Friday, March 23, 2018

Cinema | Movies I've seen #17 (February 2018)

01/02/18 : Le placard de Francis Veber. J'ai commencé le mois de février par un film français regardé sur Netflix depuis mon salon. J'avais la flemme de sortir ce jour-là et j'avais envie de voir une comédie qui me fasse rire. J'ai bien aimé et j'ai bien ri donc défi relevé. J'ai trouvé Depardieu excellent comme d'habitude et le duo qu'il forme avec Daniel Auteuil est parfait! Je ne dirais pas que c'est un grand film mais il est agréable à regarder!

02/02/18 : La douleur d'Emmanuel Finkiel. Alors là justement, c'est le contraire du film d'avant. Avec un très mauvais jeu de mots (assumé), je qualifierais ce film de douloureux à regarder (en même temps avec un titre pareil je ne sais pas à quoi je m'attendais). Je ne garde pas un bon souvenir de ce film que j'ai trouvé ambitieux mais pas à la hauteur de ce qu'il promettait. Je n'ai pas lu le livre et j'avoue que ça ne me tente pas vraiment (pourtant j'ai lu et aimé des romans de Marguerite Duras). Il y a de très beaux plans et les costumes sont magnifiques toutefois l'ensemble est long et je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal joué par Mélanie Thierry.
02/02/18 : Ami-Ami de Victor Saint Macary. Je suis allée voir ce film juste parce qu'il y a William Lebghil qui tient le rôle principal. En effet, il était aussi acteur dans le film sur lequel j'étais stagiaire et j'avais envie de le découvrir dans un autre rôle. Je n'attendais rien de ce film et j'ai quand même été déçue... Beaucoup de clichés, une réalisation classique, rien d'original et de novateur. Je vous conseille de passer votre chemin.

06/02/18 : Gaspard va au mariage d'Antony Cordier. Un joli film mais qui, je trouve, manque du petit truc en plus qui m'aurait fait l'adorer. Je pense que le scénario est pas mal, plutôt original, cependant il ne va peut-être pas assez loin pour moi. C'est comme s'il ne s'assumait pas totalement. J'ai lu la critique de Télérama par curiosité et le journaliste compare ce film à ceux de Wes Anderson (mon réalisateur préféré pour ceux qui ne sont pas au courant) et bien que je puisse accepter - avec beaucoup de tolérance - le pourquoi du comment il trouve un rapport entre leurs deux univers, les deux réalisateurs sont incomparables selon moi. Oui, il s'agit d'une famille un peu hors norme mais rien d'aussi loufoque que celles de Wes Anderson (un père nudiste aux multiples conquêtes et une jeune femme qui se prend pour une ourse ce n'est pas si exceptionnel à mon humble avis). Néanmoins, même si je suis restée un peu sur ma faim, il y a quelques jolies scènes et les relations créées entre tous les protagonistes sont intéressantes (pas assez poussées encore une fois).

07/02/18 : Cinquante nuances plus claires de James Foley. Si vous lisez ce blog depuis longtemps, vous savez que si je suis allée voir ce film c'est parce que c'est un délire avec un ami (nous sommes allés voir toute la saga ensemble). Le plus drôle dans cette histoire c'est que nous sommes allés voir le film à la première séance le premier jour alors que nous n'aimons même pas (moi j'y vais pour Jamie Dornan on ne va pas se mentir). La photographie est pas mal, elle fait penser au type d'éclairage qu'on utilise en publicité : très propre, lisse, avec peu de profondeur de champ. D'ailleurs la séquence de course poursuite fait vraiment penser à une pub pour une voiture. Le scénario est vraiment mauvais et Dakota Johnson est insupportable (lui aussi un peu en réalité). C'est divertissant jusqu'à un moment... Je pense que des trois, le premier était le plus réussi. Voilà, voilà.

08/02/18 : Cro Man de Nick Park. La réalisation est assez remarquable : des effets de transitions réussis et originaux à la fois et de l'humour anglais comme on (je) l'adore! Si j'ai trouvé l'ensemble drôle, j'ai regretté que l'histoire ne tourne qu'autour du football (non pas que j'ai quelque chose contre ce sport). C'est juste que je m'attendais à un scénario plus tourné sur les hommes de cro-magnon comme l'indique le titre. Cela se regarde très bien en tout cas. Je n'ai pas eu la joie de le voir en anglais mais le doublage est réussi.

09/02/18 : Après le succès de La La Land de Damien Chazelle l'année dernière (voir ma critique >> ici <<), Hollywood s'est dit que cela serait une bonne idée de produire une autre comédie musicale. Si j'ai reproché bien des choses à La La Land, son GROS point fort est la bande originale. The Greatest Showman respecte tous les codes propres au genre cinématographique qu'est la comédie musicale, le problème malheureusement pour moi ça a été la musique justement qui n'était absolument pas à mon goût et que j'ai même trouvé hors sujet par rapport au film qu'elle illustre. Cela m'a totalement sortie du film et a rendu l'expérience épouvantable. J'ai aussi trouvé que tout était forcé, calculé et je n'ai éprouvé aucune émotion. Je ne comprends pas vraiment le succès de ce film. Très déçue...

12/02/18 : Jusqu'à la garde de Xavier Legrand. J'avais hâte de voir ce film pour plusieurs raisons : 1. j'avais vu le court-métrage Avant que de tout perdre basé sur la même histoire avec les mêmes acteurs et le même réalisateur au Festival d'Angers en 2013 et j'avais adoré et 2. l'actrice qui joue l'adolescente était dans ma classe pendant mes trois années de lycée. Cela n'a pas raté j'ai été totalement submergée par une multitude d'émotions en regardant ce premier long-métrage. Colère, tension, joie, tristesse, peur : je suis passée par tous les états. Quand je suis sortie de la salle j'ai tout de suite appelé ma mère pour lui dire que je l'aimais et à quel point j'étais bouleversée. J'ai marché d'Odéon à Châtelet en lui racontant à quel point ce film m'avait pris aux tripes et comme j'étais fière de ce nouveau cinéma français. Ce film c'est la preuve même qu'en partant d'une histoire qui peut sembler banale (la séparation des parents, la bataille pour la garde de l'enfant) il est possible de faire une oeuvre parfaitement équilibrée, maitrisée avec une rigueur folle et qui touche directement le public. Bref vous l'aurez compris c'est un vrai coup de coeur et je vous le recommande fortement!

12/02/18 : Oh Lucy! d'Atsuko Hirayanagi. Une comédie dramatique asiatique avec un petit grain de folie qui se laisse bien regarder c'est le résumé que je ferais pour parler de ce film. Si j'ai beaucoup aimé la première partie, le reste, en particulier le passage aux Etats-Unis m'a beaucoup moins touchée. Le point fort c'est le personnage principal qui est très attachant et qu'on a envie d'apprendre à connaitre. Josh Hartnett que j'ai vu dans plusieurs films et dans la série Penny Dreadful notamment m'intrigue toujours autant. J'ai trouvé son rôle plutôt bien écrit, pleins de détails qui m'ont donné envie, là aussi, de creuser plus, d'en savoir plus sur lui. Des petits défauts par-ci, par là mais un joli premier film en tout cas! 


15/02/18 : Stronger de David Gordon Green. Si je suis allée voir ce film c'est clairement pour Jake Gyllenhaal que je trouve fascinant depuis que j'ai vu, il y a des années de cela, Le secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee. Stronger se base sur une histoire vraie, celle de Jeff Bauman qui a perdu ses deux jambes lors de l'attentat au marathon de Boston en 2013. Un scénario pas très joyeux-joyeux vous l'aurez compris. J'avoue avoir été émue à plusieurs reprises et j'ai détourné le regard quand il tombe à certains moments parce que c'était trop douloureux à voir. Si il y a des éléments intéressants et que le film est bien réalisé, je ne suis pas non plus tombée des nues. Pas mal sans être un chef d'oeuvre non plus donc. Si vous êtes fan de Jake, allez-y parce qu'il est excellent comme d'habitude! #dédicaceàLéo


20/02/18 : Phantom Thread de Paul Thomas Anderson. J'ai une "relation" particulière avec le cinéma de PTA. En effet, je n'ai pas encore vu tous ses films mais j'ai beaucoup aimé Boogie Nights (1997) et j'ai DÉTESTÉ Magnolia (1999) et The Master (2012) et quand je dis détesté c'est un euphémisme. Il y a donc en moi une envie de comprendre comment et pourquoi j'ai pu apprécier une de ses oeuvres et en haïr deux autres. Il me tardait donc de voir sa dernière production et j'avoue qu'encore une fois, je suis restée perplexe. Quand je suis confuse comme ça par rapport à un film, je regarde des interviews ou des vidéos du réalisateur pour l'entendre parler de son oeuvre et me faire une idée plus claire sur ce qu'il a voulu raconter. J'ai trouvé une superbe master class sur Arte que le réalisateur a donné à la Cinémathèque >> lien ici << et cela m'a aidé à mieux analyser ce que j'avais aimé dans le film et ce qui m'avait déplu. En conclusion, je pense que ce qui peut me déranger dans ce type de cinéma c'est qu'il est très intellectuel et malheureusement assez froid et strict. L'intrigue tourne autour de deux passions qui sont la mode donc la création et la passion amoureuse, pourtant le film a ce coté sévère et glacé très présent qui ne concorde pas exactement avec ce qu'il voudrait exprimer selon moi. En même temps, le personnage principal est une personne qui semble incapable de sentiment tant il est égoïste et intéressé par son propre bien-être, le film serait donc dans cette perspective un reflet de son caractère... Toutefois, la bande originale est d'un lyrisme qui hurle le romantisme. C'est comme si il y avait de la retenue et que le film était en bataille permanente avec lui-même. Je ne sais pas... Je trouve que c'est à la fois intéressant et perturbant. Gros point faible que je suis obligée de mettre en évidence : les costumes que je n'ai pas du tout trouvé beaux ( et malgré l'Oscar je reste sur ma position). Un film que j'aurais voulu adoré mais qui m'a laissée sur ma faim.

23/02/18 : L'insulte de Ziad Doueiri. J'hésitais à voir ce film et puis un soir, un ami m'a proposé d'y aller. Je suis une personne qui déteste le conflit en général, je l'évite à tout prix. Ici, le conflit est au coeur du récit et ce que j'ai trouvé réussi dans ce film c'est qu'il n'y a pas de camp, pas de "c'est lui qui a raison, l'autre à tort". La justice est le thème principal et il très bien abordé. Ce que je pourrais reprocher cependant c'est la mise en scène que j'ai trouvé très moyenne (beaucoup de plans au steadicam sans aucun intérêt selon moi). L'autre point fort ce sont les deux personnages principaux qui sont tout aussi intéressants l'un que l'autre et que les acteurs incarnent à merveille. À voir.

26/02/18 : Wonder Wheel de Woody Allen. Il était sur ma liste de mes films à voir au mois de février mais j'avoue avoir repoussé à de nombreuses reprises le moment d'aller le découvrir, et puis la fin du mois approchait et je me suis dit qu'il était temps. Quel drôle d'oiseau que ce film. On reconnait inévitablement la signature de Mister Woody Allen : son amour pour les années 50, la musique qui va avec, les beaux costumes, les lieux emblématiques, les dialogues qui n'en finissent pas... et tout cela fait d'ailleurs sa renommée. Toutefois, à force de faire des films à tout va, l'ami Woody produit quelques oeuvres plus ou moins bonnes (ne me lancez pas sur L'homme irrationnel #navetabsolu) et les scénarios ne sont pas toujours aboutis (ne me lancez pas non plus sur Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu). Wonder Wheel n'est pas mauvais, toutefois je n'en garde pas un bon souvenir non plus, au contraire... Kate Winslet que j'adore, joue le rôle d'une hystérique absolument insupportable qui m'a fait pensé au rôle de Cate Blanchett dans Blue Jasmine (que j'avais détesté) et Juno Temple m'a elle aussi agacée alors que normalement je l'aime beaucoup. Quant à la photographie, elle est fascinante bien qu'assez étrange : on sent que Vittorio Storaro s'est fait plaisir en créant une ambiance très chaude et saturée avec des changements de lumière parfois surprenants. L'ensemble est moyen et ne m'a pas franchement convaincue.
26/02/18 : Magic in the Moonlight de Woody Allen (2014). Pour me réconcilier avec Woody, j'ai décidé dans la même journée de regarder un autre de ses films (il en a réalisé tellement qu'il y a l'embarras du choix) et qu'est-ce que j'ai bien fait! Si ce n'est pas sa meilleure réalisation, c'est en tout cas, ce cinéma de lui que je préfère : pas prise de tête, farfelu et rafraichissant. Je suis une grande fan de Colin Firth et je dois dire que ce film m'a fait l'aimer encore davantage. Si j'avais des doutes sur son couple à l'écran avec Emma Stone, l'alchimie fonctionne plutôt bien et cela ne m'a pas choquée (il a presque le double de son âge - 28 ans d'écart -). Je conseille fortement si vous vous voulez passer un bon moment!
28/02/18 : Le retour du héros de Laurent Tirard. Encore un duo qui fonctionne bien alors qu'avant de voir le film j'en doutais un peu. C'est un film qui est drôle mais ce n'est pas non plus LA comédie de l'année. En terme de réalisation ce n'est pas la folie non plus (beaucoup de champ contre-champ à mourir d'ennui) et le scénario ne tient pas en haleine toute la durée du film. C'est tout de même agréable de voir un renouveau dans la comédie française et je salue la prise de risque, d'autant plus que les décors sont biens et les costumes très réussis (vive les Français pour les costumes, je le dis et le répète fièrement). Bref, pas mal. 

Voici donc pour tous les films que j'ai vu au mois de Février. J'espère que cet article vous a plu et vous retrouve bientôt pour de nouvelles aventures! Je vous embrasse et vous souhaite une bonne fin de semaine.

Total films vus au cinéma : 13
Total films vus en dvd : 0
Total films vus sur Netflix : 2
Total films vus tous supports : 15

2 comments:

  1. Cet article me donne très envie de voir Jusqu'à la Garde qui semble être typiquement le genre de film que j'aime ! Je suis aussi curieuse de voir Oh Lucy dont je n'avais pas entendu parler, et L'Insulte, dont ton commentaire me rappelle 12 Hommes en Colère (tu l'as vu ? rien à voir ?). Je voulais voir Phantom Thread et Wonder Wheel, je pense que je me ferai mon propre avis pour le premier, mais je vais passer mon tour pour le second et plutôt voir d'autres films de Woody :)
    Merci pour toutes tes critiques ! xxx

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  2. Oui je pense vraiment que Jusqu'à la garde va te plaire!!
    Oui j'ai vu 12 hommes en colère (il faudrait que je le revois) et effectivement c'est dans le même genre mais c'est différent quand même.
    Si tu as la moindre question sur les films de Woody Allen, j'en ai vu pas mal, je peux t'en recommander si tu veux :)
    Avec plaisir! Merci à toi d'avoir tout lu ahah ^^

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09 10