe Slum Village avec ses amis du lycée T3 et Baatin. Dans les années 90, Jay Dee est connu comme un dénicheur majeurs de sons hip hop, avec des singles et des remix pour Janet Jackson, The Pharcyde, De La Soul, Busta Rhymes ou encore A Tribe Called Quest (en résumé que des personnes que j'adore).

Si vous aussi vous aimez écouter des morceaux sans paroles, la musique de J Dilla saura vous satisfaire. Don't cry est l'un des derniers titres de l'artiste étant donné qu'il est mort d'une maladie rare du sang la même année de sa sortie c'est-à-dire en 2006 (il venait de fêter ses 32 ans). 

Si je l'ai choisi c'est pour ce sample de la chanson I can't stand (to see you cry) du groupe The Escorts que je trouve absolument bien utilisé et notamment parce que c'est celui que j'ai le plus écouté. 


Fogo do sol de Marcos Valle (1983) : J'étais persuadée de vous avoir déjà parlé de Marcos Valle sur le blog et il s'avère que non. Pourtant je l'ai découvert il y a environ deux ans et il fait partie de ces artistes brésiliens que j'aime énormément! 

Le titre Fogo Do Sol est sûrement la chanson que j'ai le plus écoutée en boucle au mois de mai (je l'écoute d'ailleurs actuellement alors que j'écris cet article). Je crois que, de tous les morceaux que je connais de lui, c'est sûrement mon préféré. 

Et dire que j'ignorais son existence (au morceau) jusqu'au mois dernier m'étonne énormément et en même temps je pense que c'est le destin qui a voulu que je tombe dessus pour le partager avec vous. Il avait 40 ans quand il est sorti, aujourd'hui il en a 75 et il est toujours en activité. 


C'est donc tout en douceur que je termine cet article musique du mois de mai. J'espère que ma sélection vous a plu! Sans le faire exprès j'ai fait un choix de cinq chansons interprétées par des hommes, je ferais donc en sorte d'inclure plus de femmes pour le post de juin! 

En attendant, je vous embrasse et vous retrouve très vite.

Friday, June 7, 2019

Film Photography | Canon EOS 500 N - Pellicule 1

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Voulant me mettre sérieusement à la photographie argentique en 2019, j'ai récupéré chez mon père un vieil appareil photo (le Canon EOS 500 N) acheté par ma maman dans les années 90. C'est l'appareil avec lequel tous les souvenirs de mon enfance ont été gravés et il trainait dans un placard, inutilisé. 

♫ Now listening to : The Truth - Moonchild

J'ai découvert qu'il restait encore une pellicule non terminée dans l'appareil. Je suis donc allée faire tirer la pellicule et j'ai eu une énorme surprise en découvrant des photos qui dataient de 8-9 ans (c'est-à-dire quand j'avais entre 14-15 ans et que j'avais des bagues et tralalala : bref la beauté ultime hahaha).

Mon père avait conservé trois pellicules alors j'ai décidé d'utiliser ces dernières sachant qu'elles étaient périmées depuis bien longtemps et que la qualité des photos que j'allais prendre allait être "souillée". 

Vous remarquerez donc sur les photos ci-dessous du grain plus ou moins visible (qui est aussi dû parfois, à une sous-exposition de ma part) et j'espère que vous n'en tiendrez pas compte...



MA COUSINE, EVA

J'ai commencé ma première pellicule 35mm par un shooting avec ma cousine Eva à La Défense. Avant de nous y rendre, elle est passée chez moi et je lui ai fait un mini relooking express en lui prêtant quelques pièces de ma garde-robe (c'était d'ailleurs assez marrant de la voir habillée avec mes vêtements). Le bonnet, la doudoune, le pull, les lunettes de soleil et les chaussettes sont donc à moi, le reste à Eva. 





 AUTOPORTRAITS


Ensuite, alors qu'il y avait une lumière sublime chez moi, j'ai décidé de faire une petite série d'autoportraits en jouant avec les ombres. 




PARIS

Enfin, j'ai évidemment pris quelques photos de Paris pendant mes balades journalières...
9ème arrondissement

Musée du Louvre

Bois de Vincennes

Il s'agissait donc des premières photos que j'ai prises avec le Canon EOS 500 N, appareil photo reflex de format 35mm qui a été commercialisé à partir de septembre 1996 et qui aujourd'hui ne vaut plus rien haha (on le trouve entre 15 et 50€ d'occasion sur internet).

J'ai commencé cette première pellicule le 21 janvier 2019 et je l'ai terminée le 7 février 2019. Il s'est donc écoulé moins de 3 semaines entre la première et la dernière photo ce qui est un véritable exploit pour moi parce que j'ai tendance à mettre beaucoup plus de temps à finir une pellicule d'habitude. 

Toutes ces photos ont été publiées sur mon compte instagram @sybilleguerriero consacré à mon travail à l'argentique que je vous invite à suivre si cela vous intéresse de voir ce que je fais évidemment haha ^^

J'espère que cet article vous a plu. J'ai hâte de vous partager la suite de mes photos prochainement! En attendant je vous embrasse et vous retrouve dimanche pour un article musique. 

Wednesday, June 5, 2019

Cinema | Movies I've seen #32 (May 2019) Part 2

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la seconde partie des films que j'ai vu au mois de mai. 

Au programme : 4 films américains, 1 film japonais et 2 films français. 

16/05/19 : Pokémon Détective Pikachu de Rob Letterman.

Je n'ai jamais joué aux jeux Pokémon de ma vie, je n'ai jamais regardé le dessin-animé et je n'ai jamais eu des cartes Pokémon non plus (j'étais team Yu-Gi-Oh). Pourtant quand mon ami Léo m'a dit qu'il voulait voir ce film, je lui ai dit que je l'accompagnerais bien, par curiosité. 

Ce que j'adore chez Léo c'est son enthousiasme et regarder un film avec lui ou tout type de vidéos (clips, émission etc...) est une garantie de passer un bon moment. 

Quand le premier Pokémon a fait son apparition à l'écran, Léo était donc en joie, tel un enfant qui découvre un trésor, à s'extasier et sautiller sur son siège. Rien que pour ça, je ne regrette pas d'être allée voir ce film haha ^^

Pour ce qui est de mon avis, je pense qu'en tant que "novice" à l'univers Pokémon, ce n'est pas un film que je recommanderais avec une grande conviction. 

C'est très mignon en tout cas et pour un enfant ou un fan, j'imagine que c'est plutôt satisfaisant. 

Bon sinon pour finir sur une note positive, j'ai bien aimé le personnage de Pikachu qui est doublé par Ryan Reynolds tout en ironie et sarcasme, ce qui apporte un côté moins enfantin à l'ensemble.

16/05/19 : Hellboy de Neil Marshall.

Je n'avais absolument pas entendue parler de ce film avant de voir la note catastrophique (3/10) que lui a attribué un de mes amis sur Senscritique. Moi qui adore l'univers de Guillermo Del Toro et ce qu'il a fait du personnage d'Hellboy au cinéma (deux films dont un sorti en 2004 et sa suite en 2008), j'étais très étonnée qu'il n'ait pas aimé. 

Puis, je me suis rendue compte que ce Hellboy datait de 2019 et était donc un reboot ne prenant pas en compte les deux films de Del Toro. Malgré la mauvaise note et la non-recommandation de mon ami, je suis quand même allée voir le film pour me faire mon propre avis.

Très rapidement, j'ai compris que cette nouvelle proposition n'avait strictement aucun rapport (en termes de direction artistique, mise en scène, scénario) avec celle du réalisateur mexicain. 

Plutôt que de me morfondre, j'ai décidé de prendre le film pour une énorme rigolade et le tout est "un peu mieux" passé. 

Ce que j'ai retenu de cette expérience c'est que ça m'apprendra à ne pas regarder la bande-annonce et à ne pas me renseigner sur un film avant d'aller le voir haha. 

Le pire dans tout ça c'est que j'étais accompagnée et que je m'en suis voulu de lui faire subir cet enfer. Nous avons bien rigolé en tout cas et cela nous a donné envie de revoir les Hellboy de Guillermo Del Toro (que je vous recommande au passage). 

Entre décors pas très inspirés, monstres répugnants, violence gore inutile qui vous retourne l'estomac (j'ai personnellement préféré en rire qu'en pleurer), dialogues mal écrits et musique plus gênante qu'autre chose, ce film est une abomination. 

DONC, à part si vous n'avez rien à faire de votre vie ou que vous voulez rigoler devant l'un des pires nanars de ces dernières années, fuyez ce Hellboy de Neil Marshall!

17/05/19 : Café Society de Woody Allen (2016).

Je n'avais pas encore vu ce film de Woody Allen (il en a fait tellement en même temps qu'il y en a toujours un à découvrir) et comme il était sur Netflix, je me suis dit que c'était l'occasion. 

En juin 2018 (déjà), je vous parlais d'un de ses films les plus connus Hannah et ses soeurs (1986) qui m'avait plu mais dont le scénario ne m'avait pas totalement convaincue et avant ça, en février 2017, j'avais regardé Wonder Wheel (2017) que j'avais détesté et Magic in the Moonlight (2014) que j'avais plus ou moins aimé. 

J'espérais donc que Café Society allait relever un peu le niveau et ce fut le cas! En effet, de tous les derniers films que j'ai vu de Woody Allen, c'est celui-là qui m'a le plus intéressée. 

Tout d'abord j'ai trouvé le scénario plaisant et j'ai vraiment apprécié la reconstruction historique du New York et du Los Angeles des années 30 avec ces décors parfaitement mis en lumière par le grand Vittorio Storario (à noter que c'était le premier tournage tourné en numérique pour le réalisateur et le chef opérateur). 

Aussi, mon amour pour Jesse Eisenberg (en excellent successeur de Woody Allen) et Steve Carell n'a fait que s'épanouir grâce à ce film dans lequel je les trouve tout à fait adéquats, à leur place et convaincants. D'autant plus que Steve Carell ne devait pas jouer dans le film de base et est venu à la rescousse après le départ de Bruce Willis qui a abandonné le tournage au bout de 4 jours.

J'ai eu un peu plus de mal avec Kristen Stewart que j'ai trouvé assez ridicule dans des costumes ultra nunuche avec des noeuds de petite fille dans les cheveux. Si je comprends que Woody Allen est voulu la rendre plus féminine, je trouve que ce style ne lui correspond absolument pas et cela m'a vraiment perturbée... Toutefois, le couple qu'elle forme avec Eisenberg est plutôt mignon et crédible.

Comme toujours on retrouve tout ce qui est propre au réalisateur, les dialogues teintés d'un humour plein d'auto dérision, la voix off qui nous raconte et explique le contexte et bien sûr le jazz qui est omniprésent et qui pour moi est un vrai plaisir d'entendre, surtout que Mister Allen a très bon goût! 

Café Society est une comédie romantique charmante qui est l'explication du pourquoi je me laisse toujours tenter par ses films (à noter que Café Society est la cinquantième réalisation de Woody Allen). 

Alors oui, c'est souvent la même recette et il y a beaucoup de ratés (en faisant un film par an ce n'est pas évident de tenir la route en même temps) et pourtant on est toujours curieux parce que quand c'est bien, c'est vraiment bien. 

17/05/19 : Passion de Ryusuke Hamaguchi(2008).

Après avoir vu Senses en mai 2018 et plus récemment Asako I et II en janvier 2019 de Ryusuke Hamaguchi, son tout premier long-métrage Passion (qui est un film de fin d'étude) est sorti en salles en France dans le cadre des Saisons Hanabi. 

Bien qu'il souffre selon moi d'une mise en scène et d'une image assez pauvre (dû à un matériel rudimentaire), ce premier essai recèle de tout ce qui est propre au cinéma du réalisateur c'est-à-dire des longues séquences de dialogues, un groupe d'amis d'environ 25-30 ans, des relations complexes basées sur des non-dits avec en toile de fond un Japon contemporain. 

Ce que j'admire le plus chez lui c'est sûrement son sens de l'observation et la façon dont il arrive à faire dire à ses personnages des pensées obscures et/ou difficile à exprimer. 

Tout comme dans Senses et Asako I et II, on retrouve des personnages féminins qui, de prime abord, paraissent niais, naïfs et qui au final, se révèlent être forts et dignes.

Et puis, il y a ces moments de grâce comme des leçons de philosophie telle cette séquence où l'une des héroïnes tente d'expliquer à ses élèves ce qu'est la violence et quels sont ses différentes formes dont on peut être victime ou au contraire, coupable. Elle est envahie par une sorte de tension, une passion (cf. le titre) colérique qui lui fait presque perdre tous ses moyens face à ces collégiens qui n'ont pas l'air de se rendre compte du mal qu'ils peuvent faire. Ce genre de moment est d'une justesse sans nom qui vous émeut comme jamais tout en dénonçant une réalité de tous les jours. 

Il y a notamment cette autre scène de ballade matinale entre deux amis où le personnage masculin fait (enfin) sa déclaration d'amour au personnage féminin et qu'ils finissent par s'enlacer cordialement. C'est d'une douceur et d'une tristesse à vous faire pleurer plus d'une larme...

Ainsi pour une personne comme moi qui est du mal à exprimer mes sentiments, mes pensées en général, Passion est un film qui m'a fait énormément de bien par ce qu'il explore, raconte et j'imagine qu'il peut faire  réaliser à tout un chacun à quel point il est important de se parler et de s'écouter plutôt que tout garder à l'intérieur (le déclic ne s'est pas encore produit chez moi mais on y croit haha).

Enfin, je dirais que, de ce que j'ai vu de ce réalisateur, son oeuvre n'est certes pas d'une beauté visuelle palpable mais davantage d'une beauté subtile tout en poésie. On y va donc pour la réflexion et l'émotion plus que pour en prendre pleins les yeux et parfois, comme ici, c'est amplement suffisant. 

17/05/19 : The dead don't die de Jim Jarmusch.

Je n'avais pas vu de film de Jim Jarmusch depuis Paterson, son précédent long-métrage sorti en 2016 (dont je vous avais parlé dans cet article). L'ayant adoré et étant une inconditionnelle fan de ce réalisateur j'étais donc plutôt enthousiaste de découvrir son nouveau bébé.

Pour ne pas m'influencer et ne pas me faire trop d'attentes, je n'ai pas regardé la bande-annonce. Les seuls éléments dont j'étais au courant était le casting (qui me donnait l'eau à la bouche) et le genre de l'oeuvre soit un film de zombies.

De ce genre en question, je n'ai pas vu beaucoup de films (en tête j'ai Zombieland de Ruben Fleischer et Le dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon) : je suis donc loin d'être une experte en la matière. 

Après son excellent film de vampires Only lovers left alive (2013), le cinéaste a donc décidé de parler de zombies. Sur le papier, le projet était attisant, dans les faits, le film n'est malheureusement pas sa plus grande réussite.

Si le cinéaste s'amuse (on sent clairement qu'il s'est fait plaisir), le spectateur reste un peu en retrait, pas tout à fait inclus dans ce "délire entre potes". 

Pour ma part, étant comme je vous l'ai dit plus haut une fervente admiratrice du monsieur, The dead don't die ne m'a pas déplu et, alors même que j'étais dans une salle pas tout à fait réceptive à cet humour décalé, je m'imaginais seule chez moi en train de pleurer de rire face à l'absurdité totale de ce film de zombies hors norme (il faut dire que si je suis une adepte de ce cinéma c'est justement pour le malaise créé par des situations inédites et rocambolesques).

The dead don't die regorge d'auto-références et de clins d'oeil à foison et le casting ainsi que le réalisateur se complaisent dans un univers qui leur est très personnel laissant ainsi le reste sur le bas-côté (j'entends ici le scénario, la mise en scène et le public aussi). 

Il n'y a donc aucune prise de risque et Jarmusch reste dans son confort en appliquant sa signature sans une réflexion plus poussée que ça (ce qui est bien dommage).

Ainsi, si je devais donner un adjectif pour qualifier ce film je dirais qu'il est fainéant (haha) et à mon humble avis Jim Jarmusch aurait du faire un court-métrage plutôt qu'un long pour cette histoire de zombies. L'effet produit aurait été plus percutant et sûrement plus drôle aussi.

Ce n'est donc pas par ce film qu'il faut commencer pour découvrir la filmographie du metteur en scène selon moi. Je vous conseille plutôt de regarder tous ses autres films (ou au moins 2-3 comme Night on Earth, Down by law ou encore Broken Flowers). 

18/05/19 : On connaît la chanson d'Alain Resnais (1997).

Cela faisait une éternité que je devais voir ce film et puis Netflix a répondu à mon envie en le proposant parmi son vaste catalogue.

On connaît la chanson est un film choral comme Resnais les aime avec ses acteurs chouchou que j'ai d'ailleurs beaucoup aimé découvrir avec 20 ans de moins (ils sont très bien maintenant aussi ne vous méprenez pas). 

Rien de surprenant donc, sauf un "petit bonus" qui sont les courts extraits de chansons insérés dans les dialogues comme ça, pour le plaisir et qui sont la VRAIE bonne idée de cette dramédie française qui n'a pas pris de rides (quelques unes d'accord mais franchement très discrètes).

J'avoue toutefois que j'ai été déçue que ces extraits ne soient pas un peu plus longs et qu'il y en ait si peu (je m'attendais à un film comme Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy alors forcément ça m'a paru un peu anecdotique en termes de musique).

Bien qu'il ne soit pas aussi joyeux que je l'espérais, j'ai passé un bon moment et je suis heureuse d'enfin avoir vu ce film! Il y a de nombreux moments qui vous donne le sourire et le casting est tout simplement merveilleux (impossible aussi de ne pas vouloir aller faire un karaoké juste après haha).
18/05/19 : Au bonheur des ogres de Nicolas Bary (2013).

J'avais commencé ce film à la campagne il y a moment déjà mais à cause du réseau internet capricieux je n'avais réussi à voir que les premières dix minutes seulement. Quelques mois plus tard j'ai donc décidé que le temps était venu d'enfin le regarder en entier.

Ce que j'ignorais avant de voir Au bonheur des ogres c'est qu'il s'agissait d'une adaptation du roman éponyme écrit par Daniel Pennac et publié en 1985. 

Bien que considéré comme un classique de la littérature française, il n'avait encore jamais été adapté à l'écran parce que l'auteur considérait que tous les scénarios qu'on lui envoyait n'étaient pas à la hauteur. Alors même qu'il était persuadé que son oeuvre était inadaptable, Nicolas Bary lui a prouvé le contraire et a réussi à le convaincre de mettre en scène son fameux roman.

Ignorant tout cela mais étant attirée par le titre, j'ai décidé de voir ce film qui me paraissait avoir tous les ingrédients pour me plaire : l'histoire, la loufoquerie et le casting. Malheureusement pour moi, cette comédie ne m'a pas vraiment conquise et m'a laissée sur ma faim...

Je n'ai pas adhéré à la fantaisie qui m'a paru mal dosée et maladroite. Pour ce qui est du livre je ne sais pas si c'est pareil mais j'ai eu du mal à trouver l'histoire vraisemblable et cohérente, ce qui a eu pour effet de me perdre et me désintéresser.


Voici donc pour ce deuxième article sur les films que j'ai vu au mois de mai. J'espère que cela vous a plu et donné envie de voir à votre tour quelques-uns des films dont je parle.

Sur ces mots je vous laisse et vais me préparer pour sortir et aller voir une exposition avec des amis. Je vous retrouve vendredi avec un article photo!