Sunday, August 12, 2018

Music | Top 5 songs (July 2018)

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Étant donné que je pars demain en Italie, que je n'aurai pas accès internet et que je ne sais pas encore précisément quand je reviens : j'ai décidé de profiter de ce dernier dimanche à Paris pour partager avec vous mon top 5 des chansons que j'ai le plus écouté au mois de juillet. 

Shut Me Down - Haute (2017) : J'ai découvert ce morceau sur COLORS, une plateforme musicale sur laquelle on peut découvrir des artistes du monde entier et que je vous conseille évidemment d'aller voir si vous êtes en quête d'inspiration ou non. Ce morceau est tout ce que je demande d'une chanson pour l'été. C'est du made in Paris, c'est jeune, rythmé, ça ne se prend pas la tête. En bref, un combo parfait qui plait à mes oreilles et donne envie à mon corps de se déhancher. En termes de paroles on est loin de la poésie de Baudelaire mais qui y prête vraiment attention franchement? 

La Thune - Angèle (2018): À dire la vérité, j'écoute cette chanson depuis que le clip a été partagé sur internet le 19 juin dernier. J'avais hésité à la partager avec vous à cause de sa popularité et aujourd'hui je me suis dit que c'était stupide et, bien que la chanteuse n'ai pas besoin de publicité, son travail mérite d'être mis en avant. Je suis une fan de la première heure de cette jeune belge talentueuse et je suis vraiment heureuse du succès qu'elle rencontre. Parlons maintenant de ce dernier tube... En un mot : entêtant! Au bout de la première écoute, je connaissais déjà l'air et je n'avais qu'une envie, le ré-écouter. La voix d'Angèle est, sans mauvais jeu de mot, angélique et sans fioriture. Aussi, j'aime beaucoup les paroles que je trouve très justes. Ce n'est pas révolutionnaire mais c'est très frais et ça s'écoute vraiment super bien selon moi. Enfin, je vous invite à aller écouter et voir ses clips précédents réalisés par Charlotte Abramow, une photographe belge que j'admire depuis un petit moment déjà (et grâce à qui j'ai découvert Angèle). Bon sinon je triche un peu mais allez écouter le duo qu'elle a fait avec son frère qui est une vraie merveille >> ici <<.

Soulful - L'indécis (2018): Un titre sans paroles parce que les mots ne font pas toujours tout. Pas grand chose à dire justement à part que j'aime énormément ce genre de morceau. C'est parfait pour mettre en fond seul(e) pour bosser ou accompagné(e) pendant une soirée par exemple. C'est notamment tout à faire le genre de morceau que je pourrais écouter en voiture sur l'autoroute : ça sent le voyage à plein nez et c'est pour cela que j'ai choisi de l'intégrer à cette sélection.

Patterns - P. Lewis : J'ai découvert ce morceau sur Youtube et je l'ai immédiatement adopté! J'adore le fait qu'il soit ancré dans les années 80, époque à laquelle il est sorti. J'aime aussi et surtout ce petit synthé tellement typique qui donne envie de danser un slow comme dans le film La Boum de Claude Pinoteau. Je trouve notamment que c'est le titre parfait à écouter en boucle pendant l'été et puis parfois, juste une petite instru comme celle-là ça fait tout. 

Blue Lights - Jorja Smith : Là encore, j'ai hésité un moment avant de décider de sélectionner cette chanson. Jorja Smith est une charmante anglaise de 21 ans, petite protégée de Drake, révélation soul de 2016 (j'ai donc deux ans de retard mais ça ce n'est pas une grande surprise). C'est justement "Blue Lights" qui a fait son succès et a mis son nom sur toutes les bouches. Si je ne connaissais pas cette chanson avant cet été c'est tout simplement parce que je me suis longtemps refusé de la découvrir. Si vous me connaissez un peu vous savez sûrement que je n'ai jamais aimé suivre la mode (vestimentaire comme musicale). Ce n'est pas pour faire l'originale, bien au contraire; c'est simplement parce que je ne me retrouve pas forcément dans ce qui est "actuel". Alors oui, il m'arrive de rejeter volontairement certaines choses parce qu'elles sont populaires (à tort) mais je finis souvent par écouter ce qu'on dit être "tendance". Au mois de juillet j'ai donc enfin pris le temps de découvrir ce que faisait Jorja Smith. C'est son tube qui a retenu mon attention plus que tous ces autres morceaux ou reprises. Peut-être que c'est parce que la vraie force de ce titre c'est cette instru magique qui est un sample d' Amour, émoi… et vous de Guy Bonnet et Roland Romanelli (1981). Le grain de voix de Jorja est aussi très particulier et apporte comme une sorte de la nostalgie à la chanson. 


Voilà, cet article est à présent fini. J'espère que ma sélection vous a plu! Pour une fois je n'ai partagé qu'un seul morceau qui date d'avant 2000. La saison estivale en est peut-être la cause, je ne saurais vous dire. Je vous dis au revoir pour un moment mais vous reviens dès que possible avec toujours plus de découvertes à partager. Bonnes vacances à tous et toutes! Je vous embrasse. 

Wednesday, August 8, 2018

Cinema | Movies I've seen #21 (June 2018)

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Avec un peu de retard, voici enfin mon article cinéma sur les films que j'ai vu au mois de juin. C'est un post plutôt dense alors accrochez-vous! 

01/06/18 : Everybody Knows d'Asghar Farhadi. Je ne suis pas une fan de thriller en général. Parfois cependant, il y a des exceptions. Ce film n'en fait malheureusement pas partie. En effet, bien que je me réjouissais de voir de nouveau le couple mythique que forme Javier Bardem et Penelope Cruz à l'écran, le duo ne suffit pas à tout faire. Ce qui m'a sûrement le plus dérangé c'est la mise en scène que j'ai trouvé vraiment ratée et le scénario pas plus convaincant que ça. D'autant plus que l'ensemble est très long et donc devient vite pesant. Pas convaincue du tout...

02/06/18 : Goodbye Christopher Robin de Simon Curtis (2017). J'achète souvent des DVDs quand je vais à la Fnac (c'est à cause de cette fichue "offre" de 5 dvds pour 30€ : je tombe toujours dans le piège). Il arrive que je n'ai pas vu un film et que je l'achète quand même et c'était le cas pour celui-ci. Une des raisons principales de cet achat était le casting plus que l'histoire (je suis fan de Domhnall Gleeson depuis Harry Potter, Margot Robbie depuis la série Pan-Am et Kelly MacDonald depuis Boardwalk Empire ou encore Trainspotting de Danny Boyle). Alors je vous préviens tout de suite ce n'est pas un film révolutionnaire mais plutôt le genre de film à regarder un samedi ou un dimanche en fin d'après-midi avec un thé et des petits gâteaux. Aussi, bien que l'histoire puisse paraître un peu niaise ou pas forcément passionnante (la création du personnage de Winnie l'ourson), j'ai appris pleins de choses et le scénario aborde des thèmes très intéressants (les relations en général : celle entre les parents et leur enfant unique et celle du couple aussi...). Enfin, si vous ne craquez pas pour le petit garçon (Will Tilston) et n'avez pas envie de l'adopter, c'est que vous n'avez sûrement pas de coeur et que ce film ne vous plaira pas.  

05/06/18 : Hannah et ses soeurs de Woody Allen (1986). Comme je vous le disais dans un de mes articles précédents, je suis allée à La Rochelle pendant une petite semaine au début du mois de juin. Comme je ne pouvais pas me rendre au cinéma, j'ai regardé des films à la maison des personnes chez qui je séjournais. Je voulais voir Hannah et ses soeurs depuis quelque temps déjà et l'ayant sous la main j'en ai donc profité pour enfin le visionner. Je vous l'avais déjà dit ultérieurement, j'aime bien Woody Allen mais je suis loin d'être sa plus grande fan. Toutefois je trouve qu'il y a toujours dans ses films quelque chose dont s'inspirer. J'ai beaucoup aimé que le film soit découpé en chapitres et que ces séparations soient visibles à l'image (il y a des cartons noirs avec des citations, des résumés de la situation à venir ou l'indication du lieu tout simplement qui s'intercalent entre les différentes séquences du film). On retrouve aussi son amour pour la ville de New York à travers des plans consécutifs d'immeubles mythiques de la Big Apple qui donnerait envie à n'importe qui de partir à leur recherche. Il y aussi cet amour pour la voix off et ce décalage entre ce qui est dit et ce qu'on voit (par exemple : le personnage de Woody Allen est en panique totale dans sa tête mais paraît très calme extérieurement). C'est là que réside le comique du réalisateur et qui fait tout le charme de ses oeuvres. Le seul bémol pour moi c'est peut-être l'histoire qui est quand même très tordue et pas forcément très "saine" mais on mettra notre morale de côté et on dira que c'est ce qui fait que le film est drôle. 

06/06/18 : Le voyeur de Michael Powell (1960). De nouveau, c'est un film que je voulais voir depuis un moment. Il faut savoir que ce film a fait scandale quand il est sorti au cinéma et a reçu des critiques assassines qui ont mis quasiment une fin définitive à la carrière du réalisateur. En effet, à l'époque le public n'avait encore jamais vu une oeuvre d'une violence pareille et cela a dérangé. Aujourd'hui il est considéré comme un chef oeuvre anglais et les réalisateurs du Nouvel Hollywood comme Martin Scorsese en sont des fervents invétérés. Si vous êtes intéressés par les histoires de psychopathes cela devrait donc vous plaire et sinon, si vous avez une fascination pour les rousses (comme moi), vous serez servis! D'autre part, j'ai beaucoup aimé la photographie d'Otto Heller, intensément colorée qui confirme mon adoration pour la pellicule. Enfin je finirais par dire que c'est aussi à Michael Powell qu'on doit le merveilleux Les chaussons rouges (1948) que je vous recommande absolument si vous ne l'avez pas vu (avec l'une des plus belles chevelure rousse de l'histoire du cinéma : celle de Moira Shearer - qui joue aussi dans Le voyeur -). 

07/06/18 : Les sentiers de la perdition de Sam Mendes (2002). C'est la maman de la petite fille que je gardais à La Rochelle qui m'a conseillé ce film et je l'en remercie! Outre la perfection de la photographie de Conrad L.Hall (qui a reçu l'Oscar en 2003), l'histoire est très prenante. Pour ceux qui comme moi s'intéressent à la période de la prohibition et les relations père-fils conflictuelles : c'est une oeuvre qui saura vous captiver. Le casting est parfait avec un Tom Hanks qui pour une fois, joue les "bad guy", un Jude Law étonnant en photographe tueur à gage et un Paul Newman plus fascinant et redoutable que jamais. D'autre part, sachant que c'est seulement son deuxième film (le premier étant l'incroyable American Beauty), Sam Mendes s'impose comme un réalisateur au style affirmé et maitrisé et nous confirme son talent pour la mise en scène. 

08/06/18 : L'épouvantail de Jerry Schatzberg (1973). Je suis encore loin d'avoir vu tous les films dans lesquels joue Al Pacino mais celui-là était sur ma liste depuis longtemps. Le duo qu'il forme avec Gene Hackman dans ce film est absolument magique et leur rencontre fait partie des plus mémorables du septième art (une séquence de presque 10min où ils s'observent en face à face qui rappellent les affrontements des westerns). Ainsi, dès le début du film, on sait qu'on ne va pas s'ennuyer et rester indifférent à cette oeuvre. Bon par contre on ne va pas se mentir, le scénario est loin d'être gai et laisse même un goût assez amer sur la vie et les personnes qui ont du mal à s'adapter aux règles dictées par la société. Cependant, L'épouvantail a la force de dépeindre avec justesse une partie de la population américaine qui n'arrive pas à s'intégrer et à vivre parmi les autres. Ainsi, on suit deux personnages plus paumés l'un que l'autre qui vont passer un bout de leur vie ensemble et s'apporter chacun un peu de sagesse. Il s'agit donc ici d'un road trip poétique et humaniste qui retrace l'histoire d'un couple d'exclus du système qui ne va pas réussir à retrouver le droit chemin malgré des efforts répétés. Un peu déprimant mais véridique!

09/06/18 : The Barber, l'homme qui n'était pas là de Joel et Ethan Coen (2001). J'ai vu presque tous les films des deux frères mais je n'avais encore jamais regardé The Barber. Et c'est, je pense, un de ceux que j'ai le moins aimé... La raison réside peut-être (sûrement) dans la "froideur" du film, son côté austère, distant qui est renforcé par le choix du noir et blanc et cette mise en scène coupée au couteau, certes prodigieuse mais fondamentalement sévère et fermée. C'est ce personnage principal notamment, totalement en retrait, passif, indifférent à ce qui lui arrive, pour lequel je n'ai pas réussi à éprouver de l'empathie. J'ai toujours eu du mal avec les personnages inactifs alors cette histoire m'a énormément frustrée et ce n'est pas un sentiment particulièrement appréciable. Aucun regret d'avoir vu ce film cependant tant j'aime l'univers des frères Coen et leur humour si particulier, toutefois petite réserve quant au scénario qui ne m'a pas envoûtée. 

13/06/18 : Kramer contre Kramer de Robert Benton (1979). Grande admiratrice de Dustin Hoffman et Meryl Streep, cela faisait des années que je voulais voir ce film. Quand j'ai vu que Netflix l'avait ajouté à son catalogue, je n'ai pas hésité une seconde avant d'appuyer sur "Play". Ça n'a pas raté : j'ai pleuré, pleuré et encore pleuré. J'ai été particulièrement émue par la justesse avec laquelle le réalisateur a réussi à retranscrire parfaitement ce que c'est d'être père célibataire, de devoir allier travail et éducation de son enfant, relations professionnelles, amicales ou encore amoureuses. C'est une histoire dont les thèmes ne sont pas évident à aborder : la séparation d'un couple, la responsabilité en tant que parent, le doute... Et pourtant on arrive à s'identifier et à comprendre les différents points de vue (celui de la mère, celui du père, celui des proches, celui du fils). En un mot, je dirais : MA-GNI-FIQUE. 

13/06/18 : L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam. C'est sûrement l'un des films les plus attendus par le public et par son réalisateur lui-même. L'homme qui tua Don Quichotte est un mythe. Personne n'aurait cru qu'il serait sorti un jour et même qu'il se serait fait tout simplement. Et pourtant! Ce cher Terry l'a réalisé, at last! J'avais beaucoup d'appréhension et d'un autre côté j'avais confiance parce que j'aime le cinéma de Mister Gilliam (et je suis amoureuse d'Adam Driver aussi j'avoue...). L'expérience de la vision du film était unique. En effet, je crois que je n'ai jamais eu aussi peur de ne pas aimer un film, d'être déçue; alors j'étais comme sur mes gardes, très attentive à ce que je voyais à l'écran, accordant beaucoup d'importance aux moindres détails. Et puis, la magie du cinéma a opérée et s'est abattue sur moi. Ainsi, j'ai relâché ma garde et me suis laissée emportée par cette histoire farfelue et surtout par son traitement, son adaptation si singulière et loufoque. J'y ai même vu un véritable accomplissement pour le réalisateur qui, je trouve, a trouvé l'angle et le recul parfait pour mettre en scène cette oeuvre maudite. La vraie réussite de ce film c'est que Terry Gilliam ne s'est pas contenté de faire bêtement le film qu'il voulait faire il y a 20 ans, il a fait évoluer son projet, s'est adapté. Alors oui ce n'est pas parfait mais on ressent tout les efforts et l'amour qu'il a mit dedans. L'homme qui tua Don Quichotte c'est lui et, bien que ce portrait soit un peu intransigeant, il est réaliste. Pour moi, ce film est une véritable déclaration d'amour au cinéma. Je dis donc bravo et, même si ce n'est pas son meilleur, cela reste inoubliable!

15/06/18 : Ocean's 8 de Gary Ross. Divertissement efficace mais qui s'oublie plutôt facilement après visionnage tant le scénario n'est pas original. Tout le problème du film c'est justement qu'on se souvient de la saga de Soderbergh et qu'on se rend très vite compte que ce nouvel opus version "femmes" n'est pas à la hauteur. Moins bien écrit, moins drôle, et malgré un casting alléchant : cela manque cruellement de complicité entre toutes les actrices. Bref, pas fou fou.

18/06/18 : Le Terminal de Steven Spielberg (2004). Je ne sais pas si Tom Hanks a une sorte d'accord avec Netflix mais beaucoup des films dans lesquels il joue sont disponibles sur la plateforme. Bref, tout ça pour dire que ça m'arrange plutôt bien parce que je n'avais encore jamais vu Le Terminal. Film efficace au scénario pas mal avec un humour pas déplaisant. Un Tom Hanks à l'accent russe, une Catherine Zeta-Jones très charmante et pleins de seconds rôles sympathiques. En résumé, on passe un bon moment. 

18/06/18 : Interstellar de Christopher Nolan (2014). Face au succès j'ai tendance à fuir. Quand l'avant-dernier film de Nolan était en salles (le dernier en date étant Dunkerque), je suis donc allée voir tous les films qui étaient à l'affiche sauf Interstellar. Ensuite je me suis dit qu'un tel film n'était "regardable" que sur grand écran alors je m'étais résignée et l'avait ajouté à ma liste des longs-métrages que je ne verrais jamais. Quand j'ai vu que le Grand Rex organisait une soirée Interstellar 2001, l'odyssée de l'espace, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais. Et vous savez quoi? Contre toutes attentes, j'ai vraiment beaucoup aimé! Le scénario aurait pu facilement tomber dans la facilité ou dans quelque chose de très lourd, rébarbatif mais non. J'ai trouvé qu'au contraire, tout était (plus ou moins) crédible, contrôlé, habile. Joli!

19/06/18 : Solo : A Star Wars Story de Ron Howard. En allant voir ce film je n'avais aucunes attentes et je pense réellement que ce sont les meilleures conditions pour découvrir une oeuvre. Au final, j'ai passé un très bon moment! Alden Ehrenreich est un choix très judicieux pour le rôle d'Han Solo et son interprétation du célèbre personnage était juste surtout quand on sait qu'il passe après Harrison Ford qui est légendaire! De l'humour comme toujours, le Faucon Millenium, une bande d'acteurs cool, une histoire qui se prend pas la tête. Selon moi c'est un vrai feel-good movie et je ne demande rien de plus!

20/06/18 : Joint Security Area de Park Chang-wook (2000). J'ai vu ce film en cinexpérience (évènement organisé par le site Senscritique) un peu avant qu'il ne sorte en salles pour la première fois en France. Parce qu'en effet, le film date de 2000 mais il n'était encore jamais sorti dans notre cher pays. Étant donné que Stoker (2013) qui est un de mes films préférés et Mademoiselle (2016) que j'avais beaucoup aimé aussi ont été réalisé par le même réalisateur, j'étais d'autant plus curieuse et ravie de découvrir le film qui a changé sa carrière et fait son succès. L'histoire est bouleversante et c'est une incroyable leçon de vie et de paix. Si j'ai eu quelques doutes au début à cause de certains effets de mise en scène assez ringards et un jeu d'acteurs pas forcément au point, j'ai été agréablement surprise par la suite. C'est sûrement l'une des oeuvres cinématographiques à la plus belle fin et ça c'est un point essentiel et TRÈS positif selon moi. Je recommande totalement!!

23/06/18 : Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow. J'avais beaucoup aimé le premier mais alors là j'avoue que je suis passée totalement à côté de la suite. J'ai trouvé ça vraiment lourd et la réalisation est à jeter à la poubelle. Je sais que c'est sensé être un film qui s'en fout de tout mais là c'est... Trop nul, trop aberrant de stupidité. Kick-Ass de Matthew Vaughn avait le mérite d'être stupide mais drôle, l'humour du deuxième est inexistant. Vous l'aurez compris : je n'ai pas aimé (et pourtant je suis folle amoureuse de Aaron Taylor-Johnson cependant, il y a des limites à la stupidité).

25/06/18 : The Cakemaker d'Ofir Raul Graizer. Il me semble que je suis allée voir ce film sans avoir vu la bande-annonce. J'ai tout simplement été attirée par le titre et l'affiche, simple et effective et j'ai décidé d'aller découvrir ce qui se cachait derrière. Je ne savais même pas que le film était une co-production judéo-allemande : un drôle de combo que j'ai trouvé très intriguant. Si l'histoire nous fait nous poser des questions sur divers sujets (l'infidélité, le deuil, le mensonge, la religion, l'homosexualité, la famille), j'ai trouvé que la mise en scène avait de la peine à être claire dans ses intentions. J'ai senti qu'il y avait un véritable potentiel mais quand le générique de fin a démarré, je suis restée perplexe, sur ma faim. Ce qui m'a sûrement le plus "dérangé" c'est de ne pas réussir à comprendre ce que le réalisateur, ce que le scénario voulait réellement raconter. Sachant que c'est une première réalisation, je me dis quand même que c'est un réalisateur qui a de l'avenir et dont je suis curieuse de découvrir les prochains projets. Mention spéciale pour Sarah Adler qui joue aussi dans Foxtrot de Samuel Maoz (dont je vous parlais dans mon article cinéma du mois de mai) et qui est, éblouissante de justesse. 

25/06/18 : Snowpiercer de Bong Joon-Ho (2013). Premier film que je vois du réalisateur et que j'ai pu découvrir grâce à Netflix. Je savais que Tilda Swinton (déesse terrestre) faisait partie du casting mais j'ignorais que le personnage principal était interprété par Chris Evans (dont je suis un peu honteusement assez fan depuis Les 7 fantastiques de Tim Story). Pour tout avouer j'ai même eu du mal à le reconnaître les premières dix minutes du film et c'est en ça que se reflète tout le génie de Bong Joon-Ho. Assez rapidement on entre dans son univers, sa façon de filmer et sa manière de raconter cette histoire complètement folle. L'ambiance créée est prenante et c'est avec une grande facilité qu'on se laisse totalement immerger. Véritable rôle de composition pour Mr. Evans qui ne se laisse pas intimider par le moindre obstacle et fait de l'ombre à une Tilda Swinton, véritable caricature d'elle-même qui se rend de plus en plus agaçante au fur et à mesure qu'on avance dans le film. 
26/06/18 : Volontaire d'Hélène Fillières. Je crois que je ne suis jamais sortie d'une salle de cinéma aussi désorientée et désabusée à la fois. C'est simple : je n'ai rien compris à ce film. De quoi cela parle, ce que désire les personnages? Impossible de vous répondre tant Volontaire manque de clarté. Alors après peut-être que c'est moi qui suis bête, je ne sais pas ou peut-être que j'attends trop d'être épaulée, guidée et que je n'aime pas rester dans le flou... En fait, je trouve ça facile de laisser le choix d'interprétation au spectateur, de laisser des pistes mais de toujours rester dans l'ambiguïté. À mon humble avis, trop de sujets sont abordés et aucun n'est correctement exploité ce qui donne un résultat très confus. Toutefois, cela reste un premier long-métage pour Hélène Fillières qu'on a connu en tant qu'actrice jusqu'à maintenant (et qui joue d'ailleurs un petit rôle dans Volontaire) donc on ne perd pas espoir pour la suite, s'il y en a une.

26/06/18 : Une famille italienne de Gabriele Muccino. Invitée par UGC, je suis allée voir ce film en avant-première. J'aime énormément les films de famille et étant franco-italienne, je me devais de découvrir Une famille italienne. Si le scénario n'est pas révolutionnaire, il était propice à une mise en scène peut-être plus originale. Toutes les intrigues restent en surface et sont malheureusement à peine développées. Par conséquent, on a du mal à s'accrocher aux personnages et à les apprécier. Cependant il y a quelques points positifs comme toutes les séquences autour du piano qui m'ont vraiment plu et m'ont rappelé ce que j'aime chez les italiens que je connais bien. Pas fou-fou mais pas affreux non plus haha.

28/06/18 : Bécassine de Bruno Podalydès. J'aime beaucoup les frères Podalydès et l'univers burlesque de Bruno en particulier qu'on retrouve bien dans sa nouvelle réalisation. Je n'ai jamais lu la bande-dessinée alors, du personnage de Bécassine je ne connaissais que la chanson mais pas vraiment autre chose... J'ai trouvé le film très frais! On ne se tord pas de rire (je ne pense pas que ce soit l'ambition du réalisateur non plus) cependant c'est une jolie comédie avec des moments de poésie qui font plaisir et font rêver un peu aussi. Tout le casting est réussi et Emeline Bayart en Bécassine est très attendrissante! 

28/06/18 : Ultra pulpe de Bertrand Mandico. Je vous avais parlé du film Les garçons sauvages,  dans mon article cinéma précédent, mon véritable coup de coeur du mois de mai. Quand un ami m'a proposé d'aller découvrir le dernier court-métrage du réalisateur qui était diffusé au Reflet Médicis dans le cadre du Festival du Film de Fesses, je n'ai pas hésité une seconde. Jolie surprise en plus de cela : Bertrand Mandico en personne est venu présenté sa dernière création. Si j'ai moins aimé et ai été moins convaincue par Ultra pulpe, je reste une vraie admiratrice de l'univers du cher monsieur. Son travail de la couleur, de la lumière, des matières est absolument somptueux et il a la faculté de rendre ses actrices puissantes, magiques. Pas convaincue du scénario mais ébahie devant la photo!

28/06/18 : Toby Dammit de Federico Fellini (1968). Toby Dammit est l'un des trois courts-métrages qui composent le film Histoires Extraordinaires. C'est une adaptation de la nouvelle Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable d'Egar Allan Poe. Il était diffusé juste après Ultra Pulpe et c'est l'un des films préférés de Bertrand Mandico. J'ai trouvé ce court-métrage très intéressant surtout après avoir vu Ultra Pulpe. L'univers félinien est si riche que cela m'a donné envie de voir toute sa filmographie d'un coup. L'ensemble reste assez confus et un peu long (on ne sait pas trop où ça va et quand ça va se finir) mais ça m'a fait m'évader et m'a donné envie de créer. En résumé : c'est sacrément perché et psychédélique, toutefois très inspirant!

Total films vus au cinéma : 12
Total films vus en dvd : 6
Total films vus sur Netflix : 4
Total films vus tous supports : 22

Voilà j'espère que cet article vous a plu et vous souhaite un merveilleux mercredi! Sur ce, je file au cinéma, je vous embrasse!

Tuesday, August 7, 2018

Art Exhibition | Junya Ishigami, Freeing Architecture - Fondation Cartier

Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien comme toujours! Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit un article "Art" et en faisant le tri sur mes différentes cartes mémoires, j'ai retrouvé des photos du travail de Junya Ishigami dont j'étais allée voir l'exposition "Freeing Architecture" à la Fondation Cartier au mois d'avril. 

Pour tout avouer, je suis allée totalement par hasard à cette exposition. Cependant, étant intéressée par l'architecture mais d'assez loin quand même, j'ai été conquise par les oeuvres de cet architecte japonais. 





















L'exposition a été spécialement conçue pour le magnifique lieu qu'est la Fondation Cartier. Elle a eu tellement de succès qu'elle a été prolongée! Vous avez donc jusqu'au 9 septembre prochain pour aller la découvrir. 

Toutes les informations sont à retrouver >> ici <<

J'espère que cet article vous a plu et vous a donnée envie d'y aller. Je vous retrouve demain avec un article cinéma que je suis actuellement en train de finir d'écrire. Je vous embrasse et vous souhaite une bonne journée!

Friday, July 27, 2018

Cinema Exhibition | Caro / Jeunet - La Halle Saint Pierre


Bonjour, bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! 
Avant-hier je suis allée voir l'exposition consacrée à Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet à la Halle Saint Pierre. Cela faisait très longtemps que je voulais m'y rendre et enfin, en ce mercredi 25 juillet, je l'ai fait. Aujourd'hui je partage donc avec vous les photos que j'ai prises lors de ma visite... 

♫ En écoute : 


On démarre par une pièce dans laquelle est diffusé un montage vidéo de plusieurs making-of de tous les films de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (en duo ou en solo). Dans cette salle, on retrouve aussi des storyboards (photos ci-dessus).

L'exposition étant conçue comme un manège, elle est donc circulaire. Pour bien débuter ce tour au sein de l'univers Caro / Jeunet, quoi de mieux que leur plus grand succès? 


 LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN (2001)







Personnellement, j'ai été très émue et particulièrement enthousiaste de voir de mes propres yeux tous ces objets présents dans le film et surtout des objets si mythiques tels que la lampe cochon ou le nain de jardin et cette émotion était loin d'être vaine! En effet, mon premier souvenir de cinéma et la raison pour laquelle j'ai envie de devenir réalisatrice c'est Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. J'avais 6 ans quand le film est sorti en salles et j'étais allée le voir pour le jour de mon anniversaire justement. Cela peut paraître gnan-gnan mais je me souviendrai toute ma vie de ce 5 mai 2001. C'était un samedi au UGC Normandie sur les Champs-Élysées. Ce jour-là, j'ai avoué "mon amour" pour ce Geoffrey que je trouvais joli garçon. Ce jour-là aussi, j'ai pris la décision d'arrêter le biberon (il était temps vous me direz). À cette époque je ne connaissais pas encore Montmartre ni vraiment Paris bien que j'y sois née. Aujourd'hui je peux dire qu'une petite graine a été semée à cet anniversaire là et qu'elle n'a cessé de grandir depuis. Bref, vous l'aurez compris, j'adore ce film. 


L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (2013)




LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS (1995)



ALIEN : LA RÉSURRECTION (1997)





Je suis une énorme fan de la saga Alien alors voir les aliens de Jeunet en vrai c'était carrément fou : en témoignent ces deux selfies idiots...

AUTRES
En plus des costumes, des objets, des photos de tournage, des dessins de Marc Caro, il y avait aussi des oeuvres de divers artistes comme Jephan de Villiers, H.R. Giger, Gilbert Peyre... 

Photo de tournage d'Un long dimanche de fiançailles


J'ai vraiment aimé cette exposition et ne regrette pas d'y être allée et si cela dépendait de moi,. Pour tout avouer, j'aimerais même qu'il y ait un musée consacré au monde si singulier des deux réalisateurs (un jour peut-être?). C'était en tout cas, une superbe entrée en matière et je vous conseille vivement de vous y rendre! 

BONUS 
Alors que j'étais en train de prendre en photo une photo de tournage du film Un long dimanche de fiançailles, une main se pose sur mon épaule gauche. Je me retourne et là, Jean-Pierre Jeunet en personne qui me fait comprendre que ma photo serait encore mieux avec lui à côté. Notre échange n'a pas été très bavard; à peine ai-je osé lui dire un petit "merci". 

Si je devais revivre ce moment peut-être que je lui dirais tout ce que j'avais dans la tête, tout ce que j'ai sur le coeur. Peut-être que je lui dirais que j'étais en option cinéma au lycée, que j'étais trois ans en école de cinéma, que j'ai déjà fait un stage sur un long-métrage et que c'était la plus belle expérience de ma vie à ce jour, que je l'admire, qu'il m'inspire et que je ferai tout pour travailler avec lui ou pouvoir l'observer dans son travail. J'aurais pu me mettre à genoux et le supplier de me prendre en assistante café ou je ne sais quoi, j'aurais pu lui donner mon numéro ou mon mail, lui parler de ce blog. J'aurais pu, j'aurais dû? 
Je lui aurais dit merci en tout cas et cela résume bien le sentiment que j'ai eu à ce moment-là, ce mercredi 25 juillet 2018 à 14h31 précisément à la Halle Saint-Pierre. 

La photo est un peu floue (l'émotion vous comprenez) mais le souvenir est là et j'en ai encore le coeur qui bat à mille à l'heure rien que d'y penser. C'était gratuit, c'était simple et ça a rendu ma journée d'autant plus belle!

Merci à vous Jean-Pierre Jeunet. 


DATE : 
Du Jeudi 7 septembre 2017 
au mardi 31 juillet 2018
LIEU : 
HORAIRES : 
Ouvert en semaine de 11h à 18h 
samedi de 11h à 19h 
dimanche de 12h à 18h
TARIFS : 
– Plein tarif : 9€/pers. 
– Tarif réduit : 7€/pers. 
- Tarif moins de 15 ans : 6 €/pers.

J'espère que cet article vous a plu et vous a donné envie de découvrir la filmographie complète de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet si ce n'est pas déjà fait. Je vous embrasse et vous souhaite un merveilleux week-end!

09 10