Wednesday, May 22, 2019

Cinema | Movies I've seen #31 (April 2019) Part 4

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je vous parle des films que j'ai vu la dernière semaine d'avril. 

Au programme : 1 film franco-colombien-brésilien, 3 films américains, 1 film britanno-américain, 1 film allemand. 

23/04/19 : Los silencios de Beatriz Seigner.

C'était la première fois que je voyais un film à la fois colombien et brésilien. La raison de cette co-production c'est tout simplement l'histoire. En effet, il faut savoir que, depuis 2006, l'immigration colombienne est l'une des plus importantes au Brésil. 

Aussi, Los silencios a été tourné sur une île à la frontière entre le Brésil, la Colombie et le Pérou baptisée "la isla de la fantasia". Sa particularité c'est qu'elle est envahie par les eaux quatre mois par an et qu'elle refait surface comme par magie le reste du temps. D'autre part, ses habitants sont persuadés de la présence de fantômes et affirment entretenir avec eux des conversations. Connaissant ces informations, on imagine bien pourquoi la jeune réalisatrice a été attirée par cette île en particulier.

Si je me suis un peu perdue entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas (c'est le but du film) et que je me suis parfois égarée dans des pensées lointaines, j'ai été envoûtée par l'ambiance si singulière de cette oeuvre. 

Le rythme est hypnotisant, comme hors du temps, la mélodie de la langue caresse les oreilles, la photographie est pleine de magnificence.

Je vous préviens tout de suite : ce n'est pas gai et ça vous laisse silencieux un moment (cf. le titre). J'étais d'ailleurs à côté de deux filles dans la salle dont une qui était totalement bouleversée à la fin du film. J'imagine qu'elle s'est identifiée et qu'elle s'est laissée totalement submergée par ses émotions. C'était frappant d'y assister et je n'osais pas bouger...

25/04/19 : 90's de Jonah Hill

J'attendais ce film avec impatience et avec grand plaisir, je n'ai pas été déçue. 

Pourtant loin d'être une fan de skateboard (la seule fois où j'ai essayé de monter sur un skate, je suis tombée alors je n'ai jamais réitéré l'expérience), je suis totalement entrée dans cet univers. D'autant plus que le film est assez court (1h24 seulement), difficile de s'ennuyer. 

Le gros point fort de 90's c'est ce casting fabuleux. Jonah Hill a décidé de faire appel à des acteurs débutants pour incarner ses personnages. Ainsi, seul l'acteur principal (Sunny Suljic) avait déjà eu une expérience au cinema. Le point commun de la bande c'est qu'ils sont tous des professionnels du skate et en font depuis leur plus jeune âge.

Tout comme le sport qu'ils pratiquent, le film est fluide avec un côté brut, net et se regarde sans efforts particuliers de concentration. 

Amitié, adolescence, indépendance, relations familiales, construction de soi : voilà de quoi parle le film et c'est fait avec une justesse et une bienveillance appréciable.

Si 90's n'est pas autobiographique il s'inspire du Los Angeles dans lequel l'acteur-réalisateur a grandit. Lui-même ayant fait du skate de manière amatrice, il a voulu parler de cet univers qui lui est cher. 

Après quatre ans d'écriture, le résultat final est assez éloigné du projet initial et c'est en partie grâce à Spike Jonze (réalisateur de Her, Dans la peau de John Malkowich) qui a convaincu Jonah Hill de se concentrer sur les années 90 plutôt que d'avoir recours à des flashbacks. 

Même si cette histoire est intemporelle selon le metteur en scène, il a fait une playlist de la musique de l'époque qu'il a donné à écouter à ses acteurs pour se plonger totalement dans l'esprit de ces années. C'est une idée qu'il a reprise de Martin Scorsese qui avait fait la même chose sur le film Le loup de Wall Street et qui l'avait bien aidé.

Le seul petit bémol de 90's selon moi c'est cette fin pas très recherchée et la musique de générique qui n'est pas vraiment cohérente avec le morceau utilisé juste avant. 

En tout cas, pour un premier film, je suis totalement tombée sous le charme de la signature Jonah Hill et j'espère pour lui qu'il continuera dans cette voie!

Christina Ricci, Susan Sarandon, Mira Sorvino, Sharon Stone, Courteney Cox, and Selma Blair in Mothers and Daughters (2016)
27/04/19 : Mothers and Daughters de Paul Duddridge et Nigel Levy (2016).

Avec ma maman nous voulions voir un film "léger", un film de week-end pour nous relaxer. Notre choix s'est porté sur ce film pour son titre mais notamment pour ses actrices. 

Cependant comme cela a été prouvé maintes fois dans le passé, un casting ne fait malheureusement pas un film et là c'est d'une évidence impardonnable...

Je vais donc faire très court pour parler de Mothers and Daughters : c'était affligeant de nullité. 

Le scénario est sans saveur, incohérent, mal écrit. Les acteurs n'ont pas l'air de comprendre ce qu'ils font là et remplissent seulement la fonction de corps récitant un texte sans réelle implication. 

En résumé on s'ennuie autant qu'eux et c'est franchement déprimant.

28/04/19 : Nicholas Nickleby de Douglas McGrath (2002).

Adapté du roman homonyme de Charles Dickens, Nicholas Nickleby est un autre film que j'ai regardé le dernier week-end d'avril avec ma maman. 

Le film n'a rien de transcendant toutefois il est idéal à regarder un dimanche après-midi (comme nous l'avons fait). 

Tel un film britannique qui se respecte, la brochette d'acteurs est absolument épatante. On retrouve ainsi un Jamie Bell qui a étonnamment bien grandit depuis Billy Elliot de Stephen Daldry (il ne s'est passé que deux ans entre les deux films) et un jeune Charlie Hunnam qu'on a presque du mal à reconnaître sans sa barbe et son corps de dieu grec dans son premier rôle principal au cinéma. Sans oublier Anne Hathaway, Romola Garai (que j'aime beaucoup et qu'on ne voit pas assez), Christopher Plummer, Jim Broadbent, Alan Cumming ou encore Timothy Spall. 

Si l'envie vous prend de voir de la campagne verdoyante typique d'Angleterre et que vous aimez les adaptations de classiques de la littérature britannique, c'est un film qui saura satisfaire vos attentes. 

Ne nous cachons rien cependant, ce n'est pas non plus indispensable à découvrir. À vous de choisir...

30/04/19 : Le vent de la liberté de Michael "Bully" Herbig.

Je ne sais pourquoi, ce film est resté très peu de temps en salles. J'ai donc failli le rater au cinéma et j'en aurais été très déçue!

Le vent de la liberté relate l'incroyable histoire d'un groupe de personnes : les familles Strelzyk et Wetzel qui se sont enfuient d’Allemagne de l’Est pour l’Ouest dans une montgolfière artisanale le 16 septembre 1979. 

Cette évasion est tellement invraisemblable et fascinante que Disney avait déjà sorti en 1982 La nuit de l'évasion réalisé par Delbert Mann avec John Hurt basé sur cette même histoire vraie (film dont je ne connaissais pas l'existence avant d'écrire cet article et que j'aimerais d'ailleurs bien découvrir maintenant). 

Il s'avère que les droits d’adaptation cinématographique avaient été vendus en exclusivité et à vie à Disney et après s'être battu plus de deux ans pour négocier, c'est grâce à l'intervention de Roland Emmerich (réalisateur d'Independance Day, Godzilla, 2012 etc...) que le film a pu se faire. 

Afin d'être le plus proche de la réalité, le réalisateur s'est documenté auprès des deux familles (qui aujourd'hui ne se parlent plus pour une raison que le metteur en scène ignore). Il a notamment pu consulté avec son équipe plus de 2000 pages de dossier de la Stasi conservées par la Commission Gauck.

En avril dernier, j'avais vu et adoré La révolution silencieuse de Lars Kraume, un film allemand qui se déroule à la même période que Le vent de la liberté. Dans l'article que j'avais écrit il y a un an, je disais déjà que j'étais fascinée par ces années de guerre froide et par tous les évènements de l'histoire européenne du XXème siècle en général. La reconstitution historique est d'ailleurs maitrisée et l'ambiance oppressante de l'époque bien retranscrite.

Une fois de plus, je suis totalement rentrée dans le récit et j'étais aussi angoissée que les personnages (peut-être pas autant puisque je ne risquais ni ma vie, ni d'aller en prison mais vous voyez ce que je veux dire). Le suspens est maintenu du début à la fin et c'est plutôt exaltant! 

Le casting est parfait et j'ai eu beaucoup d'empathie pour tous les acteurs (ce qui est assez rare pour le remarquer). Cela m'a fait sourire notamment de voir que parmi eux il y avait David Kross que j'avais vu dans La révolution silencieuse mais notamment dans The Reader de Stephen Daldry (encore lui) en 2008 aux côtés de Kate Winslet - film que je vous recommande fortement en passant -.

Bref, si vous avez envie de voir un film haletant et vous instruire en même temps, Le vent de la liberté est le bon choix.

30/04/19 : Avengers : Endgame d'Anthony et Joe Russo.

S'il y a bien un film que le public attendait cette année, je crois bien que c'était celui-là. Preuve en est que lorsque j'y suis allée (6 jours après sa sortie), il y avait encore une foule pas possible. Je n'avais, de ma vie, encore jamais vu une queue aussi longue devant une salle. 

Qui aurait cru qu'un film aussi long (3h) puisse ramener autant de monde au cinéma? 

Si tout le monde s'est précipité pour le voir, les avis diffèrent sur cet ultime film qui clôt une saga de 10 ans et c'est tout à fait compréhensible. 

Personnellement, n'ayant jamais été plus fan que ça des films de super-héros en général, j'y allais sans attentes particulières et j'avoue que cela m'était un peu égal de savoir si j'allais aimer ou détester. Pour moi il s'agit de divertissement et dans ce cas-là je ne fais pas forcément attention à tous les détails, je me contente d'être une spectatrice, je l'avoue, un peu passive. 

Mon avis est donc le suivant : le film n'est pas mauvais mais j'ai trouvé qu'il manquait parfois de cohérence et surtout de constance. Ce que je veux dire par là c'est que sur les trois heures, on ressent vraiment des moments de mou et le soucis c'est que l'ensemble penche plutôt vers la mollesse que l'énergie, l'action trépidante. 

Alors oui il y a des idées qui nous font sourire comme ce Thor devenu une sorte de gros hippie buveur de bière avec un bide énorme. Toutefois sur trois heures le gag devient rapidement interminable et redondant...

Ce qui est surprenant notamment c'est l'importance donnée à certains rôles qui, dans les films précédents, faisaient presque figures d'ameublement (Hawkeye, War Machine et Ant-Man). En effet, alors que tout le monde s'attendait à ce que Captain Marvel soit la solution à tout ce qui s'était passé avant, sa présence est quasiment superfétatoire (son excuse étant qu'il y a d'autres planètes que la Terre qui ont besoin d'elle, pardonne-nous). Ne parlons pas non plus de Thanos qui a perdu tout de son côté menaçant tant sa part dans la narration est amoindrie. 

Aussi, la bataille finale semble un peu évasive et fugace à mon goût et le dénouement ne m'a personnellement pas surprise et donc pas vraiment émue...

Bon sinon, j'ai aimé les auto-références et j'ai ri à certains moments (j'ai adoré la blague du "cul de l'Amérique" soit le postérieur de Captain American soit les fesses de Chris Evans, qui, ne nous mentons point sont bien rebondies et pas désagréables à regarder). 

Sur ces mots je termine cet article. J'espère, comme toujours, que mon avis vous a intéressé et que vous serez tentés, à votre tour, de voir certains des films dont je parle.

Je vous embrasse et vous souhaite à tous une belle soirée! Je vais, pour ma part, aller préparer un poulet rôti accompagné de pommes de terre au four qu'il me tarde de déguster depuis des jours. 

Monday, May 20, 2019

Fashion | Notre Dame de Paris in the Spring

 ♫ Now listening to : 


Bonjour, bonsoir à tous j'espère que vous allez bien! En ce 20 mai nuageux et pluvieux, ce sont des photos prises à Notre-Dame de Paris au mois dernier que je partage avec vous. 
















Pigeon mannequin







Comme je vous le disais dans mon article mode précédent (publié il y a une semaine tout juste), mon amie Clothilde et moi voulions absolument capturer les cerisiers de Paris tant qu'ils étaient en fleurs.

Si nous avons essayé de trouver des endroits un peu plus originaux que ceux connus par tous, je doute qu'il y ait meilleur endroit qu'à côté de Notre Dame pour prendre des photos des jolies fleurs roses. Évidemment nous n'étions pas les seules à avoir cette idée ce jour-là et nous avons donc attendu plus d'une demie-heure avant de pouvoir faire les photos (juste avant nous il y avait une blogueuse russe avec sa photographe qui l'a mitraillait avec différents appareils photo et téléphone). 

Pour être tout à fait raccord avec la couleur des arbres et de la cathédrale j'ai décidé de porter une robe fleurie trouvée chez Kiloshop l'année dernière (sûrement une de mes robes préférées) que je ne vous avais encore jamais montrée sur le blog et mon nouveau manteau fin en daim déniché lui aussi en friperie. 

Pour ce qui est des accessoires, j'ai opté pour des boucles d'oreille de "princesse" tout en fausses pierres précieuses haha, un superbe chapeau en paille acheté sur Asos l'an passé et un sac en paille notamment venant de chez Zara. 

La tenue aurait été sûrement encore plus jolie avec des chaussures à talons mais j'avoue que je n'avais pas du tout envie d'avoir mal aux pieds ce jour-là (j'avais mes règles et donc un sacré mal au ventre et aux reins...).

Bref, vous savez tout! Après avoir pris les photos, nous sommes passées devant le restaurant "Au vieux Paris" très célèbre sur Instagram pour la glycine qui recouvre sa façade. 

J'espère que ces photos vous ont plu et auront (peut-être) égayer votre journée. Je vous retrouve mercredi avec un nouvel article cinéma. En attendant je vais aller jouer un peu de piano. Doux baisers à vous!

Sunday, May 19, 2019

TV Shows | Latest Series Seen #4

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Ça y est cela fait déjà plus d'un mois que je vous parle de séries sur le blog et d'après les statistiques de mon précédent article publié la semaine dernière, cela vous plait! 

Aujourd'hui je partage donc avec vous le quatrième article de la catégorie Séries

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Mindhunter de Joe Penhall.

Nationalité : Américaine.
Genre : Thriller, policier, drame.
Format : 50 min.
Saison(s) : 1 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 10.
Date 1er épisode : 13 octobre 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
En 1977, à l'aube de la psychologie criminologique et du profilage criminel au sein du FBI, les agents Holden Ford et Bill Tench vont s'entretenir avec plusieurs tueurs en série. Ensemble, et avec l'aide de la psychologue Wendy Carr, ils vont tenter de cerner la personnalité de nombreux meurtriers afin d'acquérir les connaissances nécessaires à la résolution d'affaires criminelles.

Ce qui m'a attiré : 
1. Le sujet.
2. Jonathan Groff.
3. On me l'avait recommandée.

Mon avis :
Premièrement j'aimerais parler du concept de la série, de son fond et de sa forme. Contrairement à d'autres séries du genre (c'est-à-dire le thriller), ce ne sont pas des révélations dingues ou des cliffhangers en fin d'épisode qui donnent envie de continuer à regarder. 

Personnellement ce qui m'a intéressée ce sont les découvertes, les recherches, l'avancement des différentes enquêtes et surtout la motivation des personnages principaux que j'ai aimé suivre.

Et si la série est aussi bien c'est justement grâce à son casting selon moi. Le duo Jonathan Groff / Holt McCallany fonctionne à merveille et nous conquit assez rapidement. Sinon, LA révélation de cette série c'est l'acteur Cameron Britton qui interprète le rôle d'Edmund Kumper, célèbre tueur en série américain accusé de dix meurtres dont celui de sa propre mère.

Mindhunter retrace les débuts du profilage : on apprend les débuts difficiles, l'invention du terme "serial killer", le métier de profiler et c'est absolument fascinant (d'autant plus quand on saisit que cela ne remonte qu'aux années 70, donc il y a moins de 50 ans).

Quand à la mise-en-scène et la direction artistique, on retrouve l'univers très froid propre à David Fincher (qui a réalisé les deux premiers et les deux derniers épisodes de la série). Loin du mouvement peace and love aux couleurs de l'arc-en-ciel et à l'avalanche de fleurs, on est donc baignés dans des tons ternes et l'ambiance générale est plutôt austère.

C'est une série qui se base davantage sur la psychologie que l'action. Le rythme est donc contenu, ce qui nous amène à de nombreuses réflexions et interrogations absorbantes.

Si vous avez aimé Le silence des agneaux de Jonathan Demme, True Detective de Nic Pizzolatto ou encore Zodiac de David Fincher, vous serez conquis!

Atypical de Robia Rashid.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie et drame.
Format : 30 min.
Saison(s) : 2 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 18.
Date 1er épisode : 11 août 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Sam Gardner est un ado autiste qui se met en tête de se trouver une petite amie. Cette soudaine soif d’indépendance crée dans toute sa famille une remise en question aussi radicale qu'inattendue.

Ce qui m'a attiré : 
1. Keir Gilchrist que je connaissais de la série United States of Tara de Diablo Cody (que j'adore et que je vous recommande).
2. L'autisme traité non pas dramatiquement mais sous la forme d'une comédie.

Mon avis :
J'ai tout de suite été enchantée par cette série sans prétention. Tous les acteurs sont attachants (les adolescents surtout et plus en particulier Casey, la soeur du personnage principal, interprétée par la charmante Brigette Lundy-Paine).

Je ne connais pas de personne autiste dans mon entourage et j'imagine bien que cette série embellie la réalité mais j'ai trouvé cela bien écrit et la balance entre comédie et sérieux est bien maitrisée.

Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est de pouvoir avoir un aperçu du point de vue de tous les membres de la famille. Même si le héros est Sam, on suit aussi les états d'âme par lesquels passent sa mère, son père et sa soeur. 

Le format court (30min) est très approprié et on se surprend à enchainer les épisodes sans s'arrêter.

C'est divertissant et cela aborde à la fois des thèmes très intéressants comme le regard des autres, la différence et l'envie d'indépendance.

Si le sujet de l'autisme et les séries "familiales" vous intéressent, je vous conseille notamment Parenthood de Jason Katims, qui est d'une finesse incroyable.

Maniac de Patrick Somerville et Cary Joji Fukunaga.

Nationalité :
Genre : Science-fiction, mini-série.
Format : 40 min.
Saison(s) : 1 (terminée).
Nombre d'épisodes : 10.
Date 1er épisode : 21 septembre 2018.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Deux jeunes adultes s'inscrivent pour un programme pharmaceutique de trois jours mais les tests comportent des risques psychologiques.

Ce qui m'a attiré : 
1. Les acteurs (Emma Stone et Jonah Hill).
2. Il y avait des affiches partout dans les rues et forcément ça a titillé mon intérêt.

Mon avis :
C'est une des séries les plus étranges que j'ai vu de ma vie, si ce n'est LA plus étrange. 

Au premier abord, c'est une série qui comme Sense 8 (dont je vous parlais dans mon premier article sur les séries) demande de la persévérance et de la patience tant elle n'est pas simple à décrypter. 

Pour tout vous dire, j'ai commencé à regarder cette série avec ma mère il y a un moment déjà et elle n'a pas voulu continuer, n'accrochant ni à l'esprit ni à l'histoire. J'ai donc continué seule et j'ai fini tous les épisodes d'une traite (les six derniers pour être précise). 

S'intéressant à l'inconscient, Maniac est une série qui aborde de nombreux sujets pas franchement joyeux comme la schizophrénie, la dépression, le décès et l'abandon. 

C'est par le biais d'une plongée dans l'esprit des deux personnages principaux que tout se joue. En effet, la plupart du temps c'est dans leurs pensées, leurs rêves mêlés à leurs souvenirs qu'on assiste. Par conséquent, rien n'a vraiment de sens et il n'y a pas forcément de signification concrète à ce qu'on voit. 

De l'heroic fantasy, en passant par le thriller ou encore la comédie et la science-fiction, Maniac joue avec les genres créant ainsi des passages plus ou moins intéressants et surprenants. 

Cette liberté de ton donne notamment lieu à des performances d'acteurs inoubliables et plutôt loufoques (je pense en particulier à Jonah Hill affublé d'une perruque blonde et prenant un accent nordique ou encore avec des dreadlocks et recouvert de tatouages). 

Si vous avez aimé Inception de Christopher Nolan ou encore à 2001, l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, je pense que cette série vous plaira. 

Désenchantée de Matt Groening.

Nationalité : Américaine.
Genre : Fantastique, comédie, animation.
Format : 30 min.
Saison(s) : 2 (production en cours).
Nombre d'épisodes : 10.
Date 1er épisode : 17 août 2018.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle? 
Bean est une jeune princesse alcoolique qui vit dans un royaume fantastique du nom de Dreamland. Juste avant la cérémonie de son mariage forcé avec un prince d'un pays voisin, Bean trouve un paquet contenant son démon personnel, qui l’incite à boire. Elle se présente ainsi soûle à la cérémonie, causant un accident au prince.
Entre-temps chez les elfes, Elfo décide de quitter son village et se rend sans le savoir à la cérémonie du mariage de Bean et, au plus grand bonheur de celle-ci, va le faire tourner à la course-poursuite.

Ce qui m'a attiré : 
1. Que ce soit une création de Matt Groening.
2. On m'en avait parlé et ça m'intriguait.

Mon avis :
Les deux séries d'animation que j'avais vu précédemment étaient Rick et Morty et BoJack Horseman, j'étais donc en quête d'une remplaçante et mon choix s'est porté sur Désenchantée

Connaissant déjà l'univers du créateur grâce à ses deux autres séries à succès (Les Simpson et Futurama), j'avais hâte de découvrir son nouveau bébé. 

Je ne vais pas vous mentir et vous avoue que je m'attendais à une série beaucoup plus drôle et j'ai été malheureusement plutôt déçue par l'ensemble...

Les personnages ne m'ont pas totalement conquise non plus. Celui qui se détache le plus selon moi est le démon que j'ai aimé pour son sarcasme et son humour noir. 

Les thèmes abordés dans la série comme l'indépendance et j'imagine le féminisme ne sont pas assez développés à mon goût et s'avèrent presque anecdotiques. 

Désenchantée n'est donc malheureusement pas une véritable réussite à mon humble avis et je ne sais pas si je regarderai la saison 2...

Girlboss de Kay Cannon.

Nationalité : Américaine.
Genre : Comédie, biopic.
Format : 30min.
Saison(s) : 1 (arrêtée).
Nombres d'épisodes : 13.
Date 1er épisode : 21 avril 2017.
Distributeur : Netflix.


De quoi ça parle?
Adapté du roman de Sophia Amoruso du même nom, lui même basé sur sa propre vie, Girlboss raconte l'histoire de Sophia Marlowe est une jeune adulte rebelle et fauchée. Très peu responsable, la jeune femme passe son temps à chercher des vêtements vintage et se fait régulièrement virer de ses boulots. Un soir, sur un coup de tête, elle décide de vendre l'une de ses vestes vintage sur eBay. La vente est un succès et Sophia décide de se lancer dans la personnalisation de vêtements trouvés en friperies à vendre sur le site sous le nom de Nasty Gal.

Ce qui m'a attiré : 
Le sujet forcément (la mode, la mode, la mode).

Mon avis :
Si j'ai eu un peu de mal avec l'actrice principale (Britt Robertson) qui m'a tout de suite été très antipathique, j'ai réussi à passer outre et apprécier cette série comme il se devait.

De prime abord, colérique, impulsive et malpolie, c'est au fur et à mesure que l'histoire avance qu'on se prend d'affection pour Sophia et c'est avec le temps qu'on comprend que sa rage ne vient pas de nul part, qu'elle est "justifiée" et compréhensible. Tous ses défauts deviennent alors sa force et vont nous permettre de s'attacher à elle, s'identifier à sa situation, à ce qu'elle vit. 

Aussi, les personnes qui tournent autour d'elle sont plutôt sympathiques (à part son petit ami qui, personnellement, m'a horripilé au plus haut point). Ma préférence se porte sur sa meilleure amie Annie (Ellie Reed), toujours présente, tolérante et directe. Petit bonus notamment pour tous les fans de RuPaul qui fait quelques apparitions dans le rôle du "voisin conseiller".  

D'autre part, les nostalgiques apprécieront la plongée dans les années 2000 avec une bande-son pimpante et l'utilisation d'anciennes plateformes telles Myspace et d'autres sites dont plus personne ne parlent aujourd'hui.

Girlboss ne rejoindra sûrement pas mon top personnel et ne restera pas non plus dans les annales mais cela reste tout de même une série bien écrite se regardant sans difficulté. 



Voici donc pour ce quatrième article concernant les séries. J'espère que cette sélection vous a plu et vous retrouve la semaine prochaine pour la suite.

En attendant je vous invite à lire ou relire les trois posts précédents : 
Article 1 (Dix pour centRick et MortyThe Get DownGlow et Sense 8)
Article 2 (BoJack HorsemanGilmore GirlsThe end of the fucking worldPeaky BlindersThe Crown)
Article 3 (LovesickLoveCaptiveStranger ThingsL'amie prodigieuse).

Je vous embrasse et vous souhaite une bonne soirée!

Wednesday, May 15, 2019

Cinema | Movies I've seen #31 (April 2019) Part 3

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! En ce 15 mai (je n'arrive pas à croire qu'on soit déjà à la moitié du mois), je partage avec vous la troisième partie de tous les films que j'ai vu au mois d'avril. 

Au programme :  3 films français, 2 films américains (dont 1 documentaire), 1 film documentaire allemand et 1 film israélien.

15/04/19 : Curiosa de Lou Jeunet

Si je suis allée voir ce film c'est parce que j'avais été intriguée par sa bande-annonce et notamment par la critique qu'en avait fait les journalistes de l'émission Le cercle sur Canal +.

Le film s’inspire de la jeunesse de Marie de Heredia (Marie de Régnier) et Pierre Louÿs, deux grands noms de la littérature française du 19ème siècle et début du 20ème. Il s'agit donc d'un biopic. 

Pour un film qui parle de relations torrides j'ai trouvé que ça manquait terriblement de passion...

Tout d'abord je dirais que ce qui est regrettable c'est le fait qu'on reste toujours un peu en surface de l'histoire alors qu'on aurait envie d'y plonger la tête la première. Plutôt que de s'intéresser à ses écrits, la réalisatrice concentre son récit sur la "carrière" de muse que Marie de Heredia et Zohra Ben Brahim ont été pour Pierre Louÿs et c'est bien dommage...

D'autre part, je n'ai pas été franchement emballée par la composition électro d'Arnaud Rebotini que j'ai trouvé totalement hors propos (je ne suis pas contre les anachronismes mais là je n'ai pas compris ce que cela apportait).

C'est fâcheux que le film soit aussi peu excitant avec un casting en or comme celui-là. On notera tout de même que Noémie Merlant et Camélia Jordana ont réussi toutes les deux à leur manière à faire preuve d'une certaine sensualité qui ne peut être qu'admirable. Quant à leurs conjoints, Niels Schneider et Benjamin Lavernhe, ils sont tout deux à la hauteur de leur rôle bien que j'ai l'impression qu'ils jouent malheureusement toujours un peu le même soit Niels, le séducteur et Benjamin, le bon copain...

Même si Lou Jeunet avait déjà réalisé par le passé, Curiosa reste son premier long-métrage et cela justifie peut-être ces quelques gaucheries. Le film est donc loin d'être mauvais et se regarde d'ailleurs plutôt bien, il est juste maladroit. 

Cela m'a tout de même donné envie d'en découvrir davantage sur Marie de Heredia et Pierre Louÿs, ce qui est un point positif. 

16/04/19 : Us de Jordan Peele.

J'avais été joyeusement surprise par Get out, le premier long-métrage du réalisateur sorti en 2017. J'étais donc impatiente de découvrir son deuxième film qui s'annonçait tout aussi terrifique. 

Parmi mes amis, peu d'entre eux ont aimé cette seconde proposition de Jordan Peele et j'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi. 

Personnellement, il m'a semblé que le metteur en scène nous prouvait une nouvelle fois de quoi il était capable : soit un univers singulier, une intrigue maitrisée, un bon casting, un choix de musiques génial... (Que demande le peuple? Je l'ignore...).

J'aimerais insister notamment sur la précision de la direction artistique qui, je trouve, est absolument hallucinante. En effet, on sent que rien n'est laissé au hasard : du choix des couleurs, aux costumes en passant par les décors, tout a été pensé intelligemment et rares sont les réalisateurs qui donnent autant d'importance à tous ces détails (qui font toute la différence disons-le franchement).

Je ne suis pas une spécialiste du film d'horreur, au contraire et c'est peut-être pour cette raison que j'apprécie autant l'approche de Jordan Peele qui réinvente le genre à sa façon, cependant c'est une oeuvre que je vous recommande en fermant les yeux et que je vous invite à découvrir.

18/04/19 : Le chant du loup d'Antonin Baudry.

Bien que je n'avais pas une envie particulière de voir ce film j'y suis allée parce que tout le monde autour de moi m'en parlait comme d'un petit bijou français. 

Sans mauvaise foi, je n'ai pas vraiment aimé et je ne comprend toujours pas pourquoi il y a eu tant d'agitation autour de ce film...

Ce qui m'a le plus gênée c'est que j'ai ressenti toutes les ficelles scénaristiques qui ont été déployées afin de créer une histoire palpitante. Le problème c'est que, même si je ne suis pas du genre à être très pointilleuse et plutôt bon public, j'ai trouvé que Le chant du loup manquait atrocement de crédibilité, ce qui a eu pour effet de me sortir totalement du film. 

Aussi, j'ai trouvé à plusieurs reprises que les décors étaient assez ratés (ça sentait le décor en gros) alors que l'univers des sous-marins, plutôt inconnu pour la majorité des personnes, est fascinant et cela aurait été l'occasion de nous "faire rêver" d'autant plus. Ici on a une toile de fond plutôt cheap qui nous fait plus penser à un film d'étudiant sans le sous qu'une grosse production avec un casting truffés de stars. 

Parlons-en justement de ce casting : à quoi servent tous ces acteurs si connus franchement? C'est la question que je me suis posée tant j'ai trouvé leur présence superflue. 

Enfin, à quoi sert d'ajouter un personnage féminin si c'est pour qu'il soit aussi futile et inintéressant que celui interprété par Paula Beer (qui ne trouve pas du tout sa place dans le film selon moi malgré son talent d'actrice). 

Bref, vous l'aurez compris, c'était très moyen à mes yeux et j'aurais très bien pu continuer de vivre sans avoir vu ce film.

Regrettable...

19/04/19 : Love, Cecil de Lisa Immordino Vreeland.

Ayant déjà vu beaucoup de ses photos dans des expositions diverses, je connaissais déjà le travail de Cecil Beaton avant d'être allée voir ce documentaire qui lui est consacré.

En effet c'est, admiratrice de son talent, que j'ai voulu découvrir qui se cachait derrière le nom.

Si la réalisation du documentaire était tout à fait classique et n'apportait rien d'extraordinaire, j'ai trouvé que c'était bien rythmé et jamais lassant.

À ma plus grande joie, ce film m'a permis d'en apprendre énormément sur Beaton (comme par exemple qu'il était écrivain, illustrateur, créateur de costumes et de décors pour le cinéma en plus d'être photographe et que c'est à lui qu'on doit la direction artistique de Gigi de Vincente Minelli et de My fair Lady de George Cukor) et de lui vouer une admiration d'autant plus grande. C'est donc une mission réussie pour la réalisatrice américaine!

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19/04/19 : Des lendemains qui chantent de Nicolas Castro (2014).

Quand tu ne sais pas trop quoi regarder et que tu te fies aux recommandations de Netflix, tu finis par regarder Des lendemains qui chantent.

Ce film c'est quoi? Ça parle de quoi? Ce film est un récit initiatique se déroulant dans les années 1980-1990. On suit les trajectoires de quatre héros : Léon, Olivier son frère, Sylvain l'ami d'enfance (Ramzy Bedia) et Noémie (Laetitia Casta). Les deux frères sont montés à Paris pour y faire carrière, l'un est journaliste, l'autre travaille dans la communication.

Ce qui m'a attirée, c'est que les deux frères sont interprétés par Pio Marmaï et Gaspard Proust que j'aime énormément tous les deux. Si je les ai trouvés tout à fait bien dans leurs rôles, cela n'a pas suffit à me rendre le film trépidant. 

En effet, il me semble que cette histoire voulant conciliée comédie, histoire d'amour et récit politique, peine à se démarquer et enthousiasmer le spectateur. Ce qui donne au final un film assez banal, sans intérêt particulier si ce n'est le fait de passer le temps...

Toutefois, je tiens à dire que j'ai vraiment apprécié la présence d'André Dussollier (il joue le père des deux frères), dont je ne suis pas une grande adepte d'habitude mais qui là, m'a fait rire comme pleurer. 

22/04/19 : Pina de Wim Wenders (2011).

Après être allée voir (E)motion de Wim Wenders au Grand Palais qui était une installation cinématographique monumentale conçue à partir de sa filmographie, projetée sur la structure intérieure du célèbre complexe, j'ai eu envie de découvrir son documentaire pour Pina Bausch, sur Pina Bausch.

Ma mère l'ayant vu au cinéma et l'ayant adoré, nous l'avions en DVD et c'était donc l'occasion pour moi de le voir dans le confort de mon canapé. Malheureusement je n'ai donc pas pu le voir en 3D (qui, comme m'a dit ma maman, était incroyable) et je suis donc un peu passée à côté de la mise en scène pensée et étudiée du réalisateur. 

Malgré cela, j'ai vraiment été emportée par ce documentaire. La construction du film, le choix des chorégraphies, où elles ont été filmées, les musiques, tout va dans le sens du sujet : la danse.

Amis de longue date, Wim Wenders désirait saisir l'intensité et l'art de la chorégraphe depuis un moment. C'est ce qu'il fait avec Pina, véritable hommage et témoin du génie de Bausch. 

Le projet de base était de suivre sa compagnie en tournée à travers le monde mais le décès de Pina Bausch le 30 juin 2009 vint modifier l'idée initiale, devenant ainsi un film pour elle, à sa mémoire. 

Wim Wenders a choisi d'isoler chaque danseur de la troupe en les installant seul, assis, sur un fond neutre et les faisant parler ou non, en voix off, sur leur image : comme des portraits mouvants éternels. La douleur, l'émotion sont palpables à chaque instant dans cette oeuvre à fleur de peau et c'est émouvant comme jamais. 

C'est notamment d'une poésie et d'une beauté à couper le souffle et cela m'a donné envie de reprendre la danse ou en tout cas d'aller voir plus de spectacles...


23/04/19 : Working woman de Michal Aviad.

Parler du harcèlement sexuel au travail n'a jamais été une tâche délicate et évidente. C'est pourtant sur ce thème que Michal Aviad, qui a reçu plusieurs prix pour ses documentaires, a décidé de consacrer son deuxième long-métrage.

C'est suite à l'aveux d'une amie à elle (qui lui a raconté s'être fait harcelée pendant trois ans par son patron) que la réalisatrice israélienne a décidé de dédier son nouveau film à ce sujet encore tabou, peu exploité au cinéma.

Working Woman a demandé plusieurs années de travail et de recherches et n'a pas été simple à financer. Cependant, il s'est fait et j'en suis ravie!

Le film pose plusieurs questions (Quelles sont les limites entre relation professionnelle et personnelle? Jusqu'où est-on prêt(e) à aller pour le bien de sa famille? Comment réagir face à des avances déplacées?) qui, en sortant de la salle, n'ont cessées de me trotter dans la tête.

De plus, les acteurs ont été parfaitement choisi et interprètent superbement leurs rôles.

Le seul petit bémol à mon avis c'est la mise en scène un peu trop classique. L'ensemble est, dans tous les cas, très intéressant et recommandable.


Voici donc pour ce troisième article sur les films que j'ai vu au mois d'avril. J'espère que mes avis vous auront intéressé et vous auront donné envie de découvrir à votre tour certain des films dont j'ai parlé. 

En attendant la dernière partie, je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine et je m'en vais voir le spectacle de Pananoyotis Pascot au Point Virgule (c'est le cadeau d'anniversaire que m'a fait mon ami Léo et j'ai beaucoup trop hâte!).