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mardi 18 mai 2021

Cinema | Recommandations cinématographiques #23

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! C'est la veille de la ré-ouverture des cinémas et j'ai hâte, hâte, hâte d'enfin pouvoir retrouver les salles. J'ai déjà fait tout mon programme : j'irai voir quatre films demain et trois films jeudi (après je rentre à la campagne). Je reviendrai sûrement la semaine d'après pour continuer mon marathon. 

En attendant, je partage avec vous, exceptionnellement, six et non pas cinq films que j'ai vu depuis chez moi dernièrement avec : 1 film italien, 1 film japonais, 1 film britannique, 1 film libanais et deux films français.

L'incroyable histoire de l'île de la Rose de Sydney Sibilia (2020).

Le 9 septembre dernier est sorti sur Netflix ce film italien inspiré d'une histoire vraie avec comme acteur invité François Cluzet. Lorsque j'ai vu la bande-annonce, alors que je cherchais un film à voir sur la plateforme, cela m'a tout de suite donné envie.

Nombreux sont les détails pour lesquels j'ai apprécié ce film. Commençons d'abord par l'histoire qui a, comme je vous le disais plus haut, réellement eu lieu. Cette histoire vraie c'est celle d'une plate-forme construite de toute pièce par l'ingénieur farfelu Giorgio Rosa en 1968 au large de la côte italienne en dehors des eaux territoriales et qui est devenue un état indépendant. Son nom était la République Espérantiste de l’Île De La Rose, elle avait son propre drapeau, sa propre monnaie, son propre timbre postal et avait pour langue officielle l'Esperanto.

Ensuite, il y a le rôle principal interprété à merveille par Elio Germano que j'avais déjà vu précédemment dans plusieurs autres films italiens que je vous recommande tous de voir soit Respiro d'Emanuele Crialese (dont je vous avais parlé dans un article cinéma de juin 2020), Nine de Bob Marshall (une de mes comédies musicales préférées de tous les temps), L'ultima ruota del carro de Giovanni Veronesi et Leopardi : Il giovane favolo de Mario Martone. 

Puis il y a toute la reconstitution de la fin des années 60 avec des costumes, des décors, des musiques qui m'ont tous aider à me propulser dans le passé. Mention spéciale pour les décors en particulier avec des lieux aux architectures impressionnantes qui m'ont rappelé ceux d'autres chefs d'oeuvre italiens comme Le conformiste de Bernardo Bertolucci (1970) dont je vous avais notamment parlé sur le blog en décembre 2019.

D'autre part, le rythme est bon, on ne s'ennuie pas une seule seconde et on se demande à chaque instant comment cela va se finir. En résumé : c'est un vrai moment de divertissement qui permet de s'évader un moment.

L'incroyable histoire de l'île de la Rose est comme un souffle d'air frais, il vous donnera le sourire, l'envie d'aimer, de créer, de construire et surtout d'aller en Italie! 

L'été de Kikujiro de Takeshi Kitano (1999).

Voilà un excellent film que j'ai découvert grâce à Arte (N.B. : il y a TOUJOURS des bons films sur Arte).

L'été de Kikujiro de Takeshi Kitano en quelques mots c'est une aventure estivale improbable entre un petit garçon qui veut voir sa maman et un type qui est censé l'emmener la voir. Evidemment, rien ne se passe comme prévu et une journée se transforme en une semaine. Le duo est insolite mais attachant et on suit leurs aventures avec joie et curiosité.

Sur leur chemin, ils font des rencontres et cela apporte encore une autre ampleur au récit. Ainsi, ils profitent de la gentillesse d'un gérant d'hôtel, deviennent amis avec des motards, partagent un bout de route avec un poète etc... C'est un vrai plaisir d'assister à l'évolution de leur relation et un pincement au coeur quand arrive la fin de leur voyage.

Ce qu'il faut savoir c'est qu'il s'agit du huitième long-métrage du cinéaste japonais et que juste avant, il a connu un énorme succès avec Hana-bi (1997). Renommé pour ses films violents, il fait un virage à 360 degrés en mettant en scène cette histoire autour d'un enfant. Kitano en parlant de son film a dit : "Le film se démarque des autres histoires que j'avais faites jusque-là. Pour une fois, il me semble que ce film penche plutôt du côté de la vie que de la mort. L'enfant symbolise l'espoir, l'avenir, un monde meilleur. Avec ce film, je crois avoir voulu rendre hommage à l'idée que je me fais de l'humanité".

Enfin, pour illustrer musicalement le récit, le réalisateur a fait de nouveau appel au génialissime Joe Hisaishi à qui l'on doit toutes les bandes originales des films d'animation d'Hayao Miyazaki. Pour l'anecdote, je connaissais déjà l'un des morceaux puisque je suis une grande fan du compositeur. 

En bref : un film plein de poésie, coloré et atypique. 

Le merveilleux jardin secret de Bella Brown de Simon Aboud (2017).

Si vous avez envie de voir un film pour vous détendre, vous apaiser, que vous aimez le jardinage ou tout simplement que vous appréciez l'accent britannique : Le merveilleux jardin secret de Bella Brown est fait pour vous!

Pour être complètement transparente avec vous, je n'avais jamais entendu parlé de ce film et avant de le lancer, j'ignorais même de qui le casting était composé. Cela a donc été assez marrant lorsque j'ai réalisé que le trio d'acteurs formé pour ce film m'était totalement familier (comme ce qui est souvent le cas quand je regarde une oeuvre britannique). 

Je ne l'avais pas reconnu sur l'affiche mais il s'agit de Jessica Brown Findlay. Connue pour son interprétation en tant que Lady Sybil dans la série Downton Abbey de Julian Fellowes, Jessica a notamment joué dans des films au succès plutôt relatif comme The Riot Club de Lone Scherfig (2014) ou encore Le cercle littéraire de Guernesey de Mike Newell dont je vous avais parlé dans un article cinéma de septembre 2018.

Ici, elle campe le rôle principal face à Tom Wilkinson (dont la carrière est absolument impressionnante) et Andrew Scott, acteur rendu lui aussi célèbre grâce au petit écran avec son interprétation marquante de Jim Moriarty dans la série Sherlock créée par Mark Gatiss et Steven Moffat. Un joyeux mélange donc qui m'a plutôt bien plu de retrouver à l'affiche d'un même film.

Mais alors qu'est-ce qui m'a plu hormis ce casting? Et bien tout. Que ce soit des costumes, aux décors, en passant par la narration et la musique, j'ai été conquise par cet univers inventé autour d'une idée simple qui réside en la mission, pas forcément évidente, de remettre un jardin en état. 

Alors présenté comme cela évidemment, je peux comprendre que vous ne soyez pas instantanément emballés. Toutefois, si vous êtes, comme je le disais plus haut, sensibles ou attirés par les comédies anglaises sans prétention, qui ont pour objectif de vous faire passer un agréable moment tout en vous embarquant sur un terrain romanesque, vous ne serez pas déçu(e)s!

Caramel de Nadine Labaki (2007).

J'ai déjà mentionné deux fois Nadine Labaki sur le blog. La première fois c'était dans un article cinéma de décembre 2018 où je vous donnais mon avis sur Capharnaüm et la deuxième dans un article de novembre 2020 pour vous parler de Et maintenant on va où?. Aujourd'hui, je vais me pencher sur son premier long-métrage Caramel

Disponible sur Arte, je n'ai pas hésité longtemps avant de voir ce film et encore une fois, j'ai été absolument impressionnée par la justesse et la pertinence avec laquelle la réalisatrice libanaise réussit à émouvoir tout en dénonçant l'hypocrisie du système traditionnel oriental face au modernisme occidental.

En choisissant pour titre Caramel, elle fait référence à la pâte à base de sucre, de citron et d'eau utilisée pour l'épilation (le premier plan du film est d'ailleurs un gros plan sur du caramel coulant sur du marbre) et à l'idée du sucré-salé, de l'aigre-doux qui peut brûler et faire mal. 

Telle une fable, Caramel raconte le quotidien d'un groupe de femmes au Liban tout en nous donnant une leçon de vie sur la féminité, l'amitié et bien sûr, l'amour. Il s'agit notamment pour la réalisatrice d'explorer des thèmes comme la solitude, la dépendance, la jalousie ou encore l'adultère. 

Pour incarner ces héroïnes de tous les jours, Nadine Labaki a fait un casting de non-professionnelles et a choisi d'interpréter elle-même le rôle principal. Ainsi, elle s'est retrouvée entourée d'une gestionnaire d'entreprise d'électroménager (Joanna Mkarzel), d'une secrétaire de direction (Gisèle Aouad), d'une femme au foyer (Sihame Haddad), d'une musulmane chiite mariée à 13 ans (Siham Fatmeh Safa) et d'une amie rencontrée aux Beaux-Arts à Paris (Yasmine Elmasri). Ce sextuor forme à l'écran un joyeux ensemble et nous invite à partager un moment mémorable.

En plus d'un scénario maitrisé, d'actrices admirables, d'une mise-en-scène impeccable, la musique composée par Khaled Mouzanar et les morceaux ajoutés sont en osmose avec le reste et portent l'histoire vers un degré supérieur. Caramel est donc un film riche, par son aspect visuel et sonore mais aussi par les messages qu'il véhicule.

Enfin, ce qui est remarquable c'est que, malgré le fait que le film défende l'émancipation et les droits des femmes, il ne jette pas en pâture la gente masculine, bien au contraire. Hormis un personnage antipathique (l'homme marié dont le visage n'est pas montré), tous les autres sont mis en valeur et apporte, par leur présence, un brin de poésie et d'humanité supplémentaire. 

Bref, vous l'aurez compris : c'est à voir sans plus attendre! Et si vous n'avez toujours pas regardé Et maintenant on va où? ainsi que Capharnaüm, organisez-vous un cycle Labaki. Vous m'en donnerez des nouvelles!

Kung-fu Master d'Agnès Varda (1988).

La vision d'un film d'Agnès Varda est quasi systématiquement un coup de coeur. Kung-fu Master dont, honteusement, je ne connaissais pas l'existence avant de l'avoir vu dans le catalogue de la plateforme Amazon Prime, fait désormais partie des oeuvres que j'ai préféré de la réalisatrice. En effet, j'ai été profondément chamboulée par ce film. 

Comme toujours, il y a chez Varda cette capacité à parler de tous les sujets sans tabous avec une intelligence hors du commun. Ici, il s'agit d'explorer ce qu'on désigne par le terme pédophilie. J'écris "ce qu'on désigne" parce que, bien que je ne sois pas pour les rapports entre personnes majeures et mineures, Kung-fu Master nous démontre qu'il est question d'amour, de fusion psychologique et non pas d'attirance sexuelle ou de passion au sens d'excitation éphémère. 

Mary-Jane, telle une adolescente, tombe en amour avec Julien, un camarade de classe de sa fille. C'est aussi simple que compliqué. Premièrement parce que c'est non conventionnel, deuxièmement parce qu'elle ne sait pas comment s'y prendre, troisièmement parce que cela n'implique pas qu'elle et lui. 

Je pense honnêtement que si cette histoire avait été mise en scène par quelqu'un d'autre et plus particulièrement par un homme, le film n'aurait pas été réussi. Attention, je ne veux pas critiquer le regard masculin, loin de là, néanmoins, je considère qu'une femme est plus apte à ne pas succomber au vulgaire ou encore au voyeurisme. 

Ce qui intéresse Agnès Varda et ce qui m'a émue, c'est que la différence d'âge n'a pas d'importance dans cette relation. Ce qui compte c'est se retrouver, se découvrir, être ensemble et s'aimer tout simplement. Il n'y a pas de frein à cet amour si ce n'est la réalité de notre société qui désapprouve (à tort ou à raison) ce genre d'union. 

Pour ma part, je n'ai vu que de la beauté et de la curiosité à l'état pur. Pas un seul instant je n'ai été choquée, froissée ou heurtée. Il n'y a, au contraire, que des moments de poésie intense, des instants vulnérables et touchants qui n'ont pour but que d'émouvoir et de sensibiliser.

Par ailleurs, il est notamment question d'informer de façon sous-jacente le public par rapport à l'expansion de la maladie du sida. Sujet au coeur de l'information à la fin des années 80, il est mentionné à plusieurs reprises dans Kung-fu Master et cela, encore une fois, avec beaucoup de tact et de maitrise.

Enfin, ce qui m'a fascinée par dessus tout c'est la part de "réel" que la cinéaste a insufflé à son film. Non seulement elle choisi de faire jouer une mère et ses filles dans les rôles d'une mère et ses filles (Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon), elle inclut notamment son propre fils (Mathieu Demy) pour interpréter le rôle du jeune amoureux. Malsain ou raisonné? Là encore le jugement n'appartient qu'au spectateur. 

On est dans la compréhension et non dans l'indignation et c'est pour cela que je considère ce film comme un des plus réussis d'Agnès Varda. Vous ne serez peut-être pas du même avis que moi, toutefois, je vous recommande vraiment de découvrir Kung-fu Master à votre tour si ce n'est pour être témoin d'un regard sur un sujet défendu et souvent mal exploré.

Montparnasse-Pondichéry d'Yves Robert (1994).

D'Yves Robert j'ai d'abord vu très jeune et apprécié La gloire de mon père et Le château de ma mère (1990) et Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972). Puis, j'ai adoré Alexandre le Bienheureux (1967) dont j'avais partagé avec vous mon avis dans un article cinéma de mars 2020 et plus récemment, j'ai découvert Courage, fuyons (1979) grâce à Amazon Prime qui propose actuellement un cycle consacré au réalisateur.

C'est donc notamment sur Amazon Prime que j'ai pu voir Montparnasse-Pondichéry. Si je vous en parle aujourd'hui dans cet article c'est, vous vous en doutez, parce qu'il m'a complètement séduite.

Dernier long-métrage du cinéaste, il s'agit d'une comédie à son image : pleine de vie, un peu maladroite, fort sympathique et attachante.

Lui-même personnage de son histoire aux côtés de l'actrice Miou-Miou dans le rôle titre, ils forment un duo non conventionnel qui ne finit jamais de nous émouvoir. Le clash des générations est bien exploité et on croit en ce scénario original aux répliques bien pensées. 

Bienveillant, drôle, ludique, c'est un film qui donne envie de chanter, danser et sauter un peu comme un enfant qui s'amuse du simple fait d'exister et de n'avoir aucune responsabilité. Une belle manière de terminer sa carrière à mon humble avis et le plus doux des au-revoir.

J'ai adoré!


Voici donc pour ce nouvel article cinéma et le dernier (normalement) composé de films vus depuis mon canapé. Demain je retourne en salles pour découvrir des nouveautés sur grand écran et retrouver la VRAIE expérience du cinéma. En espérant que tout ce que je vois me plaise pour que je puisse vous en parler très prochainement sur le blog! 

Sur ces mots, je vous souhaite à tous une merveilleuse soirée ou journée selon l'heure à laquelle vous lisez ce post et je vous retrouve bientôt avec un article mode sûrement.




lundi 17 mai 2021

Fashion Tip | One dress, two ways : Orange is the new black

♫ Now listening to : Tut tut tut tut - Gillian Hills

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! À l'honneur aujourd'hui : l'orange, qui est une couleur qui revient à la mode et qui, pour ma part, à toujours fait partie de mes teintes favorites.

Aussi, je vous propose non pas une mais deux tenues avec la même robe et des accessoires différents. Un programme des plus réjouissants pour un lundi vous ne trouvez pas?





















J'ai trouvé cette merveilleuse robe orange à pois dans une brocante. Elle était posée sur une chaise nonchalamment, toute seule, à m'attendre. Je n'ai pas pu l'essayer sur place mais j'étais sûre qu'elle serait à ma taille alors je n'ai pas hésité une seconde. Une fois rentrée à la maison, je l'ai enfilée et ce fût 1. le soulagement parce qu'elle m'allait et 2. un second coup de foudre.

Je ne saurais pas vous dire de quand date la robe précisément mais j'hésite entre la fin des 60s et le début des 70s. Selon mes recherches sur internet - qui n'ont pas été aussi fructueuses que je le désirais -, j'ai trouvé deux photos avec des robes du même style dans des catalogues des années 60 (voir ci-dessous). Cependant, comme la robe semble avoir été faite main, elle pourrait très bien être plus récente. En tout cas, peu importe son époque : j'en suis totalement fan!



J'en suis tellement fan que j'ai décidé de vous concocter deux looks pour le prix d'un haha. Avec en premier une tenue inspirée des Swingin' 60s avec ce chapeau noir à oreilles de chez Forever 21, cette paire de Jeffrey Campbel trouvées sur Vinted et ce sac à dos Monki offert par mes cousines il y a quelques années. 

Et en deuxième, une tenue plus sage avec ce gilet en crochet blanc trouvé lui aussi sur Vinted, cette paire de sandales compensées de chez New Look et ses créoles de chez Topshop.

Pour ce qui est du maquillage je me suis bien amusée en m'inspirant des couleurs d'une abeille, d'un bourdon ou d'une guêpe pour les paupières et en apposant du orange sur mes lèvres pour rappeler la robe bien sûr. De près ce n'est pas hyper bien fait au niveau des yeux on ne va pas se mentir mais de loin ça passe!

En toute honnêteté je ne sais pas quelle tenue je préfère. Je trouve qu'elles ont toutes les deux leur charme. 

Et vous laquelle préférez-vous?

 

vendredi 14 mai 2021

Cinema | Recommandations cinématographiques #22

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Je reviens deux jours seulement après vous avoir partagé un article cinéma parce que, pourquoi pas? Aujourd'hui encore, je partage avec vous une sélection de films que j'ai vu depuis mon canapé sur différentes plateformes.

Au programme : 1 film americano-britannique, 1 film italien, 1 film américain, 1 film français-britannique-américain-allemand et 1 film indien.

Borat : Nouvelle mission de Jason Woliner (2020).

"He is not as alive as he was before".

Je n'avais encore jamais vu Borat alors, dans la même journée, j'ai regardé le premier volet, qui était sorti en 2006 en salles et le deuxième (dont vous pouvez voir l'affiche ci-dessus) qui a été rendu disponible à la vision sur Amazon Prime le 23 octobre 2020. 

Je connaissais tout de même déjà Sacha Baron-Cohen que j'avais découvert dans Sweeney Todd de Tim Burton (2007) - que je vous recommande si vous ne l'avez jamais vu - et dont j'avais notamment aimé la performance dans The Dictator de Larry Charles et plus récemment dans Les Sept de Chicago d'Aaron Sorkin (2020). 

C'est d'ailleurs clairement pour le talent indéniable de l'acteur que je me suis décidé à voir Borat. Parce qu'honnêtement, j'avais un peu d'appréhension avant de voir les deux films. Bien que je sois très bon public en termes d'humour (je peux vraiment rire de tout assez facilement), j'avais peur que ce ne soit pas forcément à mon goût. 

Ce qui peut être positif parfois c'est que lorsqu'on redoute d'être déçu(e)s, on ne peut qu'avoir de bonnes surprises et ce fût le cas avec Borat sinon, vous vous en doutez sûrement, je ne serais pas en train d'écrire une critique dessus.

En effet, je pense qu'il serait même bien de montrer ces films à l'école selon moi. Pourquoi? Tout simplement parce qu'ils sont des messages de tolérance et parce qu'ils abordent des thèmes d'une grande importance comme l'ignorance, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, le patriarcat, le féminisme (et oui!), l'avortement, la morale et j'en passe. 

Les scénarios des deux films sont assez "bêtes et simples" au niveau de leur construction toutefois à travers le personnage de Borat, journaliste fictif faussement candide de la télévision kazakh, sont soulevés des problématiques dignes d'intérêt comme l'hypocrisie des pays dits développés et la malhonnêteté des hommes politiques qui gouvernent notre monde actuel.

Interdit en Russie et ayant soulevé des polémiques au Kazakhstan, la saga Borat est une oeuvre considérée choquante et sans limite provoquant des réactions plutôt inattendues d'un bout à l'autre. 

À mon humble avis, Sacha Baron-Cohen et toutes les personnes qui l'entourent autour de ce projet sont des gens qui ont un courage immense d'oser comme ils le font. Ce genre d'individus qui se battent contre les discriminations au quotidien et qui tentent d'éveiller les consciences à travers l'humour méritent tout le respect du monde.

Je vous suggère donc de ne pas faire comme moi et de plus attendre une minute de plus avant de découvrir ces deux films.

Anecdote (pas des moindres) : Sacha Baron Cohen a écrit une thèse dont le titre est "Un cas d'erreur d'identités - l'alliance entre Juifs et Noirs" où il examinait la nature de la coopération entre les communautés afro-américaine et juive et suggérait des moyens d'améliorer les relations actuelles. De plus son émission Da Ali G Show a été recommandée pour son effet positif sur les relations interraciales par la CRE (Commission for Racial Equality).

La légende du pianiste sur l'océan de Giuseppe Tornatore (1998).

Voilà un film que j'ai acheté en dvd alors que j'étais en Italie l'été dernier sans même l'avoir vu. Si je n'ai pas hésité avant de l'acquérir c'est tout simplement parce que 1. Je suis une grande admiratrice du cinéma de Tornatore (Cinema Paradiso, 1988 et Marchand de rêves, 1995 sont deux films qui ont marqué mon enfance) 2. J'aime énormément l'acteur Tim Roth 3. Avec un titre pareil, j'avais déjà des paillettes dans les yeux. 

J'ignorais alors qu'il s'agissait de l'adaptation du monologue théâtral Novecento : Pianiste d'Alessandro Baricco publié chez Fertrinelli en 1994 qui, parait-il, est exceptionnel. Je ne pourrais donc vous affirmer si le film est à la hauteur du texte. En tout cas, pour ce qui est de l'oeuvre cinématographique, j'ai été totalement éblouie par la richesse de cette histoire et cela faisait un moment que je n'avais pas vu un film qui m'ait autant donné de plaisir.

Chaque minute, j'étais ravie par absolument tout. Des décors titanesques, aux costumes, en passant par le jeu exceptionnel du casting : mes yeux étaient scotchés à l'écran et je n'avais pas envie de rater une seule seconde, un seul détail. 

C'est d'autant plus impressionnant quand on sait qu'il s'agit du premier long-métrage tourné en anglais pour le cinéaste italien qui justifie son choix en expliquant simplement qu'un tel projet n'aurait pas été réalisable en Italie en termes de coûts et aussi parce que, selon lui, l'histoire étant universelle, le faire dans une langue comprise seulement d'une petite partie de la planète aurait été une erreur.

La légende du pianiste sur l'océan est un vrai spectacle de bout en bout. Par sa construction faite de flashbacks, par la voix off et par la musique magistrale d'Ennio Morricone (le seul, l'unique), c'est un film admirable par son ambition et par sa maitrise. 

Je ne saurais qu'ajouter de plus si ce n'est qu'il vous est impératif de découvrir ce film sans plus attendre!

Ma meilleure ennemie / Stepmom de Chris Colombus (1998).

Un film culte que je voulais voir depuis un moment et que j'ai pu découvrir grâce à Netflix. 

Je ne sais pas vous mais pour moi Chris Colombus c'est avant tout le réalisateur des deux premiers films Harry Potter. Mais ce qu'il faut savoir c'est qu'on lui doit, entre autres, Home alone (Maman, j'ai raté l'avion), Mrs Doubtfire, Les quatre fantastiquesRent et La nuit au musée : rien que ça!

Ma meilleure ennemie est une comédie dramatique exquise puisqu'elle coche toutes les cases de ce qu'on attend de ce genre de film. Les thématiques familiales comme le divorce et l'éducation des enfants y sont abordées avec aisance, pertinence et intelligence, les acteurs sont tous à la hauteur des personnages qu'ils interprètent (Julia Roberts est rayonnante comme toujours et Susan Sarandon forte et délicate à la fois), la mise-en-scène est au service du récit. Bref, c'est une oeuvre maitrisée et efficace qui peut aisément devenir un film doudou, celui qu'on re-regarde avec plaisir, à tout moment de l'année pour se réconforter et être sûr(e)s de passer un agréable moment.

D'autre part, certaines séquences sont mémorables comme le début avec l'utilisation du morceau Under Pressure de Queen et David Bowie, la demande en mariage, tous les moments où est chanté Ain't no Mountain High Enough de Marvin Gaye (en voiture, dans la maison) et la fin, émouvante à souhait.

Comme quoi, avec de bons ingrédients et une recette testée et approuvée, on ne peut que se délecter du résultat. La recette ici est, vous l'aurez compris, impeccable puisqu'on rit, on pleure, on chante et on ne voit pas le temps passé. 

Resistance de Jonathan Jakubowicz (2020).

Malgré un casting cinq étoiles avec en tête Jesse Eisenberg (qui ne cesse de m'impressionner depuis son rôle dans The Social Network de David Fincher sorti en 2010), Ed Harris, Édgar Ramirez, Clémence Poésy, Matthias Schweighöfer et Félix Moati, le film n'a pas pu sortir en salles en France et a donc été diffusé directement à la télévision. 

Découvert grâce à Canal+, Resistance est un film qui m'a surprise à bien des égards. Tout d'abord parce que j'ignorais que le mime Marceau était une figure importante de la résistance en France, qu'il était fils de boucher et qu'il était d'origine juive polonaise. Deuxièmement parce que je n'avais absolument pas entendu parlé de l'existence de ce film tout simplement.

Je n'ai pas pris beaucoup de notes durant la vision de ce drame mise-à-part que les costumes et les décors étaient impressionnants de beauté en précisant tout de même qu'ils n'étaient pas forcément crédibles (j'avais en quelque sorte raison puisque le tournage s'est déroulé en République tchèque et non en France) et que l'histoire était incroyable. 

Ce que je peux vous dire maintenant, avec un peu de recul, c'est que j'adore les films historiques et en particulier ceux qui relatent la Seconde Guerre mondiale. Pourtant le sujet n'est pas gai et a été exploité maintes et maintes fois mais je ne sais pas, je trouve toujours cela passionnant. 

Resistance se démarque majoritairement par son côté biographique. En effet, le récit est raconté du point de vue de Marcel Mangel devenu Marceau, célébrité française essentiellement connue pour son talent de mime et repose donc sur des faits réels et non fictifs (à une exception près puisque Marceau n'aurait jamais rencontrer Klaus Barbie dans la réalité). 

Comme je vous le disais plus haut, l'artiste s'est engagé, alors qu'il n'avait que 19 ans, dans la Résistance en 1942, à Limoges. C'est d'ailleurs à cette même période qu'il adopte le pseudonyme Marceau. Ce qui m'a le plus plu  c'est qu'il ait utilisé son art pour donner le sourire aux enfants qu'il a protégé et aidé. Cet aspect "comique" est particulièrement bien retranscrit dans le film et apporte beaucoup de poésie à des évènements malheureux. 

Si vous êtes, comme moi, fasciné(e) par l'Histoire, je vous invite à découvrir ce film qui, même s'il n'aborde qu'une infime partie de ce qu'était le mouvement de la Résistance, m'a instruit sur plusieurs faits dont j'ignorais qu'ils avaient eu lieu dans mon propre pays.

Barfi! d'Anurag Basu (2012).

Vous ne vous souvenez peut-être pas mais au tout début du mois de février dernier je vous avais parlé de la chanson Kyon dans mon article musique mensuel. À l'époque je n'avais pas encore vu le film dans lequel figurait ce morceau. J'ai l'honneur de vous annoncer que c'est désormais chose faite!

Maintenant, comment résumer un film de 2h31 sans négliger des détails cruciaux ou, pire, en évitant de vous ennuyer? Je pense que je commencerais en écrivant qu'il s'agit humblement d'un bijou étincelant ou bien, telle la confiserie asiatique du même nom, d'une douceur sucrée et gourmande.

Barfi! c'est un concentré de joie, de plaisirs en tout genre et surtout de positivité puissance 1000. Ils sont devenus si rares, aujourd'hui, les films qui savent vous faire sourire et réfléchir à la fois qu'il m'était impossible de ne pas vous parler de cette pépite. 

C'est notamment l'occasion pour moi de mettre en avant le cinéma indien qu'on ne connait pas ou très peu en Europe et qui, pourtant, mériterait d'être davantage mis en avant. Je suis moi-même honteuse d'avoir vu aussi peu d'oeuvres indiennes. Il faut dire toutefois que, la plupart du temps, leurs productions sont souvent très longues en termes de durée et qu'il n'est donc pas évident de caler une séance ciné à la maison qui prend tout un après-midi. Pour ce qui est de Barfi!, je dois avouer que je n'ai absolument pas fait attention à sa longueur étant donné que j'étais subjuguée par ce que je voyais. 

Bien que le scénario explore des sujets délicats comme l'autisme ou encore les personnes qui sont sourdes-muettes, il ne néglige pas pour autant la part de divertissement en développant des thèmes plus communs comme la famille, l'amitié, et bien entendu l'amour. Je trouve justement que l'équilibre entre les deux a été parfaitement amené et c'est l'une des raisons principales pour lesquels j'ai été autant impressionnée par ce film.

Ainsi, telle une énorme boule d'énergie instantanée, Barfi! donne la pêche et l'envie de profiter de chaque instant de la vie. C'est un véritable cri du coeur et un message d'espoir qu'il serait dommage d'ignorer.


Voilà, j'espère que ces nouvelles recommandations cinématographiques vous ont plu et vous auront donné envie de découvrir à votre tour les films dont je parle. Sur ces mots, je vous souhaite une merveilleuse soirée ou journée, selon l'heure à laquelle vous lirez ce post.

jeudi 13 mai 2021

Fashion | Gingham dress

♫ Now listening to : All in love is fair - Stevie Wonder

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui c'est une date un peu spéciale puisque c'est l'anniversaire de plusieurs célébrités que j'aime (Stevie Wonder, Lena Dunham, Harvey Keitel, Nikos Aliagas) et une en particulier : Robert Pattinson. 

Et oui, si vous me connaissez un peu, vous êtes sûrement au courant de mon admiration totale pour cet acteur britannique qui souffle ses 35 bougies en ce jeudi férié. Même si cela n'a rien à voir avec ma tenue, je ne pouvais pas ne pas mentionner cet évènement.

















Si vous suivez ce blog, vous êtes au courant que je n'achète plus de vêtements de fast-fashion ni de vêtements neufs tout court. Cela va faire presque trois ans je crois et cela ne me manque absolument pas! Un peu avant Noël cependant, j'ai craqué sur cette robe que j'avais vu sur Instagram portée par Amy Roiland (A Fashion Nerd) pour Thanksgiving. Les jours passaient et j'y pensais toujours alors j'ai montré la fameuse robe à ma mère et comme d'habitude, elle m'a poussé à l'achat. Ce qui m'a définitivement convaincue c'est qu'elle était soldée à 50%. 

La marque de la robe est Alzang Studio, une marque basée à Londres qui essaye de faire une mode responsable qui ne détruit pas la planète en créant des collections dont les quantités produites sont moindres. Depuis le début de l'année, leur objectif principal est la durabilité. Ainsi, ils utilisent exclusivement des tissus recyclés, écologiques et/ou locaux pour toutes leurs nouvelles créations. 

J'ai attendu un moment avant de recevoir ma commande si je me souviens bien. Je vous avoue avoir été très surprise par la matière de la robe puisque je ne m'attendais absolument pas à ça. C'est aussi le jeu quand on commande sur Internet, on peut être surpris(es) par ce qu'on reçoit. Au final, une fois portée, je l'ai trouvée très agréable et elle m'allait tout juste.

Depuis le moment où je l'ai reçu (en décembre donc), j'attendais les beaux jours pour enfin pouvoir la mettre. Ce temps est venu alors je n'ai pas hésité longtemps avant de faire des photos pour vous montrer cette pièce originale.

J'ai beaucoup hésité pour le choix des chaussures et puis j'ai pensé à cette paires de plateformes Jeffrey Campbell que j'ai depuis des années et des années et que je ne porte jamais (parce qu'elles sont un peu serrées). J'aimais bien l'idée de casser un peu le côté féminin alors ce fut une évidence. 

Bon par contre, je me suis fait plaisir avec ces grandes boucles d'oreilles achetées chez Zara il y a quelques années et mon chouchou vichy violet Monki offert par mes cousines.

Enfin, pour le maquillage j'ai sorti le grand jeu aussi en optant pour du far à paupières et du rouge à lèvres orange et de l'eyeliner violet.

J'espère que cette tenue printanière vous plaira! Pour ma part, j'ai hâte de porter cette robe dehors, peut-être pour un pique-nique?