Wednesday, March 20, 2019

Cinema | Movies I've seen #29 (February 2019) Part 3

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui je vous parle de tous les films que j'ai vu du 14 au 20 février. 

Au programme :  3 films français (dont un premier film), 1 film documentaire américain, 1 film américano-irlando-britannique, 1 film japonais et 1 film espagnol.

14/02/19 : Deux fils de Félix Moati. Je suis toujours curieuse d'aller voir des premiers films et je le suis encore plus quand il s'agit d'un film réalisé par un acteur parce que la plupart du temps, le casting est très bien dirigé et c'est un point non négligeable par rapport à la qualité d'un film selon moi. J'avais donc très hâte de voir Deux fils et je n'ai pas tardé à le voir (j'y suis allée le lendemain de sa sortie). 

Sachant que j'aime autant Vincent Lacoste que Benoît Poelvoorde je m'attendais à un choc d'enfer. C'était sans compter le génialissime Mathieu Capella, jeune acteur de 13 ans, qui ajoute une fraicheur inédite au duo d'acteurs avec qui il partage l'affiche et à qui, je souhaite en passant, une belle carrière.

Bien que le titre laisse entendre qu'il s'agit d'un film sur une paire, l'histoire se construit autour d'un trio constitué de personnalités distinctes (un père et ses deux fils) qui semblent parfois être les facettes d'un seul et même homme (Félix Moati?). Ils veillent tous les uns sur les autres assez maladroitement et pourtant avec une bienveillance évidente qui nous charme totalement. 

Toutefois, si je les ai tous trouvé à la hauteur de leurs rôles, j'ai malheureusement été un peu déçue par le scénario qui ne connait pas de réelle évolution. En effet, malgré de jolis moments de complicité et des dialogues bien écrits, j'ai trouvé que l'ensemble manquait comme d'un coup de poing, le tout restant constamment sur la même fréquence. Ce que je veux dire par là c'est qu'à la moitié du film on a déjà fait un peu le tour... 

Pour un premier essai, c'est en tout cas une sympathique dramédie que nous propose Félix Moati et j'espère qu'il continuera dans cette voie là! 

15/02/19 : La dernière folie de Claire Darling de Julie Bertuccelli. Je ne m'attendais pas à grand chose en allant voir ce film et j'en suis sortie plutôt ravie! En effet, s'il est assez classique dans sa construction, j'ai vraiment apprécié le tout. 

La maison dans laquelle est tournée le film est absolument grandiose et sa décoration est un immense cabinet de curiosités dont on aurait envie de parcourir pendant des heures les yeux grands ouverts. Peut-être que c'est ce décor absolument hallucinant qui m'a fait tant aimé ce film ou peut-être que c'est cette relation compliquée entre cette mère et sa fille qui m'a tant émue... Catherine Deneuve est excellente comme à son habitude mais c'est Chiara Mastroianni qui m'a davantage touchée par son interprétation tout en délicatesse. 

Cette histoire de maison remplie de bibelots qui regorge de secrets, bons comme mauvais, qu'on découvre au fur et à mesure que le film avance a su retenir mon attention. C'est comme une enquête policière que le récit se construit sauf qu'on assiste à une sorte de conquête du passé, de vérité. J'imagine que cela doit être d'autant plus passionnant dans le livre! 

Je préfère vous prévenir cependant : si vous n'êtes pas un minimum matérialiste et passéiste je pense que ce film ne saura pas vous intéresser. En tout cas, pour quelqu'un comme moi qui est très attachée aux objets et aux souvenirs, cela m'a captivée. 

17/02/19 : Wendy Whelan : Restless Creature de Linda Saffire et Adam Schlesinger (2016). En week-end à la campagne, ma mère et moi aimons bien voir des documentaires, en particulier quand il s'agit de danse ou de mode. Ce film consacré à Wendy Whelan, une des danseuses principales du New York City Ballet, semblait donc parfaitement convenir à nos attentes. Ni elle ni moi n'avions entendu parler de cette femme avant la vision de ce documentaire et nous avons été ravies de découvrir son existence grâce à ce dernier. 

Je ne pense pas qu'il faille être fan de danse pour regarder ce film, il me semble au contraire que tout un chacun peut se sentir concerné par la trajectoire de cette femme qui ne se laisse jamais abattre malgré les difficultés. 

À la fois émouvant et motivant, ce documentaire est un message positif pour toute personne qui désire vivre de sa passion. 

17/02/19 : Demain et tous les autres jours de Noémie Lvovsky (2017). Si je ne suis pas en adoration totale envers Noémie Lvovsky en tant qu'actrice, j'avais beaucoup aimé son film Camille redouble sorti en 2012 avec lequel elle a connu popularité (plus de 800 000 entrées au box office et 13 nominations aux César). 

Alors que l'affiche (que je trouve absolument sublime) vend un film pleins de couleurs, joyeux, on se rend bien vite compte qu'il ne s'agit pas du tout d'une comédie légère. Cinq ans après son grand succès, la réalisatrice revient donc avec un film au sujet beaucoup plus grave et dramatique que son précédent...

Raconté comme une fable, le film est teinté d'une poésie douce-amer et c'est selon moi sa principale qualité comme son plus gros défaut. En effet, j'ai eu énormément de mal à comprendre ce que je regardais et je me suis, à plusieurs reprises, perdue en cours de route tant le rythme est inégal et mal proportionné. 

D'autre part, si je n'ai pas été à 100% convaincue par ce film c'est parce qu'il est déroutant dans le mauvais sens du terme. Il y a trop d'éléments, trop d'informations à intégrer, trop de mélanges des genres ce qui résulte à une sorte de désordre impossible à ordonner. Alors oui, il s'agit de parler de la folie mais cela ne veut pas dire que le film doit être bordélique. 

Avec du recul je me dis qu'il est peut-être question d'une oeuvre à la sensibilité particulière (celle de la réalisatrice), sensibilité à laquelle je n'ai, hélas, pas réussi à me retrouver. 

La fin du film est très belle - cela faisait longtemps d'ailleurs qu'une fin ne m'avait pas plu - cependant j'étais heureuse que cela se termine (ce qui n'est pas un point très positif). 

18/02/19 : La Favorite de Yorgos Lanthimos. J'appréhendais et j'étais, d'un autre côté, impatiente de découvrir le dernier film du réalisateur grec. Mon appréhension se fondait sur son avant-dernier film Mise à mort du cerf sacré sorti en 2017 que j'avais détesté. Cependant, le casting et le fait que ce soit un film historique à costumes m'ont donné envie de voir La Favorite et au final : je n'ai pas été déçue! 

Les trois actrices sont aussi incroyables les unes que les autres (même si j'ai une préférence pour Olivia Coleman - qui a d'ailleurs gagné l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle - ) et le scénario est divinement bien ficelé. 

À mon humble avis, ce en quoi le film est réussi c'est qu'il a été réalisé par Yorgos Lanthimos. Ce que je veux dire par là c'est que cet homme a une vraie signature, un style unique qui fait que ses films se démarquent totalement de ceux qu'on a l'habitude de voir. 

Si je n'ai pas aimé son film précédent et que je n'étais pas en extase total devant The Lobster (2015), ce metteur en scène a la capacité indéniable de troubler le public et de réussir à créer des univers baignés de sa vision. 

Ici, nous n'avons pas affaire avec un film historique comme les autres. Si l'on retrouve tous les codes, ils sont tous "personnalisés" par le réalisateur. Par exemple les costumes sont tous en noir et blanc alors qu'on a davantage l'habitude de voir des costumes de couleurs primaires (jaune, bleu, rouge) dans un film sur la royauté. Il a notamment choisi d'utiliser le grand angle - l'anamorphose - permettant ainsi de mettre en valeur les perspectives du décor (j'ai trouvé qu'il en avait un peu trop abusé personnellement) et surtout : les protagonistes de cette histoire sont non pas une mais TROIS femmes. Trois femmes qui ont chacune leur importance et sont fortes à leur manière. 

Je tiens notamment à tirer mon chapeau à Nicholas Hoult, que je n'avais pas vu dans un film depuis X-Men : Apocalypse de Bryan Singer sorti en 2016 et que j'ai trouvé admirable en homme politique arborant fièrement son énorme perruque. 

18/02/19 : Notre petite soeur de Kore-eda Hirokazu (2015). Je me souviens très bien que je devais aller voir ce film en salles avec une amie mais que, par soucis d'organisation, nous n'y étions au final pas allées. Aimant ce réalisateur j'ai décidé d'acheter le film en dvd sans l'avoir vu. Je l'ai enfin regardé ce 18 février dernier et malgré ma fatigue, je n'ai pas regretté cette décision. 

En effet, tout comme les deux autres films que j'ai vu de Kore-eda Hirokazu (Tel père, tel fils sorti en 2013 et Une affaire de famille sorti en 2018) j'ai tout simplement adoré! Il a ce don pour capter l'esprit de famille, la complicité, le quotidien. Sauf que tout est fin, beau et doux comme un dessert sucré mais pas trop. 

Ce qui est le plus remarquable dans son cinéma c'est qu'il a la capacité de parler d'histoires dramatiques sans avoir recours à l'apitoiement inutile. Il ne cherche pas à nous faire pleurer parce que c'est triste, il nous fait pleurer par sa manière positive et délicate de raconter ses histoires. 

J'ai été encore une fois bouleversée par son travail et je suis heureuse qu'il existe des metteurs en scène comme lui encore aujourd'hui. 

20/02/19 : En chair et en os / Carne tremula de Pedro Almodovar (1997). Pedro Almodovar fait partie de mes réalisateurs préférés. Je l'ai découvert grâce à ma mère qui en est fan depuis avant ma naissance et je ne la remercierai jamais assez pour cela. 

Nous avons deux coffrets de ces films en dvds (en tout cela représente 13 films). Parmi eux, il m'en restait un seul à voir et il s'agissait d'En chair et en os. Étant chez moi et n'ayant pas envie de m'aventurer à regarder n'importe quel film, j'ai décidé de miser sur une valeur sûre (pour moi) : un film de Pedro Almodovar. 

J'ai eu le plaisir de découvrir un jeune Javier Bardem interprétant un policier reconverti en joueur de basketball en chaise roulante et cela m'a plutôt ravie. J'ai eu plus de mal avec l'acteur principal - Liberto Rabal - qui m'a un peu agacée (sûrement à cause de son rôle de victime). Sans oublier cette brève apparition de Penelope Cruz au début du film qui m'a beaucoup fait sourire (elle joue une prostituée qui accouche dans un bus) qui annonce déjà sa future grande carrière. 

Une histoire de vengeance pas comme les autres, tout en couleurs et dialogues passionnés comme le réalisateur espagnol sait si bien écrire. Inclassable, c'est une oeuvre qu'on pourrait décrire comme un film noir dramatique teinté de tragédie, de passion et de représailles. 

Si vous aimez les thrillers un peu différent vous apprécierez sûrement ce film, sinon passez votre chemin. 

Voici donc pour la troisième partie des films que j'ai vu au mois de février. Comme d'habitude j'espère que mon avis vous a intéressé / plu. 

Je vous souhaite à tous une bonne soirée et vous retrouve vendredi avec un article mode. 

Friday, March 15, 2019

Travel | France : 1 jour à Rennes

Now Listening to : 

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Vendredi dernier (08/03/19) je suis partie de Paris pour me rendre à Rennes pour 24h exactement. Si je suis allée là-bas c'était pour rendre visite à Kamil, le monteur son / mixeur de mon court-métrage qui est étudiant à l'ESRA Bretagne. J'en ai notamment profité pour découvrir un peu la ville et revoir mon amie Eva que je n'avais pas vu depuis 7 ans! 

Après un voyage en train rapide (1h30 seulement) où j'ai eu la joie d'entendre une conversation ininterrompue de trois commères et d'une petite fille qui cherchait l'attention de son père bloqué sur son téléphone, je suis arrivée à Rennes.

Eva était à Nantes pour la journée alors j'ai décidé de découvrir la ville par moi-même. Quand je suis sortie de la gare, je ne savais absolument pas par où aller! J'ai donc suivi mon instinct.

Je n'ai sûrement pas emprunté le "meilleur" chemin mais j'ai tout de même rejoint le centre Nord de la ville assez rapidement.

J'en ai profité pour prendre quelques premières photos... (Toutes les photos de cet article ont été prise avec mon Iphone parce que je n'avais pas envie de me charger avec mon reflex).
Rue Jean-Marie Duhamel

Avant de me rendre à Rennes, j'ai décidé de m'informer un peu sur la ville. J'ai ainsi appris que c'est la 11ème ville la plus peuplée de France en nombre d'habitants et la première de la région Bretagne.

Elle fait notamment partie des grandes villes estudiantines françaises. En 2016, il y avait en effet 66 000 étudiants à Rennes!
Je suis une amoureuse de portes (c'est un peu étrange formuler comme ça). Souvent, je me retiens de ne pas toutes les prendre en photos!
J'ai lu qu'à Rennes on ne parle pas de maisons à colombages mais de maisons à pans-de-bois. Il s'agit d'ailleurs de la ville de France qui en compte le plus (286 exactement).

Il faut savoir notamment que le pan-de-bois est une architecture typiquement bretonne.

Cathédrale Saint-Pierre



Pour les fans d'Harry Potter



 Je suis aussi une grande fan de fenêtres haha ^^

Chapelle Saint-Yves 

Remarquerez-vous le couple qui s'enlace?





Mon amie Eva m'a dit que cette maison à pans-de-bois était une boîte de nuit. Difficile de l'imaginer!





Place Jacquet


 J'ai été ravie de découvrir les magnolias en fleur!

Vers 15h, je n'avais pas encore déjeuné et je commençais à avoir un peu faim. J'ai donc demandé à Eva si elle connaissait une bonne boulangerie et elle m'a recommandé celle de la Rue Hoche. Juste avant d'y arriver, je suis passée devant le café-boutique Chérie Chéri (qui se trouve dans la même rue) et je n'ai pu m'empêcher de m'y poser.

Je ne suis donc pas allée à la boulangerie Hoche (une prochaine fois?) mais je me suis régalée d'un délicieux cookie aux grosses pépites de chocolat et d'un des meilleurs Chaï Latte de ma vie!



J'ai passé une petite heure au café avant de repartir pour presque une heure de marche afin de rejoindre l'ESRA Rennes (qui se trouve à l'autre bout de la ville). De 17h à 20h30, j'étais donc avec Kamil qui m'a montré un peu comment il avait avancé sur le projet. 

Puis j'ai pris le bus et le métro (pour une station) pour rejoindre Eva. Nous sommes allées manger une pizza juste à côté de chez elle, puis nous avons pris un verre où nous nous sommes racontées un peu tout ce qu'il nous était arrivées depuis 7 ans et nous sommes rentrées chez elle où nous avons continuer de bavarder jusqu'à 2h du matin. 

Le lendemain matin, nous avons petit-déjeuné chez Eva et sommes sorties pour aller déjeuner en ville au Bistro à tartines, restaurant-épicerie à la décoration tout à fait ravissante et accueillante. J'avais oublié mon téléphone (comme une imbécile) à l'appartement je n'ai donc pas pu prendre de photos de l'endroit ni de nos magnifiques tartines croque-monsieur délicieuses... Vous devrez donc me croire quand je vous dis que c'était très bon et pas cher en plus de ça! 

Après notre déjeuner, nous sommes donc repassées chez Eva afin que je récupère mon portable. Puis j'ai pris le métro (beaucoup trop mignon) pour aller à la gare.

En 2018, Rennes a été sacrée première au "palmarès des villes de France où il fait bon vivre" et je comprends pourquoi! Je n'y suis restée que 24h (de 14h le vendredi à 14h le samedi) mais j'y ai apprécié chaque instant. Je suis curieuse de revenir pour visiter un peu plus en détails cette jolie ville et découvrir les musées, parcs etc... 

J'espère que ce petit aperçu vous a plu! J'ai pris quelques photos avec mon appareil photo argentique mais je n'ai pas encore fini ma pellicule donc je ne peux pas encore vous partager mes clichés.


En attendant, je vous souhaite à tous un merveilleux week-end. Je vous embrasse!

Wednesday, March 13, 2019

Cinema | Movies I've seen #29 (February 2019) Part 2

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui je vous parle de tous les films que j'ai vu du 7 au 13 février. 

Au programme : 1 film argentin, 1 film italien, 2 film français, 1 film québécois, 1 film franco-suisse et 1 film américain.

07/02/19 : Un coup de maître / Mi obra maestra de Gaston Duprat. Chaque fin de mois, je fais une liste des films que j'ai envie de voir et pour cela je regarde sur internet les sorties à venir. Parfois, quand je ne vois pas du tout de quel film il s'agit, je vais dans un premier temps lire le synopsis et après regarder la bande-annonce par curiosité (c'est assez rare parce que je déteste les bandes-annonces). C'était le cas pour ce film et en voyant les premières images du trailer j'ai très rapidement coupé pour ne pas me gâcher le plaisir de le découvrir en salles. Un jeudi soir donc, je suis allée le voir accompagnée d'une amie de longue date. Nous avons passé un superbe moment! L'alliage de la comédie et du drame est parfaitement exécuté : nous avons donc aussi bien ri aux éclats qu'été attendries par les hauts et les bas de cette amitié de longue date. Le scénario est magnifiquement bien écrit, les acteurs sont excellents (ils sont tous les deux très connus en Argentine pour avoir joués dans la télénovela Dumiendo con mi jefe) et la réflexion sur l'Art est très intéressante. C'est un film tout à fait adapté pour une soirée entre ami(e)s. Si vous aimez la peinture, les beaux paysages, les duos de choc : vous serez servis! Un vrai coup de coeur pour toutes les deux (sans mauvais jeu de mots).

08/02/19 : Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants d'Yvan Attal (2004). Je n'avais encore jamais vu de films de cet acteur-réalisateur (celui là étant son deuxième long-métrage) et comme ce dernier était dans ma liste de recommandations sur Netflix je me suis laissée tenter. Je n'en ai pas de mauvais souvenirs mais je sais que je ne m'en rappelle pas plus que ça non plus. Je pense que cela résume bien mon avis sur ce film. Il y a de jolies séquences (dont une bataille de nourriture entre le couple qui est très belle et qui, m'a fait évidemment penser à la scène des homards dans Annie Hall de Woody Allen) cependant l'introspection sur la vie de couple, le célibat et la tromperie est assez négative et ce n'est pas tout à fait ce qui me touche ou ce que je cherche à voir en particulier dans le cinéma. Les petits rôles d'Alain Chabat et de Johnny Depp (qui à l'époque du film est d'une beauté saisissante) m'ont plutôt enchantée pour être honnête ainsi que l'utilisation de plusieurs morceaux du groupe de Radiohead - qui de base devait écrire la bande originale du film -. 

09/02/19 : The Place de Paolo Genovese. Comme je vous l'ai déjà dit précédemment sur le blog, je ne manque jamais l'occasion de voir un film étranger et surtout s'il est italien. Je suis donc allée voir le nouveau Genovese (qui est un réalisateur dont j'apprécie le travail) avec mon papa (qui lui aussi l'aime bien) un samedi après-midi au cinéma Les Trois Luxembourg. Si mon père a été beaucoup moins convaincu par le film que moi, j'avoue que de mon côté notamment je n'ai pas complètement adhéré à The Place. Ce qui nous a "dérangé" aussi bien à lui qu'à moi c'est le côté très moraliste du scénario. En faisant des recherches, j'ai appris qu'il s'agit de l'adaptation d'une série américaine (d'où le titre en anglais). Et on le sait bien les américains sont connus pour être assez moralistes, tout comme les italiens d'ailleurs, ce qui explique bien des choses selon moi. Si le concept du film n'est pas inintéressant (un face à face entre un homme et une brochette de personnes qui lui demandent un service), la mise en scène n'arrive pas à empêcher la monotonie de ce dispositif. Toutefois, la réflexion générale qui est de savoir jusqu'où quelqu'un est prêt à aller pour obtenir ce qu'il désire nous tient plutôt bien en haleine et c'est assez bien écrit pour qu'on se laisse surprendre par les différentes péripéties.  En résumé :  si vous aimez les films choral, les huis clos, les questions de morale et que vous aimez écouter de l'italien, ce film saura vous charmer. Pour ma part j'ai préféré - de loin - Perfetti sconosciutti du même réalisateur dont je vous parlais >> ici <<.
 
11/02/19 : La Chute de l'empire américain de Denys Arcand. J'ai eu la chance de découvrir ce film en avant-première en présence du réalisateur, des acteurs principaux et la productrice (merci les Cinexpériences organisées par Sens Critique). J'étais aussi accompagnée de ma très chère amie Laurielle (The Freckled Doll) qui était à Paris ce jour-là et à qui j'ai proposé de venir avec moi. Je ne vais pas vous mentir, quand le film a commencé j'ai eu très très peur et je me suis demandé pourquoi j'avais embarquée Laurielle avec moi. Et puis, au bout de 15-20min je me suis laissée totalement entrer dans cette histoire d'escroquerie. Je n'avais jamais vu un film de ce réalisateur mais je suis désormais curieuse de découvrir sa filmographie. Je ne préfère pas trop vous en révéler par rapport à l'histoire, tout ce que je peux vous dire c'est qu'on rigole tout en apprenant des informations sur la finance et d'autres sujets qui semblent impossible à comprendre et que le casting est génialissime! 

12/02/19 : Pearl d'Elsa Amiel. J'avais vu la bande-annonce de ce film au cinéma et j'avais tout de suite été intriguée par le pitch : une femme bodybuildeuse voit son passé la rattraper avec la venue de son ex et son jeune fils qu'elle n'a pas vu depuis 4 ans et va devoir faire face à ses responsabilités. Malheureusement la promesse n'a pas été tenue et j'ai été assez déçue. En effet, je pense que la matière n'a pas été exploitée à son maximum et la fin est brutale et assez incompréhensible. L'ensemble est donc assez inégal en termes d'écriture et de jeu ce qui est bien dommage. L'image reste le point le plus positif du film avec des plans mettant en valeur les corps musclés aussi bien que les visages. Pour finir, je tire mon chapeau à Vidal Arzoni qui joue le fils et apporte une vraie singularité par sa personnalité et un vent de fraicheur au film très agréable. 

12/02/19 : Sorry to bother you de Boots Riley. Je n'avais aucune idée de quoi parlait le film avant d'aller le voir en salles. J'ai donc été plutôt ébahie pendant sa vision parce qu'on est plutôt loin des sentiers battus. Ce premier long-métrage du musicien (leader du groupe The Coup pendant 20 ans) est en effet totalement barré et sans limites. Le postulat de Sorry to Bother You provient d'une chanson figurant sur l'album Party Music de The Coup sorti en septembre 2001 dans laquelle Boots Riley avait imaginé l'histoire d'un démarcheur téléphonique se retrouvant à vendre des esclaves pour le compte d’une entreprise. Il a donc décidé de transposer cette idée à un long métrage. Afin de le financer, il a mis en pause l'écriture de son scénario et a composé une bande-son pour l'accompagner. Il a ensuite fait une tournée pour rassembler l'argent nécéssaire à la production du film. Si j'étais un peu confuse à la fin du film, avec le recul je pense que c'est un objet cinématographique qui retient l'attention et ne laisse pas indifférent. Pour les amateurs de cinéma de genre et les intrigues perchées, je vous le recommande. Si vous préférez le cinéma plus traditionnel, passez votre chemin.


13/02/19 : L'inconnu du lac d'Alain Guiraudie (2013). Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film parce qu'il avait beaucoup fait parler de lui à sa sortie. Je ne vais pas vous mentir, je me suis un peu ennuyée. Comme un été où les journées sont assez répétitives, les séquences de ce film se succèdent sans qu'il y ait réellement d'enjeux, de buts. Alors oui il y a cette histoire de meurtres - qui m'a d'ailleurs étonnée parce que je ne savais pas du tout qu'il était question d'une enquête policière dans ce film que j'imaginais conter une histoire d'amour estivale - mais elle est presque anecdotique selon moi tant il n'y a pas de suspens (on connait l'identité du tueur assez rapidement). Aussi, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages que je n'ai pas réussi à cerner. Le seul qui sort du lot selon moi c'est Henri, cet homme qui ne participe pas à ce qui se passe autour du lac et est un spectateur passif de ce qui se trame autour de lui, un peu comme nous. Il y a le soleil, le vent, la nature et une certaine simplicité qui m'ont plu cependant cela n'a pas suffit à totalement m'accrocher. Vous l'aurez compris, je ne suis pas tout à fait dithyrambique vis-à-vis de ce film... J'ajouterai juste que j'ai bien aimé cette sensation de chaleur solaire que le réalisateur réussi à nous transmettre et cette affiche illustrée que je trouve très réussie - et pourtant assez controversée puisqu'elle a été interdite d'affichage à Versailles et Saint-Cloud -. 

Voici donc pour la deuxième partie des films que j'ai vu au mois de février. J'espère que mon avis vous a intéressé et donné envie de découvrir certains d'entre eux. 

Je vous souhaite à tous une bonne journée et vous retrouve vendredi pour un article sur Rennes.