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mercredi 17 mars 2021

Fashion | My favourite thrifted dress


Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! Comme je vous le disais dans mon article mode précédemment, je me suis mise aux reels sur instagram (pour les voir il suffit d'aller sur @thenew_newgirl).

Presque tous les jours donc, même si je ne sors pas de chez moi, je m'habille et me maquille pour faire des photos ET des vidéos! J'ai l'air assez bête toute seule dans ma chambre mais avec de la musique à fond c'est toujours un moment où je m'amuse bien.

Aujourd'hui je partage avec vous des clichés de ma robe préférée trouvée en friperie. 




















Lorsque mes yeux sont tombés sur cette robe au milieu de la boutique Kiloshop d'Hôtel de Ville à Paris, je n'ai pu en décrocher mon regard. Comme souvent avec des pièces par lesquelles je suis attirée comme un aimant, elles sont à ma taille. Aller savoir pourquoi, j'ai presque toujours une chance infinie dans les friperies et c'est sûrement une des raisons pour lesquelles je ne fais plus que du shopping en seconde main.

Je n'ai jamais aimé suivre "la mode". J'en ai presque toujours fait qu'à ma tête, mes goûts, mes envies. Hormis au collège où j'ai craqué pour quelques pièces en vogue comme les converses et les pantalons slim mais même là je me différenciais par mes choix plus ou moins osés (à l'époque on me surnommait Syboulette Violette parce que j'étais obsédée par le violet et ne portais quasiment que cette couleur).

C'est seulement en 2013, alors que j'avais 18 ans et que je découvrais les Etats-Unis pour la première fois de ma vie, que j'ai mis les pieds dans une friperie. C'est à San Francisco précisément que cet évènement marquant a eu lieu. J'ai tout simplement cru arriver au paradis. Avec des vêtements de toutes les époques à disposition j'étais dans mon rêve le plus fou. Aujourd'hui encore les pièces que j'ai acheté là-bas font partie de ma garde-robe (cela me fait pensé que je devrais peut-être consacré un article à ce sujet).

En revenant à Paris, je n'ai pas tout de suite eu la curiosité de partir en quête de boutiques vestimentaires de seconde-main. Mon autre craquage complet fut en Belgique où j'ai encore une fois déboursé une jolie somme pour d'autres pièces vintage qui figurent elles aussi fièrement dans ma garde-robe.

Pour revenir à cette fameuse robe que vous pouvez voir sur les photos ci-dessus, il me semble que j'ai acheté il y a deux ou trois ans. Un véritable coup de foudre à la fois pour le motif, les couleurs et la coupe. Que ce soit les manches ballons ou la longueur : tout dans cette robe me satisfait au plus haut point. En plus de cela je peux la porter en toute saison (en plein été c'est un peu sombre mais par une journée nuageuse ça se tente).

Ici j'ai décidé de l'associer à une paire de collants unis de couleur fuchsia, des barrettes fleurs de la même teinte et l'une de mes paires de chaussures favorites de tous les temps, paire que j'avais acheté à Londres en 2011 dans la boutique Office. Les boucles d'oreilles (mes préférées aussi décidément) viennent de chez Urban Outfitters et le cache-oreille de chez Zara.

Enfin, ils ne figurent que sur quelques photos seulement mais le manteau vient de chez Kiloshop notamment et le sac d'une boutique à Berlin dont je n'ai malheureusement pas noté le nom. 

Voilà donc pour ce nouveau look qui vous plaira autant qu'à moi! Sur ces mots, je vous souhaite à tous une merveilleuse journée ou soirée dépendant de l'heure à laquelle vous lisez cet article.



vendredi 31 janvier 2020

Cinema | Top 10 Films (2019)

Bonjour, bonsoir, j'espère que vous allez bien! L'année dernière, j'avais décidé de vous faire un top 10 des films que j'ai le plus aimé en 2018 et je me suis dit qu'il fallait que je réitère l'expérience. En ce dernier jour du mois de janvier je vais donc partager avec vous mon top 10 films 2019.

Comme je vous le précisais dans mon article récapitulatif de 2019, j'ai vu 366 films en un an soit 1 film par jour. 

Parmi ces 366 films, j'en ai vu 215 au cinema. C'est de ces 215 films que je vous ai concocté mon top 10 (tâche extrêmement compliquée vous pouvez l'imaginer).

L'Ange / El angel de Luis Ortega.

Nationalité : Hispano-argentine

Sortie : 9 janvier 2019

De quoi ça parle? : 
Buenos Aires, 1971. Carlitos est un adolescent de 17 ans au visage d’ange à qui personne ne résiste. Ce qu’il veut il l’obtient. Au lycée, sa route croise celle de Ramon. Ensemble ils forment un duo trouble au charme vénéneux. Ils s’engagent sur un chemin fait de vols, de mensonges où tuer devient bientôt une façon de s’exprimer...

Pourquoi j'ai aimé :

La mise en scène, le scénario, les décors, les costumes, la musique, le casting, tout est parfait! 

Le génie du réalisateur repose dans le style qu'il adopte pour raconter l'histoire : c'est pop et coloré et on a plus l'impression de regarder une "comédie" qu'un biopic sanglant. 

La grande réussite est notamment d'avoir su injecter beaucoup d'humour alors qu'on suit la folie grandissante d'un jeune homme tueur en série.  

Lorenzo Ferro, acteur principal, m'a envoûtée par son angélisme et sa nonchalance exquise. 

Synonymes de Nadav Lapid. 

Nationalité : Franco-germano-israélienne

Sortie : 27 mars 2019

De quoi ça parle? : 
Yoav, un jeune Israélien, atterrit à Paris, avec l'espoir que la France et la langue française le sauveront de la folie de son pays.

Pourquoi j'ai aimé :

Sorte d'expérience à part entière, Synonymes est un film déconcertant qui ne laisse pas indemne et qu'il est difficile d'oublier tant il produit l'effet d'un coup de poing.

Ce qui m'a réjouit en particulier c'est l'intérêt du réalisateur pour la mise en scène et son utilisation de tous les outils cinématographiques (que ce soit le montage, le cadrage, le son etc...). En ce qui concerne la manipulation de la caméra par exemple, presque toutes les séquences extérieures sont filmées subjectivement. Yoav (le personnage principal) se répète et s'ordonne de ne "pas relever la tête" afin de ne pas être influencé, compromis par la beauté de la capitale (il ne veut pas y succomber pour garder l'esprit clair). Cette caméra portée et donc mobile reproduit au mieux sa vision et c'est d'ailleurs l'une des nombreuses idées astucieuses du film. 

En termes de son et d'accompagnement musical, c'est la voix de Yoav qui nous porte mais c'est notamment la musique qu'il va écouter ou entendre dans les lieux qu'il va fréquenter qui vont nous faire rentrer dans son monde. Il y a plusieurs séquences de danse et de chant (il y a un flashback d'un enterrement auquel Yoav a assisté où deux jeunes femmes chantent Hallelujah de Milk and Honey qui est la chanson qui a fait remporté à Israël le concours de l'Eurovision en 1979 et il y a une autre séquence où Yoav chante l'hymne national d'Israël notamment qui est captivante). 

Je n'ai cessé d'être surprise par ce film : impossible de deviner ce qui allait se passer pendant sa vision tant le scénario ne suit pas de règles précises. Et pourtant, ce qui peut sembler "brouillon" est souvent voulu et maitrisé ce qui rend l'expérience d'autant plus grisante.

D'autre part, quoi de mieux que de voir Paris avec les yeux d'un cinéaste étranger? De ré-apprendre à écouter quelqu'un parler un bon français et à se servir de notre riche vocabulaire? 

Plus qu'une critique ou une revendication, ce film est un objet libre qui s'assume et qui n'a pas peur d'être qui il est même si c'est loin de la perfection. C'est flou et pourtant concret, ça bâtit des murs et puis ça les détruit et surtout ça vous laisse muet et ébahi(e). Synonymes est un cri, une glorification de la liberté d'expression et il résonne encore en moi après un mois. 

PS : J'ajoute que Tom Mercier m'a coupé le souffle par son jeu (c'est d'autant plus étonnant quand on sait que c'est son premier rôle au cinema). Il a un charisme déroutant, une voix, une attitude, un regard, une façon de bouger son corps dans l'espace qui ne peuvent pas vous laissez insensible. Un acteur à suivre de près! 

Douleur et gloire de Pedro Almodovar.

Nationalité : Espagnole.

Sortie : 17 mai 2019

De quoi ça parle? : 
Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

Pourquoi j'ai aimé :

Douleur et gloire m'a rappelé le génie du grand réalisateur espagnol et le pourquoi je suis si sensible à son univers si singulier. 

Ce long-métrage est d'une fluidité, d'une clarté, d'une transparence impressionnantes et on ressent comme un apaisement, une tranquillité après l'avoir vu. Comme un soulagement ou l'impression d'avoir été pris par la main par Almodovar lui-même, le film enlace, rassure, tranquillise.

Douleur et gloire peut sembler dans un premier temps retenu, moins passionné et surtout plus tragique que les autres films qu'on connait du metteur en scène. Cependant, au fur et à mesure que les minutes s'écoulent, cette contenance se révèle être intense et bouleversante. 

Almodovar nous plonge dans des souvenirs d'enfance comme il aime nous les raconter. Sauf que cette fois-ci, c'est une véritable introspection où le passé et le présent se mêlent et où chaque souvenir produit son effet sur la narration. On est dans l'intime du personnage principal (magnifiquement interprété par Antonio Banderas), dans sa vulnérabilité, dans son for intérieur. 

Bien qu'on soit dans la douleur (cf. le titre) aussi bien physique que morale, le regard du cinéaste est doux, lumineux et coloré. Après la douleur, c'est la sortie de la dépression et la réconciliation avec la vie (donc la gloire, mais non celle du succès économique, la gloire sur les sentiments, celle de l'acceptation de soi).

Enfin, c'est l'un des plus beaux films que j'ai vu sur l'éveil des sensations, du désir charnel et rien que pour cela, il mérite d'être vu. 

Parasite de Bong Joon-ho.

Nationalité : Sud-coréenne

Sortie : 5 juin 2019

De quoi ça parle? : 

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...

Pourquoi j'ai aimé :

Construit en plusieurs couches, Parasite est un véritable puzzle qu'on prend un malin plaisir à architecturer, déchiffrer, décortiquer. De bout en bout, on a l'impression d'être inclus dans cette famille et d'être au coeur de l'intrigue. 

La puissance du film c'est que tout est mis en oeuvre pour servir le scénario et que chaque élément a un but. Effectivement, rien n'est laissé au hasard et si on pense parfois être maître du jeu, on se rend vite compte que l'histoire est plus complexe qu'elle n'y parait. 

D'autre part, ce qui est déroutant mais surtout grisant c'est que les séquences les plus tragiques sont aussi les plus comiques. Ce mixte de tons est exécuté avec soin et confirme l'ingéniosité du script et de la mise en scène. 

À la fois inventif et surprenant, film de genre et film social aux multiples rebondissements, il n'est pas difficile de comprendre son succès auprès des critiques et du public. 

Pour ma part, ce que je trouve positif c'est que cette popularité poussera peut-être certaines personnes à découvrir le cinéma sud-coréen qui est d'une richesse impressionnante qu'on aurait tort de sous-estimer. 

Midsommar d'Ari Aster.

Nationalité : Américaine

Sortie : 31 juillet 2019

De quoi ça parle? : 

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu'une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé. Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

Pourquoi j'ai aimé :

Midsommar m'a marquée plus que je ne l'imaginais. En effet, plus d'une semaine après l'avoir découvert j'y pensais encore et je me surprenais à ressasser tous les détails qui m'avaient touchée, inspirée, émerveillée. 

Je ne suis pas une grande connaisseuse du genre et ne suis donc pas une référence à suivre les yeux fermés, cependant, à mon humble avis, ce deuxième long-métrage d'Ari Aster est d'une efficacité et d'une beauté rares. 

Tout comme les oeuvres de Jordan Peele (Get out sorti en 2017 et Us en 2019), je pense qu'il n'est pas nécéssaire d'aimer les films d'horreur pour apprécier le travail de ce dernier et d'Ari Aster. En effet, ces deux jeunes réalisateurs américains réussissent, l'un comme l'autre, à s'adresser à un public large et ce, dans le bon sens du terme. 

Ainsi, on ne va pas voir leurs longs-métrages pour avoir peur ou parce qu'on est à la recherche d'une certaine adrénaline mais plutôt pour s'immerger dans un cinéma hors-norme, libre, intellectuellement et visuellement stimulant. 

Parce que la force de Midsommar c'est justement ce qu'il provoque chez le spectateur. À la fois fascinée la majorité du temps et angoissée à d'autres moments, j'ai vécu 2h20 de pur "divertissement" où j'ai mis de côté ma vie et ai laissé cette histoire hallucinante de communauté illuminée infuser sur ma personne.

C'est dérangeant, coloré, sidérant, parfois drôle, inquiétant... J'en garde un souvenir réjouissant et j'attends avec impatience de le revoir!

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. 

Nationalité : Française

Sortie : 18 septembre 2019

De quoi ça parle? : 

1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.

Pourquoi j'ai aimé :

Avec ce nouveau film, Céline Schiamma se pose la question du regard : celui qu’on porte sur l'autre et celui qui est porté sur nous. 

Dans ce sens, elle s'interroge sur son propre regard en tant que cinéaste et c'est justement la manière dont elle regarde ses actrices, ses personnages, les femmes en général, qui est indéniablement l'une des forces majeures de son cinéma et par la même de sa jeune fille en feu.

Si elle a remporté le Prix du scénario à Cannes cette année ce n'est donc pas par hasard. En effet, quand les personnages féminins s'expriment dans ses histoires, elles ne s'échangent pas des platitudes et ne parlent pas non plus des hommes qu'elles aiment. Chez Sciamma, la femme possède sa propre opinion, assume ses idées, sait exposer ses sentiments et ses pensées sans censure.

C'est donc par sa maitrise des dialogues qu'elle réussit à créer l'émotion et nous donne à voir la naissance de la passion amoureuse entre les deux femmes.

Les mots comptent alors autant que le jeu des regards nous prouvant de nouveau que l'image et le scénario doivent avancer main dans la main afin de retranscrire au mieux le sens de l'action. Ce qui est le plus admirable c'est que la balance entre dialogues et silence est mesuré avec brio créant un équilibre parfait entre conversations enflammées et moments d'accalmie.

Mise à part cette réflexion autour du regard, il y a aussi une partie importante du scénario qui est consacré aux souvenirs puisque c'est par le récit au passé que cette histoire d'amour nous est retranscrite. 

Schiamma fait un parallèle (hommage) au mythe d'Orphée dans lequel on retrouve les deux thèmes principaux de son film soit le regard et le souvenir : pourquoi Orphée s'est-il retourné? Est-ce qu'Eurydice le lui avait demandé? Ou l'a-t-il volontairement fait, préférant le souvenir de sa bien-aimée que sa réelle présence? 

D'autre part il y a cette manière dont la cinéaste arrive à faire de son film une oeuvre profondément féminine et féministe sans être forcément politique et provocatrice. Le simple chant de femmes autour d'un feu, la séquence de l'avortement, le tableau signé sous le nom d'un homme sont des indices d'émancipation qui nous envahissent aussi bien d'un sentiment de sororité que d'espoir viscéral.

Portrait de la jeune fille en feu est par ailleurs un film authentiquement romantique comme on n'a plus l'habitude d'en voir. La retenue dont font preuve les héroïnes expriment aussi bien leur sensualité que leur richesse intérieure ce qui nous amène à croire plus fermement que jamais qu'il n'est pas nécéssaire de montrer pour comprendre. J'entends ici que les sous-entendus sont tout aussi pertinents, si ce n'est plus, que des images inutilement démonstratives et que, de ce fait, le choix de Céline Schiamma de ne pas s'attarder sur des scènes de sexe est admirable et compréhensible (la tension c'est carrément plus euphorisant selon moi).

Enfin, le plus impressionnant dans tout cela c'est que, bien qu'il s'agisse de parler d'amour et de passion, le film n'a pas de musique si ce n'est deux moments musicaux : la séquence du chant autour du feu dont je vous parlais plus haut et la séquence finale illustrée par le Concerto n°2 en Do Mineur de Vivaldi (séquence qui m'a, en passant, fait pleurer toutes les larmes de mon corps). 

Vous l'aurez donc compris : j'ai adoré et je ne peux que vous recommander de le découvrir à votre tour! 

Martin Eden de Pietro Marcello. 

Nationalité : Franco-italienne

Sortie : 16 octobre 2019

De quoi ça parle? : 

À Naples, au cours du 20ème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu’il conquiert l’amour et le monde d’une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d’avoir trahi ses origines.

Pourquoi j'ai aimé :

Véritable monument romanesque de Jack London paru en 1909, Martin Eden est une libre adaptation cinématographique de Pietro Marcello.

Le cinéaste italien a décidé de transposer cette histoire qui se déroule initialement à San Francisco au début du 20ème siècle à une ville inventée se rapprochant de Naples dans les années 50 et 80. Un pari pas évident néanmoins une relecture digne d'intérêt. 

J'ai tout de suite été frappée par la beauté des images dont on sent l'influence d'oeuvres picturales du XIXe siècle. Il y a les couleurs, la lumière, l'ambiance générale qui font qu'on plonge dans l'histoire sans grandes difficultés.

Dans le rôle titre l'épatant Luca Marinelli, qui a dédié entièrement son année 2018 à la préparation de son rôle pour le film. Grâce à cette performance il a d'ailleurs battu Joaquin Phoenix (Joker) pour le prix du meilleur acteur à la Mostra de Venise 2019. Prix que personnellement je trouve amplement mérité!

Clairement, c'est Marinelli qui porte le film par sa "gueule", par sa posture, par son charisme. On s'attache rapidement à son personnage et on est curieux vis-à-vis de son parcours, de ce qui va lui arriver.

Personnellement je n'ai pas vu le temps passé malgré une seconde partie moins lyrique et plus terne. 

J'ai assisté à un beau moment de cinéma et je suis sortie de la salle avec l'envie de lire le livre, ce qui, à mon humble avis, est un signe plutôt positif.

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Une vie cachée de Terrence Malick.

Nationalité : Germano-américaine

Sortie : 11 décembre 2019

De quoi ça parle? : 

Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l'histoire de ces héros méconnus.

Pourquoi j'ai aimé :

Ce film c'est l'occasion pour Terrence Malick de parler d'un geste de résistance mais aussi et surtout de morale, d'intégrité et de conviction.

Tout l'enjeu c'est de comprendre ou d'essayer de se mettre à la place de Franz, le personnage principal, dont l'attitude peut paraître bornée, égoïste, vaniteuse.

Une vie cachée a la faculté de remettre constamment en question, d'interroger tout un chacun face à un dilemme, une croyance.

C'est notamment, le portrait d'une famille et d'une femme en particulier, l'épouse de Franz, qui est directement confrontée au choix de son mari, choix qu'elle accepte par amour et respect, choix qu'elle subit tous les jours, non sans difficultés.

Sur cet arrière fond de Seconde Guerre mondiale, le cinéaste arrive à dessiner les traits d’un film de guerre sans jamais mettre les pieds sur le front, au coeur des combats.

On est dans l'intime, dans le détail de l'humain dans tout ce qu'il a de plus beau et de plus laid. La mise en scène, toujours aussi mouvante, capte avec poésie les moindres faits et gestes du quotidien. La puissance d'évocation malickienne est à son apogée, le lyrisme est plus intense et sublime que jamais.

La musique ainsi que la lumière, naturelle, s’occupent de magnifier ce que les mots ne pourraient retranscrire. La nature n'est pas seulement un décor, la montagne devient un véritable personnage à part entière.

Aussi, le couple formé par les deux acteurs est des plus convaincants. Dès le premier instant, on est avec eux, on ressent les vibrations qui s'échappent de leurs corps, le bonheur qu'ils partagent à chacune de leurs étreintes, on vit leur séparation comme une véritable déchirure, leurs retrouvailles comme un soulagement.

J'ai été émerveillée par l'humanité et l'universalité débordante qui se dégage de ce film. J'étais plongée dans cette histoire pendant les 2h54 et je n'ai pas vu le temps passer.  

En conclusion, ce dernier long-métrage de Terrence Malick est le parfait équilibre entre la narration de ses premières oeuvres  et ses expérimentations visuelles plus récentes.

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Notre dame de Valérie Donzelli.

Nationalité : Franco-belge

Sortie : 18 décembre 2019

De quoi ça parle? : 

Maud Crayon, est née dans les Vosges mais vit à Paris.
Elle est architecte, mère de deux enfants, et remporte sur un énorme malentendu le grand concours lancé par la mairie de Paris pour réaménager le parvis de Notre-Dame…
Entre cette nouvelle responsabilité, un amour de jeunesse qui resurgit subitement et le père de ses enfants qu’elle n’arrive pas à quitter complètement, Maud Crayon va vivre une tempête.
Une tempête, qu’elle devra affronter pour s’affirmer et se libérer.

Pourquoi j'ai aimé :

Je vais aller droit au but en vous disant simplement que j'ai ADORÉ. Encore une fois, Valérie m'a conquise par sa joie de vivre, par son humour, sa vision de la vie, de la famille et celle de l'amour. 

Par son regard de cinéaste, elle parvient à nous faire entrer dans son univers et nous emmène avec elle dans un monde plus coloré, plus burlesque, plus enchanté. 

La grande réussite du film selon moi c'est d'avoir réussi à trouver l'équilibre parfait entre la fantaisie (plus présente que jamais) et la réalité du quotidien, de la routine, celle que l'on connait tous, celle avec laquelle on vit jour après jour.

D'autre part, Notre Dame est une véritable lettre d'amour à la ville de Paris, une lettre qui est d'autant plus touchante après le drame du 15 avril dernier. 

Dans ce Paris donzellien, la poésie est à chaque coin de rue, les habitants se donnent des gifles pour évacuer leur stress, l'adjoint de la maire est Philippe Katerine (qui est génialissime même s'il n'apparait que furtivement), les gens se draguent en se touchant simplement les doigts et ils portent toujours la même tenue comme des personnages de bande dessinée, ils chantent dans les lieux publics aussi et malgré le fait qu'ils ne soient pas très doués, c'est émouvant parce que c'est vrai.

Le cinéma de Valérie Donzelli c'est justement ça : une réalité améliorée, plus positive, moins intransigeante. Et personnellement, tout ce que je veux c'est qu'on me montre ce bonheur des plaisirs simples et non pas de la terreur gratuite.

Bien sûr, on n'oubliera pas non plus de mentionner le reste du casting qui est composé de tous ces acteurs qu'on voit trop peu mais que j'adore comme Thomas Scimeca, Bouli Lanners et Samir Guesmi. 

C'est frais, c'est travaillé, c'est requinquant, bref c'est de la comédie intelligente, sans aucune prétention, si ce n'est de vous faire passer un agréable moment.

Je dis OUI, OUI et encore OUI!

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The Lighthouse de Robert Eggers.

Nationalité : Americano-canadienne

Sortie : 18 décembre 2019

De quoi ça parle? : 

L'histoire hypnotique et hallucinatoire de deux gardiens de phare sur une île mystérieuse et reculée de Nouvelle-Angleterre dans les années 1890.

Pourquoi j'ai aimé :

Dès la première image du film, le premier son, ce fût un éblouissement total, une immersion absolue. Pour faire court, je crois que je n'ai jamais vécu une expérience comme telle au cinéma auparavant. 

Quand je suis sortie de la salle, j'avais presque du mal à marcher et je n'arrivais pas à parler, à exprimer ce que j'avais ressenti. Une fois arrivée chez moi, j'avais encore le coeur qui battait la chamade et mon esprit était ailleurs, toujours dans le film, dans son atmosphère si singulière. 

Non seulement j'ai pris une claque visuelle comme il est rare d'en prendre, j'ai notamment été absolument époustouflée par la performance des acteurs qui sont tous les deux d'une excellence effrayante. 

Et pourtant, qui aurait cru qu'un film sur deux gardiens de phare puisse m'impressionner à ce point? Pas moi.

J'avais eu la chance de le découvrir en avant-première en juin (six mois avant sa sortie donc) et je n'attendais qu'une chose : le revoir. J'y suis donc retournée le voir au début du mois de janvier 2020 et je peux vous affirmer que c'est le meilleur film de 2019 que j'ai vu, si ce n'est un des meilleurs films que j'ai vu de ma vie...

Selon moi, The Lighthouse est un chef d'oeuvre de cinéma. C'est le genre d'oeuvre qui me confirme que le cinéma est l'art qui m'emplit le plus de bonheur et d'admiration. 

Robert Eggers et son équipe se sont servis de tous les outils cinématographiques pour créer une ambiance et je dirais même un univers absolument fantastique dont il me semble impossible de rester insensible. 

C'est mon GROS coup de coeur!


CONCLUSION

Sur les 10 films, 2 d'entre eux sont des films français et ce sont les deux seuls films réalisés par des femmes. L'année dernière, 6 oeuvres sur 10 de mon top étaient françaises, il y a donc eu une sacrée baisse d'un an à l'autre.

Contrairement à 2018, mon top 10 est plus varié en termes de nationalités et les sujets des films choisis explorent tous des thèmes différents. Ce qui est une belle évolution selon moi!

Ainsi figurent fièrement aux côtés des 2 films français : 1 film argentin, 1 film américain, 1 film franco-germano-israélien, 1 film espagnol, 1 film sud-coréen, 1 film italien, 1 film américano-allemand et 1 film américano-canadien.

Les seuls continents qui manquent sont donc l'Afrique, l'Antarctique (ça ne compte pas vraiment) et l'Océanie.


J'espère que ce top 10 vous a plu. J'ai eu énormément de mal à me décider et encore maintenant j'ai des doutes quant à mes choix haha. Je pense en tout cas qu'il reflète assez bien la diversité de tout ce que j'ai pu voir et aimé.

Et vous, quel est votre 
top 10 films 2019?




vendredi 29 novembre 2019

Cinema | Movies I've seen #37 (October 2019) Part 5

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je partage avec vous la cinquième partie des films que j'ai vu au mois d'octobre.

Au programme : 2 films italiens, 1 film français, 1 film canadien et 1 film britannique.

Supports des films vus : 
cinéma (4), DVD (0), autres (1)

Réalisateurs (4) / Réalisatrice (1)

29/10/19 :  Martin Eden de Pietro Marcello. 

Véritable monument romanesque de Jack London paru en 1909, Martin Eden est une libre adaptation cinématographique de Pietro Marcello.

Le cinéaste italien a décidé de transposer cette histoire qui se déroule initialement à San Francisco au début du 20ème siècle à une ville inventée se rapprochant de Naples dans les années 50 et 80. Un pari pas évident néanmoins une relecture digne d'intérêt. 

Comme je n'ai pas lu le livre je ne pourrais pas faire de comparaison. Mon avis se construit alors uniquement sur l'adaptation cinématographique et rien d'autre.

Pour ce qui est du film donc, je dois dire que j'ai été assez surprise, dans le bon sens du terme. J'y allais un peu à reculons et suite à de nombreux avis favorables des chroniqueurs de l'émission Le Cercle sur Canal+, j'ai sauté le pas. 

Tout de suite, j'ai été frappée par la beauté des images dont on sent l'influence d'oeuvres picturales du XIXe siècle. Il y a les couleurs, la lumière, l'ambiance générale qui font qu'on plonge dans l'histoire sans grandes difficultés.

Dans le rôle titre l'épatant Luca Marinelli, qui a dédié entièrement son année 2018 à la préparation de son rôle pour le film. Grâce à cette performance il a d'ailleurs battu Joaquin Phoenix (Joker) pour le prix du meilleur acteur à la Mostra de Venise 2019. Prix que personnellement je trouve amplement mérité!

Clairement, c'est Marinelli qui porte le film par sa "gueule", par sa posture, par son charisme. On s'attache rapidement à son personnage et on est curieux vis-à-vis de son parcours, de ce qui va lui arriver.

Personnellement je n'ai pas vu le temps passé malgré une seconde partie moins lyrique et plus terne. 

J'ai assisté à un beau moment de cinéma et je suis sortie de la salle avec l'envie de lire le livre, ce qui, à mon humble avis, est un signe plutôt positif.

En bref : c'est un coup de coeur!

29/10/19 :  Mes amis, mes amours de Lorraine Lévy (2008).

Mes amis, mes amours était un film qui se trouvait dans ma liste d'envies sur Netflix. Étant chez moi et ayant l'envie de voir quelque chose de non prise de tête, j'ai donc lancé cette comédie française sans avoir la moindre attente.

Adapté du roman éponyme de Marc Levy, Mes amis, mes amours est une triple histoire familiale étant donné que le récit s'intéresse à deux familles et notamment parce que le film a été réalisé par la soeur de l'auteur français.

Le changement majeur qu'a apporté Lorraine Lévy est d'avoir abandonné le côté choral du livre et d'avoir préféré se concentrer sur le point de vue de Mathias (interprété par Vincent Lindon).

Je ne crois pas l'avoir déjà dit sur le blog cependant j'ai toujours eu énormément d'affection pour Vincent Lindon. Je ne saurais vous expliquer pourquoi mais je l'ai toujours porté dans mon coeur. C'était donc un plaisir de le découvrir dans cette oeuvre légère se déroulant à Londres.

J'ai passé un agréable moment devant ce film et j'ai particulièrement aimé les chansons utilisées avec du Diana Krall, Sting, une reprise des Carpenters et du Chet Baker (le meilleur, celui dont je ne me lasserai jamais d'écouter les morceaux).


29/10/19 :  Matthias et Maxime de Xavier Dolan.

Avec ce nouveau long-métrage, on retrouve Xavier Dolan à l'affiche de son film puisqu'il interprète un des deux personnages principaux (Maxime). 

À travers ce film, le réalisateur-acteur aborde de nouvelles questions et préoccupations dont l'amitié et le sens de la romance. Il rend notamment hommage à ses amis, qu'il fait jouer à ses côtés. 

Matthias et Maxime nous plonge dans l'intimité d'une bande qui se connait depuis toujours. Par le choix d'une mise-en-scène organique avec de la caméra portée, des plans rapprochés et des snap zooms, on se retrouve au milieu de ce cercle de copains, on s'y promène, on est dans l'action de la discussion, dans les regards qu'ils se lancent aussi. 

Ce sentiment de collectivité est omniprésent et c'est à la fois d'une richesse et d'une pureté déconcertante. 

Il y a, comme toujours dans le cinéma de Dolan, des moments d'intensité qui m'ont submergée. J'ai ri d'eux et avec eux, j'ai pleuré un peu et puis beaucoup. 

J'ai ressenti le sentiment d'urgence et de colère chez le personnage de Matthias, le sentiment de détresse et de dépit chez Maxime et le sentiment amoureux éprouvé par les deux, chacun à leur manière. 

Selon moi c'est une oeuvre humble qui ne prétend pas être autre chose que ce qu'elle est soit un film d'amitié et d'amour dont le scénario est d'une simplicité ahurissante et qui, pourtant, est définitivement abouti et touchant.

C'est un film de génération, le film de la trentaine. J'admire la manière dont le cinéaste réussit à capter la vie, à exposer le quotidien dans tout ce qu'il a de plus beau et de plus émouvant. 

J'ai hâte de voir la suite.
Merci Xavier!

31/10/19 : 5 est le numéro parfait d'Igort.

Je ne vais pas vous mentir : si je suis allée voir ce film c'est pour son titre (le 5 étant mon chiffre favori) et aussi parce qu'il s'agit d'un film italien. 

Je n'avais pas vu la bande-annonce avant néanmoins, grâce à l'affiche, j'avais une petite idée du genre d'oeuvre que j'allais voir, soit un drame policier.

Ce que j'ai appris plus tard, en me baladant dans la partie boutique du MK2 Bibliothèque, c'est que 5 est le numéro parfait est l'adaptation d'Igort de sa propre bande-dessinée (j'y ai d'ailleurs jeté un coup d'oeil et bien que le dessin soit très différent du film, elle est elle-aussi divisée en cinq parties distinctes).

Il faut savoir que dès sa sortie, la bande dessinée 5 est le numéro parfait a été un phénomène d’édition. Publié dans 20 pays, traduit dans 15 langues et récompensé par de nombreux prix internationaux, il est devenu un livre culte, l’un des romans graphiques les plus traduits dans le monde qui a hissé son créateur au rang des plus importants auteurs du genre au niveau international.

Ainsi ce projet d'adaptation cinématographique remontait à plus de quinze ans. Plusieurs cinéastes et producteurs européens, américains ou asiatiques étaient intéressés par cette histoire. Pendant 1 an d'ailleurs, Igort a travaillé avec le réalisateurs chinois Johnnie To, qui a fini par abandonner la collaboration.

Au final, même s'il ne voulait pas le réaliser lui-même, Igort a fini par céder parce qu'il n'arrivait pas à trouver une personne qui comprenait tous les enjeux de l'univers de 5 est le numéro parfait. 

Dès le début, j'ai été marquée par le traitement de l'image et la mise-en-scène très "théâtrale". Pendant toute la vision du film je ne savais pas si il s'agissait d'une parodie ou d'un long-métrage sérieux. Encore aujourd'hui, j'ignore sous quel angle j'étais supposée prendre cette oeuvre, ce qui est assez embarrassant.

Je suppose qu'il faut le prendre comme un exercice de style, bien exécuté certes, mais qui manque cruellement d'émotions. 

Je n'ai donc pas réussi à rentrer véritablement dans le film et m'attacher aux personnages que j'ai trouvé très caricaturaux. 

Meh...

31/10/19 : Sorry we missed you de Ken Loach.

J'avais adoré Moi, Daniel Blake dont je vous avais parlé dans un article cinéma de novembre 2016. J'étais donc plutôt impatiente à l'idée de découvrir le nouveau film de Ken Loach. 

Encore une fois j'ai été très émue par les thèmes abordés et par la mise en scène tout en sobriété et justesse. À 83 ans, le cinéaste britannique nous prouve qu'il est encore vaillant, que la flamme brûle toujours dans ses entrailles et qu'il a toujours des injustices à nous révéler. 

Aussi, il y a les dialogues qui sont soigneusement écrits permettant de comprendre par les mots, la psychologie des personnages, leur état d'esprit.

Sorry we missed you m'a remuée et m'a laissée muette même s'il n'a pas la même ampleur que Moi, Daniel Blake et qu'il n'a pas non plus produit le même bouleversement chez moi.

Il s'agit d'une oeuvre contemporaine qui expose de vrais problèmes (l'uberisation, les dérives du capitalisme), une oeuvre coup de poing, une oeuvre pas franchement joyeuse qui ne vous laissera pas insensible à mon humble avis.

À travers ce récit sur une famille dont l'équilibre va vaciller, Ken Loach dénonce encore et toujours. Certains trouvent que le réalisateur a un côté moralisateur. Pour ma part, je trouve au contraire qu'il met des images sur sa pensée, sa vision du monde d'aujourd'hui et cela, avec talent. 

C'est aussi poignant que sidérant, ça vous fait réfléchir, c'est profondément humain.


Voici donc pour cette ultime partie de mon post consacré aux films que j'ai vu au mois d'octobre. J'espère que cela vous a plu et intéressé. 

Je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine et vous retrouve dimanche pour mon article musique mensuel.