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jeudi 21 octobre 2021

Fashion | Autumn ootd


♫ Now listening to : Sumthin' Sumthin' - Maxwell

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Ma journée d'aujourd'hui a été un peu inhabituelle puisqu'elle a commencé par une panne d'électricité qui a duré jusqu'à 13h. Jusque là j'ai attendu, en legging et brassière, pour pouvoir faire mon sport, une fois le retour du courant. J'ai donc été totalement décalée par rapport à d'habitude. J'ai ensuite enchainé avec plusieurs appels divers et il est maintenant 17h48 et je commence seulement à écrire cet article. 

Normalement j'ai une règle quand je travaille depuis chez moi qui est de terminer toutes mes tâches à accomplir avant 18h, parfois je dépasse évidemment mais j'aime bien me fixer cette règle pour ne pas exagérer. Aujourd'hui je déroge à la règle donc, mais comme c'est pour parler de mode, on passera outre. 






















Hier, contrairement à aujourd'hui, j'ai été très productive. Alors que lundi et mardi, le soleil était parmi nous, je n'ai absolument pas motivée à faire quoi que ce soit et avec l'arrivée de la pluie mercredi, j'ai eu envie de tout faire en une journée. J'ai donc pris les photos que vous pouvez voir juste au dessus en fin de matinée et de base, je voulais même écrire l'article hier tellement j'étais impatiente de vous montrez ce look automnal. 

Ce qui me plait le plus dans cette tenue c'est cette chemise que j'ai dénichée chez Kiloshop il y a deux ou trois ans. Je pense que parmi ma collection, c'est sûrement ma chemise préférée. Que ce soit le motif, la forme et ce noeud qui fait tout le charme je trouve : j'en suis totalement fan. 

Ici, j'ai décidé de l'associer avec ce short Zara que j'ai depuis des années et que, je dois avouer, ne porte quasiment jamais. Il faut qu'il est assez court et qu'à Paris, je ne me sens pas forcément à l'aise de porter un short alors qu'il fait mauvais temps et que je dois prendre le métro. Bien que je porte des collants, je ne sais pas, ce n'est pas l'idéal selon moi. 

Sinon j'ai choisi d'opter pour des collants marrons foncés (qui d'ailleurs se sont troués et que, par conséquent, je ne mettrai probablement plus avec un short mais sous un vêtement) pour faire un rappel avec les touches de marron sur la chemise. 

Les boucles d'oreille, qui sont des roses en cuir italien que ma maman m'avait offert à Amsterdam en 2011, sont elles aussi, un rappel de la chemise et des collants. Je pense qu'il s'agit notamment de ma paire préférées de tous les temps. Elles sont idéales pour l'automne je trouve.

En termes de chaussures, j'ai beaucoup hésité et je me suis dit que ce serait une bonne idée de partir sur une paire blanche et citadine. J'aurais pu mettre des bottes sinon ou même des derbys toutefois, il me semble que cela fonctionne vraiment bien avec ces tennis à talons blanches.

Pour apporter un peu d'élégance et rester dans le thème automnal, j'ai enfilé cette veste chevrons que j'adore et qui est parfaite pour les températures du moment (pour une personne non frileuse comme moi en tout cas).

Enfin, pour le maquillage, je me suis amusée en mettant un far à paupières cuivré que j'ai acheté chez Aroma Zone, un peu de crayon doré sur et sous les yeux, un eye liner marron foncé et un rouge à lèvres rouge tirant vers le orange. Ma coiffure quant à elle, n'est vraiment pas exceptionnelle, cependant le chignon apporte de la hauteur à ma tête et c'est le genre de coiffure facile et pratique à faire, dans l'esprit de mon look casual.

Qu'en pensez-vous?

Je profite de cet article pour souhaiter à nouveau un bon anniversaire à mon amie Laurielle (The Freckled Doll) qui est la seule personne dont je lis encore le blog et dont je prends encore beaucoup de plaisir à découvrir les photos et les anecdotes. 



samedi 16 octobre 2021

Cinema | Recommandations cinématographiques #27 - Spécial femmes réalisatrices

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui, comme toujours je vais vous faire part de cinq films que j'ai vu au cinéma dernièrement toutefois il s'agit de cinq films tous réalisés par des femmes. 

Pour tout vous avouer, je n'ai même pas fait vraiment exprès. Je me suis rendue compte de ce point commun en faisant la sélection parmi tous les films que j'ai et ce sont ces cinq là qui sont sortis du lot. J'ai pensé qu'il serait bien de le mettre en avant pour montrer que les réalisatrices sont belles et bien présentes sur la scène cinématographique et qu'il est essentiel de les mettre en avant.

Au programme nous allons voyager de la Suède, au Québec puis nous ferons un tour en Australie, en passant par Londres, la Russie, la Suisse notamment et même le Liban!

Bergman Island de Mia Hansen-Løve (2021).

Ils sont assis dans un avion qui se rend sur l'île de Fårö. Elle est recroquevillée sur lui avec un masque de nuit pour lui cacher les yeux. Elle dit qu'elle ne prendra plus jamais l'avion avec lui parce que s'ils mourraient tous les deux, leur fille serait orpheline. À cette phrase, il répond : "She'll manage" ("Elle se débrouillera"). Voilà comment, avec la première séquence du film,  Mia Hansen-Løve nous raconte toute l'histoire de ce couple, leur rapport et leurs caractères. Avec ce court échange, qui peut sembler banal, j'ai su que Bergman Island allait me plaire.

Pour ceux qui l'ignorent, Fårö est l'île qu'Ingmar Bergman avait choisi pour résidence principale et sur laquelle il a tourné six longs-métrage (À travers le miroir, Persona, L'Heure du loup, La Honte, Une passion et Scènes de la vie conjugale). À la mort du cinéaste, son héritage fut racheté par un homme d’affaires norvégien, permettant de ne pas le disperser. Il a par ailleurs créé, avec Linn Ullmann (la fille de Bergman et Liv Ullmann), une fondation permettant, selon le souhait de Bergman, à des artistes ou à des chercheurs de tous horizons de résider dans une de ses maisons pour y développer un projet, sans obligation de lien avec son œuvre. C’est via cette fondation que Bergman Island est né.

Ce qui m'a particulièrement plu dans ce film c'est sa narration. En effet, le film entremêle deux récits à la fois. Pendant un moment, il n'est pas forcément évident de démêler les séquences qui appartiennent au futur de celles qui se sont déjà passées et s'ajoute à cela d'autres séquences qui sont des rêves. Si cela peut déstabiliser le spectateur, tout est résolu à la fin et l'ensemble est totalement cohérent et compréhensible. Personnellement, je suis impressionnée par un tel travail et j'admire, plus que jamais, Mia Hansen-Løve.

Aussi, Bergman Island repose notamment sur une thématique binaire : c’est un film sur l’amour du cinéma (celui pour Bergman surtout) mais aussi un film sur une double histoire d’amour. À travers son récit, la réalisatrice explore la question du couple liée à la question de l'inspiration. Deux thématiques qui, pour ma part, me passionne et qui, à travers cette fiction en particulier, est encore plus fascinante puisqu'il s'agit de raconter un épisode de la vie de deux cinéastes mariés qui viennent s'isoler sur l'île pour travailler chacun de leur côté sur un nouveau scénario respectif. 

Solitude, complicité,  jalousie, orgueil : voilà quelques sujets au coeur de cette histoire, tous représentatifs du processus de création et tous en rapport direct avec la manière dont Mia Hansen-Løve elle-même développe un film. Elle précise d'ailleurs : "J’ai parfois l’impression que faire des films me permet de récréer des souvenirs qui tendent à se substituer à la réalité qui les a inspirés. »

Enfin, Bergman Island c'est aussi et surtout un film sur un affranchissement, une émancipation. On suit les quatre personnages principaux durant une période restreinte de leurs vies et on témoigne de leur évolution comme les saisons qui s'enchainent et se passent sur l'île.

Je pense que vous l'aurez compris, j'ai vraiment adoré pour des raisons qui, peut-être ne vous toucherons pas autant qu'à moi. Je vous recommande de voir ce film en tout cas parce qu'il a été pour moi, un véritable coup de coeur et une immense source d'inspiration.

J'en profite pour vous recommander Le père de mes enfants de Mia Hansen-Løve qui est le premier film que j'ai vu d'elle et qui m'avait particulièrement marquée pour sa profondeur et sa justesse (il s'agit de son deuxième long-métrage sorti en 2009).

Anecdotes : 
1. La partie avec Mia Wasikowska et Anders Danielsen Lie a été tournée en été 2018 et l’autre partie a été mise en boîte l’été suivant.
2. Greta Gerwig devait, à l'origine, tenir le rôle de Chris. Occupée par Les Filles du docteur March, elle a dû renoncer à Bergman Island à deux mois du tournage, en mai 2018. Elle a proposé à Mia Hansen-Løve de repousser le tournage d’un an mais la cinéaste ne pouvait se résoudre à prendre le risque de perdre Mia Wasikowska et Anders Danielsen Lie. C’est après l’avoir découverte dans Phantom Thread de Paul Thomas Anderson que Mia Hansen-Løve a finalement choisi Vicky Krieps.

Kuessipan de Myriam Verreault (2021).

Kuessipan est adapté du recueil de récits poétiques éponyme écrit par Naomi Fontaine, une Innue de Uashat (petite baie du Fleuve St-Laurent enclavée dans la ville Sept-Îles) qui vit aujourd’hui à Québec. Avec son livre, son intention était de donner à voir des visages, des lieux et des moments vécus dans sa communauté. Elle explique : "Le désir de m’éloigner des images généralement véhiculées de Uashat mak Mani-Utenam, celles du désœuvrement et de la perte d’identité. Kuessipan, c’est d’abord « à toi », « à eux », à ceux dont je parle, d’exister en dehors des préjugés"Kuessipan signifie justement « À toi », « À ton tour » : un titre qui fait directement écho à l’histoire et au processus de création. 

Quatrième long-métrage pour la réalisatrice, Kuessipan raconte une touchante histoire d'amitié féminine entre deux enfants du même territoire qui deviendront des jeunes femmes diamétralement opposées. Si l'une choisit de se réfugier dans l'écriture et rêve de s'enfuir pour découvrir le reste du monde, l'autre enfante pour perpétuer la tradition et son groupe ethnique : elle devient celle au ventre rond, symbole de la cause des femmes indiennes.

À travers son film, Myriam Verreault réussit à montrer comment les liens amicaux d'enfance, forts et absolus, évoluent à l'adolescence et deviennent, malgré toute la bonne volonté des protagonistes, plus fragiles et déroutants.

La voix off de la narratrice, comme du slam doux et mélodieux, nous plonge immédiatement dans son intérieur et nous permet de mieux saisir son envie de s'extirper du quotidien de la réserve où elle a grandi, trop étriquée pour ses rêves de nouveautés et d'ailleurs. Ainsi, le récit se teinte d'humour, de tendresse et d'un brin de nostalgie aussi, qui nous berce tout le long du film.

Kuessipan c'est aussi une oeuvre qui développe divers sujets comme l'identité, l'héritage sanguin, la famille, la condition féminine et qui se penche notamment sur la question de l’intégrité culturelle, la fermeture et l'ouverture de la société occidentale. Ce projet est l'occasion de faire part au grand public de problématiques trop souvent laissées de côté ou mal exploitées et d'interroger sur le racisme latent, la crainte de l'autre, l'inconnu, le différent.

Enfin, cette histoire d'amitié fusionnelle, plus pertinente que jamais, témoigne avec humilité de l'actualité de notre monde et de son futur incertain. Si la communauté des Innus (qui ne compte plus que vingt mille membres aujourd'hui) est le sujet principal de cette oeuvre, leur situation angoissante face à leur survie est universelle et s'applique évidemment au reste des continents.

Kuessipan c'est donc tout ça, un film aussi poétique que percutant, intelligent qu'émouvant. À voir!

Anecdote : Pratiquement tous les comédiens sont des Innus. Il s'agissait, pour la majorité, de leur toute première expérience professionnelle de jeu. 

Milla / Babyteeth de Shannon Murphy (2021).

Milla est une adaptation de la pièce Babyteeth de Rita Kalnejais. C'est grâce aux productrices Jan Chapman et Alex White qui ont eu un coup de cœur pour la pièce que ce projet a été porter à l’écran. 

Premier long-métrage pour la réalisatrice Shannon Murphy, elle raconte avoir retrouvé exactement son sens de l'humour et sa sensibilité dans le scénario : ce qui lui a donné envie de le mettre en scène. 

Dans l'optique d’obtenir une narration directe et authentique, l'histoire est découpée en plusieurs chapitres, chacun accompagné d’un titre. Ces chapitres n’étaient pas présents dans la pièce d’origine, Rita Kalnejais (la scénariste) les a ajoutés comme des indications d’émotions auxquelles les acteurs devaient penser. Shannon Murphy a pensé bon de les inclure à son film parce qu'ils permettent de montrer le passage du temps et représentent la voix intérieure du personnage principal.

D'autre part, la cinéaste s'est inspirée de films comme Une femme sous influence de John Cassavetes ou encore Breaking the Waves de Lars von Trier qui ont pour point commun d'être enracinés dans le réel malgré un chaos apparent. L'idée principale était de ne pas tomber dans la caricature mais de proposer quelque chose de naturel et de ne surtout pas tomber dans le sentimentalisme.

Ce qui m'a plu c'est justement cette authenticité et ce refus catégorique de chercher à faire pleurer le spectateur. L'émotion est d'autant plus intense puisqu'elle est transmise par un casting qui interprète avec une justesse infinie des détails du quotidien. Que ce soit les regards, les attitudes, la manière de se déplacer ou de s'exprimer : tout est crédible et vibrant d'humanité. 

J'avais déjà vu par le passé Eliza Scanlen dans Les filles du Docteur March de Greta Gerwig (2020) et Le diable tout le temps d'Antonio Campos (2020) et c'est vraiment ce film qui m'a fait découvrir son potentiel émotionnel. Son partenaire de jeu, Toby Wallace, est lui aussi impressionnant, tout particulièrement par sa présence et son intensité. Quand on sait qu'ils ont 22 et 25 ans, il y a de quoi rougir par une telle implication et un tel talent! 

Milla c'est un film à la fois doux et percutant, qui vous berce et qui vous bouscule. J'en garde un très bon souvenir et je ne peux que vous recommander de le regarder à votre tour.

Anecdote : Eliza Scanlen a appris le violon en deux semaines et s’est rasée la tête pour les besoins du film. 

My Zoé de Julie Delpy (2021).

Julie Delpy a toujours eu une fascination par rapport au fait que nous sommes des individus uniques et irremplaçables. À l’origine de My Zoe, il y avait donc l'idée de développer une histoire autour de ce thème et le désir de questionner ce qui nous définit à la fois génétiquement et culturellement. 

En observant son fils ou les enfants de ses amis, la cinéaste a constaté que notre nature, celle qui nous constitue fondamentalement, est extrêmement puissante. D'autre part, par rapport aux interrogations faites par son fils et des anecdotes qu'il lui avait racontées, elle s'en est servie comme inspiration pour son scénario.

Structuré en trois actes, le script de My Zoé s'éloigne, au fur et à mesure, du réalisme. Cette évolution se fait en douceur et est absolument captivante. Je dois avouer que, malgré que je sois admirative d'elle, jamais je n'aurais pu imaginer que Julie Delpy pourrait se lancer dans une narration comme celle-ci, mêlant drame classique et science-fiction légère. 

La virtuosité dans ce film c'est que, bien que le sujet abordé soit d'une gravité et d'une tristesse sans nom, l'atmosphère générale n'en ai pas plus sombre et déprimante. Au contraire, on est baignés de lumière, froide certes, toutefois claire et enrobante.

Pour ce qui est des cadres, ils sont tous très aérés, laissant de la place pour que les acteurs/personnages puissent circuler et pour que le regard des spectateurs puissent notamment naviguer dans l'image. Ainsi, en mettant de l'espace entre les protagonistes, l'effet produit quand ils se rapprochent est d'autant plus puissant. 

Autre détail qui m'a beaucoup plu : le casting composé d'acteurs aux diverses nationalités. Cela peut paraître bête néanmoins, je trouve qu'étant donné que le cinéma est international, autant mélanger cultures au sein d'un même projet non?

My Zoé est une oeuvre à l'image de sa réalisatrice soit profondément audacieuse, brillante et poignante. Si vous êtes, comme moi, sensible aux oeuvres qui traitent de la maternité, je pense que vous ne pourrez qu'être désarmé(e) par ce film. Si vous ne l'êtes pas, c'est pareil hahaha. Foncez!

Anecdotes : 
1. Le titre (et donc au prénom de l'enfant), n'a pas été choisi par hasard. Effectivement, en grec, Zoé signifie « la vie qui se renouvelle ». Et « My » Zoé renvoie à l’idée que cette enfant va devenir celui d’Isabelle. 
2. La réalisatrice a fait le choix de ne pas inclure beaucoup de musique dans My ZoeJulie Delpy et son équipe ont ainsi beaucoup travaillé les sons de la vie quotidienne au mixage (ventilateurs, oiseaux, vie urbaine, etc.). Chaque son a été étudié. Au fur et à mesure que le récit avance, les sons deviennent de plus en plus pesants. Par exemple, les oiseaux disparaissent presque du deuxième acte, hormis au petit matin. Et vers la fin, il n’y a presque plus de sons, car les sens finissent par disparaître.

Sous le ciel d'Alice de Chloé Mazlo (2021).

Sélectionné à la Semaine de la Critique Cannes 2020, Sous le ciel d'Alice est un film que je suis allée voir d'abord pour Alba Rohrwacher (dont je suis fan) et ensuite parce qu'il avait l'air fort sympathique de par son affiche et son titre.

Les parents et les grands-parents de Chloé Mazlo lui ont toujours décrit le Liban d’avant-guerre comme un paradis où ils menaient une vie heureuse sous un soleil omniprésent qui, quand la guerre civile a débuté s'est effondré brutalement. C'est par le récit familial de ce conflit que l'origine de Sous le ciel d'Alice a donc été trouvée.

Son premier court-métrage, Deyrouth (2009), racontait déjà la fascination de la réalisatrice pour ce pays. Il racontait son voyage initiatique vers la contrée de ses racines. C'est au fil des années seulement qu'elle a décidé de s'intéresser plus en détails aux destinées des membres de sa famille, à leurs souvenirs et à la manière dont ils avaient vécu le conflit. Sous le ciel d'Alice, qui est son premier long-métrage, est un mélange de toutes les anecdotes qu'on lui a racontées. 

Ce qui est très beau dans ce projet c'est à la fois le travail sur la mémoire mais aussi et surtout, le fait d'associer faits réels et fantaisie. En effet, le film est loin d'être tragique. Alice, le personnage principal inspiré de la grand-mère suisse de la cinéaste, est un vecteur de positivité, de liberté et de romantisme. Par son énergie et sa confiance en la vie, on garde espoir et on se dit que tout va s'arranger.

Selon moi, cette chaleur humaine, est palpable non seulement par cette héroïne mais aussi par la mise-en-scène. Le choix de travailler avec de la pellicule est particulièrement judicieux puisqu'il apporte une palette de couleurs sublime devant laquelle s'émerveiller et se rapproche de l'image des photos familiales des années 70.

Avec ce film, le but de Chloé Mazlo n'était pas de faire une oeuvre naturaliste ou réaliste, bien au contraire. On est davantage dans la féérie, le rêve et c'est cet aspect là qui m'a complètement emportée et ravie. Cette gaité on la retrouve notamment grâce à l'utilisation de l'animation en stop motion pour certaines séquences. Un autre outil qui m'a beaucoup plu!

Pour la mixité des techniques utilisées, pour l'étendue des émotions éprouvées, pour son côté burlesque et solaire, pour sa douceur mais aussi pour sa gravité, pour sa finesse et j'en passe, Sous le ciel d'Alice est un film à voir au plus vite!

Anecdotes : 
1. Hormis les deux acteurs principaux, toute la famille est composée uniquement de comédiens libanais.
2. Le film n'a pas été tourné au Liban. L'appartement a ainsi été construit dans les studios de Bry-sur-Marne, les autres intérieurs en région parisienne et tous les extérieurs à Chypre.


Voilà, voilà, pour ce nouvel article cinéma, que j'ai mis beaucoup trop de temps à terminer mais qui, je l'espère, vous plaira! Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente fin de semaine et vous retrouve prochainement.

jeudi 7 octobre 2021

Music | Top 5 songs (August 2021)


Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Histoire de prolonger encore l'été, je vous propose de découvrir la sélection des cinq chansons que j'ai le plus écouté au mois d'août (oui j'ai du retard sur mes articles, j'espère que vous ne m'en voudrez pas).

L'homme idéal - Bertrand Burgalat (2021).

On fait toujours plus attention aux paroles des chansons lorsqu'elles sont écrites dans notre langue maternelle non? "L'homme idéal" est un morceau qui m'a plu justement pour ces paroles qui me font beaucoup rire. 

Je ne veux pas me justifier du retard dans mes articles mais il s'avère que le clip est sorti le 4 octobre soit il y a trois jours. Cela tombe plutôt bien je trouve, surtout qu'il est vraiment à l'image du titre : loufoque et plein de second degré.

À part le texte, j'apprécie l'instru bien sûr avec cette guitare décontractée, les cordes qui amènent un côté rêveur, les "touches extraterrestres" par-ci, par-là et ces choeurs qui font des "aaaa" et des "oo" comme j'aime. 

Enfin, je n'oublierai pas de parler de la voix de Bertrand Burgalat qui, bien qu'elle ne soit pas plus impressionnante que ça, a le mérite de se démarquer de ce qu'on a l'habitude d'entendre en France. Personnellement, je suis plutôt attirée par ce genre de voix douces d'hommes comme celles de Philippe Katerine, Mathieu Boogaerts, TRENTE ou encore Mr Giscard.

"La vie est courte donc savoure et profite".

Less Of A Man - Zak Abel (2021).

Comme beaucoup d'autres jeunes artistes, j'ai découvert Zak Abel sur Instagram. Je ne pense pas que j'ai vraiment besoin de me justifier par rapport au fait que je sois immédiatement tombée sous son charme. En effet, Zak a le physique (ce sourire), la voix, le groove, le capital sympathie et le talent. 

Encore une fois, si j'avais écrit mon article avant, je n'aurais pas pu partager avec vous ce clip qui a été publié la semaine dernière seulement sur Youtube. Ayant fait la promotion tous les jours en stories, "Less Of A Man" est un morceau auquel je n'ai pas pu "échapper" et ce, pour mon plus grand plaisir!

En effet, l'intelligent Zak a même lancé un hashtag (#LessOfAMan) qui lui permette, avec sa communauté, de partager des moments de vie qui montrent la masculinité sous différents angles. Je trouve le message très fort et cela fait plaisir de voir des hommes qui acceptent leur part de féminité ou tout simplement de montrer qu'ils peuvent être tristes, blessés, impuissants etc... 

Je pense sincèrement qu'avec des paroles comme "If my girlfriend makes more money than I do and I love my mamma 'cause she's the best..." ou encore "If I hate being on my own and I ugly cry to Bridget Jones...", peut-être que certaines personnes se diront, qu'en effet, cela n'est pas grave d'exprimer ses faiblesses ou ses péchés-mignons. Qu'au contraire, c'est super valorisant pour un homme de ne pas avoir honte et d'assumer.

Je vous conseille d'écouter le reste de ses chansons qui sont toutes des doses immédiates de joie selon moi. Je vais le suivre de près pour ma part parce qu'il promet encore de belles choses à venir!

Sunshine - J. Faust (2005).

Vous l'ignorez peut-être mais j'adore Snoop Dogg. Je n'ai jamais pris le temps d'écouter tout ses albums (17 au compteur) du début à la fin, cependant, à chaque fois que j'écoute un de ses morceaux, je suis absolument ravie. 

Maintenant vous vous demandez pourquoi je vous parle de Snoop Dogg alors qu'il s'agit d'un titre de J.Faust. Cela s'explique tout simplement parce que  Welcome To Tha Chuuch - Da Album qui est un album de compilations de divers artistes a été produit par Snoop Dogg et c'est pour cette raison que je l'ai découvert.

Pour être honnête, je ne suis absolument pas familière avec la musique de J.Faust toutefois ce titre a été un plaisir à écouter tout l'été. C'est du R&B comme je l'aime avec des bonnes vibes et un rythme qui donne envie de se bouger les fesses. 

Enfin, le détail que j'adore c'est la mini reprise au début du morceau du standard américain "You are my sunshine" de 1939, premièrement enregistrée par Jimmie Davis et écrite par Charles Mitchell. 

Vacances j'oublie tout - Elegance (1982).

Que serait l'été sans un tube des années 80? Moins drôle, ça c'est sûr! Je suis tombée sur cette chanson dans une story Instagram il me semble et j'en suis tout de suite tombée raide dingue.

Personnellement, cela m'a tout de suite rappelé un autre morceau d'un genre similaire dont je suis fan également : "Chacun fait c'qui lui plait" du duo Chagrin d'amour, qui date de la même année. On retrouve en effet, une voix masculine qui parle ou plutôt qui rappe et raconte une histoire.

Pour les curieux, il existe une version anglaise de Key West appelée "Wanna groove" qui, je trouve, ne vaut pas la française.

Le ciel, le soleil, la mer - François Deguelt (1965).

On remonte encore dans le temps avec cette chanson de 1965, année de naissance de ma maman. C'est un peu improbable dans cette sélection et en même temps, je ne pouvais pas ne pas la partager avec vous. J'ai toujours eu un faible pour les anciennes chansons françaises qui étaient beaucoup plus belles à mon goût que ce qui sort de nos jours. 

La voix de François Deguelt est tout a fait représentative du style de l'époque selon moi. C'est la voix d'un homme dont on a envie qu'il soit notre père, notre frère, notre meilleur ami ou même notre amant : tout ça pour un seul homme ça fait peut-être un peu beaucoup mais ce que je ressens! Doublée de cette voix féminine dans l'introduction, cela fait encore plus d'effet je trouve et ce n'est pas pour me déplaire.

"On est bien tous les deux, c'est l'été, les vacances, oh mon dieu, quelle chance" 

Avec des paroles pareilles, on est sur un registre clairement léger et quoi de mieux pour la période estivale franchement? C'est testé et approuvé pour moi.

Si cela vous intéresse, j'ai trouvé une interview de Thierry Hardisson à François Deguelt où ils parlent de la composition de la chanson.



Voilà, j'espère que grâce à ces cinq coup de coeur musicaux j'aurais réussi à vous faire voyager ou au moins de vous avoir aider à vous évader un moment. 

mercredi 6 octobre 2021

SYBILLE PARLE LITTÉRATURE #1


Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je vous propose un format un peu différent de d'habitude puisque c'est non pas par écrit mais à l'oral, par ma voix, que je vais vous parler de mes dernières lectures.

J'ai tourné et monté cette vidéo en juillet mais jusqu'à maintenant je n'avais pas trouvé le temps de la poster sur ma chaine Youtube (que je vous invite à suivre si cela vous chante). J'ai prévu de tourner d'autres vidéos dans le même genre à l'avenir et j'espère que cela vous plaira.

Ici il s'agit d'un premier essai alors forcément on est loin, loin, loin de la perfection. J'ai déjà reçu quelques commentaires bienveillants en tout cas et de précieux conseils pour le futur. 

Voici la liste de toutes les lectures dont je parle dans la vidéo :

1. Dimanche chez les Minton et autres nouvelles de Sylvia Plath
2. Le Discours de Fabrice Caro
3. La femme à la veste verte : contes extraordinaires de P'ou Song-ling
4. La danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata
5. La comtesse de Ricotta de Milena Agus
6. La confusion des sentiments de Stefan Sweig
7. La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires de Tim Burton
8. Les recettes de la vie de Jacky Durand
9. L'attrape-coeurs de J.D. Salinger
10. Broderies de Marjane Satrapi
11. Pulsions de Kyan Khojandi
12. California Dreamin' de Pénelope Bagieu
13. 30 ans (10 ans de thérapie) de Nora Hamzawi
14. Renegade women in Film and TV d'Elizabeth Weitzman

N'hésitez pas à me faire vos retours dans les commentaires ici ou sous la vidéo sur Youtube directement. Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne soirée et vous retrouve très vite pour un nouvel article.