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mercredi 29 mai 2019

Cinema | Movies I've seen #32 (May 2019) Part 1

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Aujourd'hui je commence ma série d'articles sur les films que j'ai vu au mois de mai.

Au programme : 1 film britannique, 1 film américain, 1 film germano-britannico-américain, 1 film franco-belge, 1 film macédonien, 1 film franco-israélien, 2 films français.

02/05/19 : Ray & Liz de Richard Billingham.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je me suis mise en tête qu'il fallait absolument que je vois ce film. L'affiche sûrement et le titre ont dû m'intriguer. J'y suis donc allée sans savoir de quoi il s'agissait précisément. 

Originellement photographe, Richard Billingham est passé à la réalisation avec Ray & Liz qui est donc son tout premier long-métrage. On retrouve justement la source du film dans une de ses séries photos "Ray's a Laugh" sur laquelle le scénario s'est directement basé (il s'agit en effet de photographies de l'oncle du metteur en scène et ces dernières ont été prises quand Richard vivait avec Ray). Ces photos sont donc une toile de fond comme le réalisateur dit lui-même, une référence.

Premièrement je dois dire que j'ai tout de suite été séduite par la photographie : le 4/3, les couleurs pastels, les jeux de lumière et d'ombres sur les murs, les rayons de soleil à travers les rideaux, tout est cadré avec une minutie remarquable et tous les détails des décors ont ravis mes yeux du premier au dernier plan. 

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai eu un peu plus de mal à lui trouver un vrai intérêt. Attention, je suis une grande fan de film silencieux où il ne se passe pas grand chose, toutefois il faut tout de même que le tout ne se contente pas d'être un simple enchainement de séquences quotidiennes similaires. Ainsi, le film commence un peu comme il se termine et on sort de la salle sans vraiment savoir combien de temps s'est écoulé...

D'autre part c'est un film qui n'est pas "doux" à regarder puisqu'il dépeint une misère affligeante et une certaine précarité qui fait plutôt froid dans le dos. 

Enfin, même si j'ai regretté un scénario un peu répétitif, je tire mon chapeau aux acteurs que j'ai trouvé épatants et parfaits dans leurs rôles.

11/05/19 : Nous finirons ensemble de Guillaume Canet.

Le piège quand on fait une suite c'est la comparaison et ce piège est d'autant plus dangereux quand le premier film a été un énorme succès. Heureusement pour Guillaume Canet, le public s'est accordé à dire que Nous finirons ensemble était digne de son prédécesseur.

J'aurais aimé être du même avis mais je ne peux pas m'empêcher de repenser à l'impact que Les petits mouchoirs avait eu sur moi. À l'époque, je n'avais pas encore de carte Ugc illimité et j'allais donc beaucoup moins au cinéma. Les petits mouchoirs fait partie des rares films que je suis allée voir deux fois en salles.

Je ne l'ai pas revu depuis et Nous finirons ensemble m'a définitivement donné envie de le découvrir à nouveau, peut-être, sûrement sous un nouvel oeil (il s'est écoulé presque 10 ans entre les deux films et en 2010 je n'avais que 15 ans). 

C'était agréable de retrouver la bande mais je dois dire que le côté "plus mature" de ce second épisode m'a paru plus éloigné du cinéma que j'aime, moins positif, davantage dans le pathos (et pourtant le scénario des Petits mouchoirs était plus propice à un ton larmoyant).

Même si j'ai passé un bon moment j'avoue que j'ai eu du mal à comprendre pourquoi et comment cette bande s'est formée tant ils se jugent et n'ont pas l'air de vraiment se connaître.

Le personnage le plus intéressant et le mieux interprété selon moi est celui de François Cluzet, bien que la crise de la soixantaine qu'il vit dans le film m'a paru un peu superficielle et ses préoccupations sans importance majeure si ce n'est le prétexte des retrouvailles de la bande.

La base du scénario ne m'a donc pas plus touchée que ça (peut-être parce que je suis trop jeune, je ne sais pas?) en tout cas, il m'a manqué le plaisir des moments passés ensemble, la joie dans la tristesse, l'appréciation de la vie telle qu'elle est. Meh... Rendez-vous dans 10 ans!

13/05/19 : Coeurs ennemis / The Aftermath de James Kent

Je vous l'avais déjà dit en février dernier, j'aime Keira Knightley depuis toujours et elle est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis allée voir ce film.

Ce n'est pas évident pour moi d'écrire à propos de mon ressenti vis-à-vis de ce film pour tout vous avouer. Je suis allée le voir un lundi après-midi sans grande conviction et j'en suis sortie un peu dans le même état : pas vraiment convaincue. 

Coeurs ennemis souffre selon moi du syndrome du film ni bon, ni mauvais. Les acteurs font leur boulot, la reconstitution historique est crédible, les costumes beaux et on ne passe pas un moment désagréable en regardant le tout. Pourtant, on reste assez passifs et au moment de sortir de la salle, on a presque déjà oublié ce qu'on a vu. 

Le plus dommage c'est que le scénario et son contexte (une histoire d'amour à la fin de la seconde guerre mondiale à Hambourg entre une anglaise et un allemand) aurait pu donné lieu à un film captivant, poignant. Il n'en ai rien et c'est d'autant plus frustrant avec ce casting compétent... 

Je vous conseille plutôt Reviens-moi (Atonement) de Joe Wright qui est un chef d'oeuvre du genre. 


13/05/19 : Duelles d'Olivier Masset-Depasse

Bien que la bande-annonce de ce film était assez attrayante, j'appréhendais un peu à l'idée de voir ce film tout simplement parce que les thrillers psychologiques ne sont généralement pas ceux que je préfère. Cependant, ayant découvert et adoré l'actrice Veerle Baetens dans Alabama Monroe de  Felix Van Groeningen, je me suis laissée tenter.

Malheureusement, Duelles s'est avéré être l'un des pires films que j'ai vu en 2019. J'ai deviné très rapidement la fin et je suis donc restée totalement en dehors de ce qui se tramait.

La photographie qui semblait esthétiquement soignée dans le trailer m'a au final plus dérangée qu'autre chose puisque malvenue, dissonante. Quant à la musique, elle est trop présente et appuie maladroitement toutes les actions sans aucune subtilité. 

Ce qui m'a le plus déplu reste le scénario que j'ai trouvé absurde, insensé et assez mal écrit (les dialogues sont très moyens et il y a énormément de longueurs ainsi qu'une multitude de séquences inutiles). Plus le film avançait plus il y avait de clichés, plus j'éprouvais un ennui profond et plus j'avais envie de fuir. Mais je suis restée jusqu'au bout en regrettant de m'être déplacée ce jour-là...

Enfin, pour un thriller j'ai trouvé qu'il manquait cruellement de suspens et de tension. On est dans l'outrance, le grotesque et je dirais même le ridicule.

C'est toujours pénible pour moi de critiquer un film négativement toutefois, il arrive qu'il n'y ait rien qui me touche et c'était le cas pour Duelles.

14/05/19 : Dieu existe, son nom est Petrunya de  Teona Strugar Mitevska.

Rien que le titre a suffit à me donner envie de découvrir ce film. 

Inspiré d'un fait divers, Dieu existe, son nom est Petrunya est une oeuvre profondément féministe qui s'assume entièrement et qui ne craint pas d'exprimer haut et fort ses convictions. 

Quand je suis allée le voir un mardi matin, nous n'étions que des femmes dans la salle et j'ai trouvé ça regrettable. Je ne veux pas faire de généralités néanmoins je remarque que souvent le public masculin n'est pas adepte de ses films qui reposent sur un rôle féminin fort, indépendant et dont la volonté est impossible de réfréner (à part quand il s'agit d'un film Marvel ou DC Comics où les femmes sont faussement émancipées).

J'ai été absolument retournée par la performance et la présence de Zorica Nusheva qui interprète le rôle de Petrunya avec un aplomb ébranlant. Son regard, son attitude, la manière qu'elle a de se mouvoir et d'assumer son corps de femme m'ont éblouie de bout en bout. 

Il y a beaucoup de bienveillance et de douceur dans ce film (dont une séquence dans un couloir du commissariat tout en sensualité et tendresse) que j'ai forcément beaucoup apprécié. 

Dieu existe, son nom est Petrunya est un film puissant, qui se démarque avec brio et finesse face à des grosses productions qui ne cherchent que la rentabilité et non l'émotion.


14/05/19 : Un tramway à Jérusalem d'Amos Gitaï.

Ce film est un enchainement de séquences à des heures différentes de la journée dans un tramway à Jérusalem (d'où le titre). 

Ainsi, comme un huis clos, c'est une oeuvre qui se déroule dans un seul et même décor et qui voit une multitude de personnes de tous les genres, nationalités, religions, âges, s'y parler, chanter, échanger, téléphoner etc... 

Si le concept est digne d'intérêt, il échoue à maintenir un cap selon moi. En effet, si le départ est plutôt engageant et certains échanges plaisants, l'ensemble est inégal, rapidement épuisé et inévitablement redondant. 

Je m'endors TRÈS RAREMENT, si ce n'est jamais, devant un film (surtout au cinéma) et ce fût le cas à mon plus grand étonnement avec Un tramway à Jérusalem. Je me suis rapidement réveillée mais c'était notable et je préfère être honnête avec vous plutôt que de me cacher. 

Je n'avais encore jamais vu de film d'Amos Gitaï et je dois dire que ce premier aperçu ne m'a pas particulièrement donné envie de découvrir sa filmographie. Toutefois, je ne suis pas mécontente de l'avoir vu et je n'éprouve aucun regret malgré ma petite déception (contrairement à Duelles hahaha).

14/05/19 : Blanche comme neige d'Anne Fontaine.

Anne Fontaine est une réalisatrice dont je n'arrive pas à bien saisir la filmographie. En effet, Blanche comme neige est le sixième de ses films que je vois et difficile pour moi de dire si j'aime ou non son travail. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il y a autant de ses longs-métrages que j'ai apprécié que trouvés ordinaires, passables. Je vous ai d'ailleurs déjà parlé de trois d'entre eux sur le blog (Marvin ou la belle éducation, Perfect mothers et Mon pire cauchemar).

Ayant été totalement charmée par Lou de Laâge dans Les innocentes (film d'Anne Fontaine sorti en 2015 que j'avais adoré et que je vous conseille), j'espérais que la superbe collaboration entre les deux femmes allait se réitérer. À ma plus grande joie, j'apprends justement via une bande-annonce que la réalisatrice a décidé de renouveler l'expérience en donnant une seconde fois le rôle principal de son nouveau film à la jeune actrice. 

J'étais d'autant plus impatiente de découvrir ce projet les réunissant en sachant que Vincent Macaigne, Jonathan Cohen, Benoît Poelvoorde, Pablo Pauly et compagnie donneraient la réplique (et plus si affinités) à la jolie Lou.

Bien tristement, le casting aussi engageant qu'il puisse l'être n'a pas réussi à me faire totalement adhérer à cette revisite de la célèbre histoire de Blanche Neige.

À mon humble avis, Anne Fontaine a peut-être voulu aborder trop de thèmes divers dans son film et s'est un peu emmêlée les pinceaux. En résulte une oeuvre qui manque d'uniformité et souffre de quelques maladresses. 

D'autre part, j'ai détesté la photographie d'Yves Angelo que j'ai trouvé d'une laideur absolue (j'ai eu l'impression qu'on avait mis de la vaseline sur l'objectif pendant tout le film) toutefois cela reste une question de goût et je ne prétends pas avoir raison. 

Pour finir avec une note un peu plus positive, je dirais que la relecture du conte des frères Grimm par Anna Fontaine n'est pas sans intérêt puisqu'elle tente de nous montrer une femme d'aujourd'hui, libérée, curieuse et à l'aise avec ses désirs. Même si cet aspect sensuel n'est pas exploité à son mieux et manque de finesse et d'ingéniosité, on saluera la prise de risque. 

14/05/19 : Les crevettes pailletées de Cédric Le Gallo et Maxime Govare.

De base je ne devais pas allée voir ce film mais comme j'étais en retard pour l'autre (Gloria Bell de Sebastián Lelio dont je vous parlerai prochainement) j'ai décidé de me rabattre sur cette comédie française.

Je ne sais pas si c'est suite aux deux films précédents que j'avais vu dans la journée (Un tramway à Jérusalem et Blanche comme neige) mais Les crevettes pailletées m'a réjouie plus que je pouvais l'imaginer. 

Quand je suis sortie de la salle j'étais tout simplement apaisée, joyeuse et j'avais retrouvée ma forme que j'avais un peu perdue en cours d'après-midi.

La trame est simple et pourtant cette comédie fonctionne. Les crevettes pailletées donne le sourire, pétille et surtout c'est un film profondément drôle et qui ne craint pas les lieux communs.

Les punchlines font mouche, les musiques sont entrainantes et donnent la pêche, les intentions sont sincères et ça donne un tout vraiment agréable à regarder.

Ce n'est sûrement pas un film qui restera dans l'histoire du cinéma français, toutefois il rappelle comment une comédie sans prétention peut donner du plaisir (c'était un mardi soir quand je suis allée le voir et la salle, qui était étonnamment pleine pour ce jour de la semaine, était hilare du début à la fin).

C'est un peu forcé et caricatural, pas forcément toujours bien joué ou mis en scène cependant c'est rafraichissant et ça transpire la joie de vivre, le plaisir d'être ensemble et de partager des moments.

On ne rie pas d'eux, on rit avec eux et on est émus jusqu'aux larmes aussi (le générique nous montre des photos de la véritable équipe de waterpolo et c'est assez émouvant de les découvrir). Bref, c'est un joli film qui fait du bien!  


Voici donc pour ce premier article à propos des films que j'ai vu au mois de mai. J'espère comme d'habitude que mon avis vous a intéressé et donné envie de découvrir à votre tour un ou plusieurs des films dont j'ai parlé.

Sur ces mots, je vous laisse et vais me préparer un thé. Je vous embrasse et vous retrouve bientôt!

3 commentaires:

  1. Je me rends compte en cliquant sur "older post" que j'ai raté beaucoup de tes articles ! Sûrement est-ce dû au fait que j'étais en pleine session d'oraux à cette période...
    Je serai brève dans ce commentaire : je rajoute Dieu existe, son nom est Petrunya à ma liste car ton avis m'a totalement convaincue ! :D

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    1. C'est en effet le meilleur film de cette sélection :D J'espère qu'il te plaira!

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  2. Le cinéma est composé d’un écran et de nombreux sièges à remplir.
    Alfred Hitchcock
    Qu'en est-il des autres https://sokrostream.tube films?

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